Silence, on joue!

Un mot d’Angèle Dubeau


J’ai choisi des moments musicaux qui me parlent, des musiques de films que j’affectionne particulièrement, de grandes musiques qui suscitent les images.

Mon rapport à ces musiques n’est pas celui emprunté par les compositeurs, qui ont créé des émotions qui collent à des images, à une réalité imaginée pour le cinéma. Je me suis plutôt inspirée de la musique pure, ignorant les images véhiculées, la portant ailleurs, afin de recréer mon propre univers musical. Les sentiments qui m’animent quand je joue ces œuvres partent de la musique et mon approche a été en tout point comparable à celle que je privilégie quand je travaille mon répertoire. Voilà pourquoi des œuvres, d’abord fonctionnelles, outrepassent leur rôle en défiant le temps et, en sortant de leur cadre, deviennent des chefs-d’œuvre.

Œuvre par œuvre, avec grand plaisir, j’ai façonné la pâte orchestrale de La Pietà afin de transmettre les palettes sonores propres à chacune de ces musiques, en intégrant aux différentes sections de l’ensemble des couleurs et des textures qui viennent épouser mon jeu soliste. J’ai opté pour des phrases longues, au souffle généreux, dans lesquelles le grain d’archet est perceptible et les cordes vibrent dans une telle osmose que le nombre de musiciennes ne s’additionne plus mais se multiplie, tant les harmoniques naturelles de nos instruments deviennent une équation exponentielle.

J’ai toujours aimé aller chercher le spectre sonore complet que m’offre mon violon. Vous entendrez par moment mon violon chuchoter, comme s’il vous confiait un secret. J’ai également exploré mon vibrato ce qui, par moments, permet une rondeur de sonorité qui m’est caractéristique, et à d’autres, par sa presque absence, permet l’émotion « à fleur de peau » recherchée. J’ai ajouté ici et là des glissandi parfois généreux, mais aussi des inflexions subtiles, à peine perceptibles, en douceur, telle une caresse.

Mon choix, je l’ai fait par la voie de la musique, sélection qui s’est échelonnée sur plusieurs années, tant à travers le souvenir d’une mélodie déjà entendue que la découverte de nouveaux coups de cœur.

Certains des compositeurs présentés ici m’interpellent depuis longtemps, par exemple E. W. Korngold, dont j’affectionne particulièrement le Concerto pour violon, mais auquel on doit également des pages symphoniques tout à fait grandioses pour le cinéma, qui en inspireront plusieurs autres.

Je ne peux oublier Joe Hisaishi, avec lequel j’ai eu le bonheur de participer à une tournée au Japon. Quatorze grandes salles dont celle du célèbre Opéra de Tokyo, cinq semaines à partager la scène avec lui, à jouer ses créations, ne peut que tisser des liens. Que je joue des pages connues ou nouvelles, je m’imagine facilement à ses côtés.

Ennio Morricone reste mon champion mélodiste. Je retiens encore et toujours une petite larme quand je joue ses musiques, que mon violon trouve la phrase et y vibre avec aisance.

« Smile », thème de Modern Times de Charlie Chaplin, est présenté ici dans une adaptation de Claus Ogermann dans laquelle l’essentiel est transmis, dans un langage dépouillé d’artifices, aux couleurs jazz, un immense coup de cœur pour moi, dès la première écoute.

Mon souvenir de Memoirs of a Geisha est certes rempli d’images, mais c’est en écoutant le violon d’Itzhak Perlman que je me suis mise à caresser ce rêve de jouer cette mélodie de John Williams.

My Heart Will Go On reste une magnifique chanson et, comme tout Québécois, un brin de fierté m’anime quand je pense aux grandes réalisations de notre Céline. J’ai fait appel ici Claude « Mégo » Lemay, un musicien que je respecte et qui connait musicalement mieux que quiconque l’univers de Céline Dion pour s’être retrouvé si souvent sur scène avec elle à titre de pianiste et de directeur musical.

Au fil des ans, j’ai joué et enregistré d’autres grandes musiques de film. Toutes, encore une fois, des coups de cœur musicaux qui m’ont suivi par la suite en concert partout dans le monde. Voici en boni à cet album quelques-uns de ces incontournables chefs-d'œuvre associés au Septième art: Princesse Mononoke de Joe Hisaishi, The Deer Hunter de Stanley Myers, Un conte de fée de mon ami Francois Dompierre, Schindler’s List de John Williams et enfin, The Mission d’Ennio Morricone.
Depuis 35 ans maintenant, je partage ma passion et fais pour moi l’un des plus beaux métiers du monde. Sans barrières de langue, j’ai pu voyager dans plus de 40 pays et faire chanter, pleurer, danser mon instrument. J’ai toujours pensé que le violon est capable de transmettre toute la gamme d’émotions humaines, comme c’est le cas ici avec ce recueil de joyaux musicaux du Septième art. La musique parle, nul besoin d’images. Je vous invite d’ailleurs à vous faire ce cadeau, à y apposer vos propres images, gorgées de souvenirs.

Bonne écoute !

Angèle Dubeau

__________________________________________

La musique parlant avant tout à l’inconscient, les meilleures trames sonores ajoutent une profondeur à l’image sans l’écraser. Pourtant, certaines pages musicales marquent l’imaginaire, continuent de l’envahir des années durant, bien après que les souvenirs précis du film se soient effilochés. Comme le disait le cinéaste Robert Bresson, « la musique évoque toujours des images, les images n’évoquent jamais de la musique ». Plus que tous les autres arts, la musique plonge l’auditeur dans un imaginaire que même la magie du cinéma ne pourra jamais égaler.

Nino Rota (1911-1979): A Time for Us


tiré du film Roméo et Juliette réalisé par Franco Zefirelli (1968)
Arr. Marc Ouellette

Le nom de Nino Rota restera toujours lié à celui de Federico Fellini, réalisateur avec lequel il devait travailler à de multiples reprises, mais le compositeur a également créé opéras, ballets et de nombreuses pages orchestrales. Il signe avec A Time for Us, valse suspendue aux accents d’autrefois, tirée de la trame sonore de Romeo & Juliet par Franco Zefirelli, l’une de ses mélodies les plus envoûtantes.

John Williams (1932 – ): The Chairman's Waltz


tiré du film Mémoires d’une geisha réalisé par Rob Marshall (2005)
Arr. Marc Ouellette

John Williams (1932 – ): Suite Far and Away


tirée du film Horizons lointains réalisé par Ron Howard (1992)
Arr. Antoine Bareil

Véritable légende vivante de la musique de film américaine, John Williams compte à son actif 5 Oscars pour pas moins de 45 nominations, ce qui en fait (avec le compositeur Alfred Newman) l’artiste le plus nommé après Walt Disney. Il a également reçu de 17 Grammys, 4 Golden Globes, un prix honorifique du Kennedy Center et il a été intronisé au Hollywood Bowl Hall of Fame en 2000.

Même si on lui doit nombre de partitions explosives, « The Chairman’s Waltz », tirée de Memoirs of a Geisha, joue la carte de la retenue et de la tendresse, offrant au violon solo une toile magnifique sur laquelle greffer ses arabesques. La suite tirée de Far and Away propose quant à elle un florilège d’airs irlandais traditionnels, auxquels s’intègrent de façon parfaitement organique des motifs complémentaires.

John Barry (1932-2011): Two Socks – The Wolf Theme & The John Dunbar Theme


tiré du film Danse avec les loups réalisé par Kevin Costner (1990)
Adapt. Antoine Bareil

Adaptation du livre éponyme de Michael Blake, Dances with Wolves devait marquer l’imaginaire d’une génération de cinéastes et s’est vu intégré au fonds de préservation de l’United States National Film Registry de la Library of Congress, pour « son importance culturelle, historique et esthétique ». La trame sonore de John Barry, qui devait lui valoir un Oscar en 1991, y joue certes un rôle essentiel.

Ennio Morricone (1928 – ): Thème d’amour


tiré du film Cinéma Paradiso / Excerpt from the movie Cinema Paradiso
Réalisé par / Directed by Giuseppe Tornatore (1989)
Orch. Marc Ouellette

Ennio Morricone (1928 – ): Thème principal


tiré du film Outrages / Excerpt from the movie Casualties of War réalisé par / Directed by Brian De Palma (1989)
Arr. Gilles Ouellet

Quelques notes à peine de Cinema Paradiso d'Ennio Morricone et les émotions surgissent, puissantes et intactes. La musique devient protagoniste du film et en fait ressortir la dimension profondément humaine. Par ailleurs, le thème de Casualties of War, un film de guerre de 1989 signé Brian de Palma, possède un remarquable souffle dramatique, qui fait vibrer la corde sensible de l’auditeur et se veut un mémorial aux innocents tués lors de la guerre du Vietnam.

Howard Shore (1946 – ): Concerning Hobbits


tiré du film Le Seigneur des anneaux: La Communauté de l’anneau réalisé par Peter Jackson (2001)
Arr. Antoine Bareil

Le compositeur canadien Howard Shore, qui a déjà collaboré à plus de 80 films, écrira 12 heures de musique pour la trilogie du Seigneur des Anneaux, ce qui lui permettra de décrocher trois Oscars, deux Golden Globes et quatre Grammys. Shore a superposé aux images de Peter Jackson des sonorités d’inspiration modale, qui plongent en quelques secondes l’auditeur dans un univers féerique.

James Horner (1953 – ) / Will Jennings (1944 – ): My Heart Will Go On


tiré du film Titanic réalisé par James Cameron (1997)
Orch. Claude Lemay

Peu de chansons auront causé un impact aussi grand que My Heart Will Go On, telle qu’interprétée par Céline Dion dans Titanic. Cette collaboration de James Horner et Will Jennings, lauréate de l’Oscar de la meilleure chanson originale et de 4 récompenses aux Grammys en 1999 dont chanson de l’année, devait se vendre à plus de 31 millions d’exemplaires et se retrouver ensuite sur plus de 108 millions de copies d’albums.

Gabriel Yared (1949 – ): Convento Di Sant’Anna


tiré du film Le Patient anglais réalisé par Anthony Minghella (1996)
Adapt. Antoine Bareil

Dans The English Patient, lauréat de neuf Oscars, dont celui de la meilleure musique, Gabriel Yared a su admirablement intégrer le piano, qui joue un rôle de catalyseur dans le film (alors que le personnage incarné par Juliette Binoche interprète l’aria des Variations Goldberg de Bach) à toute la trame sonore. La page entendue ici demeure l’une des plus sublimes du répertoire.

Alberto Iglesias (1955 – ): Soy Marco


tiré du film Parle avec elle réalisé par Pedro Almodóvar (2002)
Trans. Antoine Bareil

Alberto Iglesias a collaboré avec Pedro Almodóvar à plusieurs reprises depuis une quinzaine d’années. Dans Hable con Ella, qui lui a valu un prix Goya et un prix de la critique cinématographique espagnole, on retrouve l’essence de son style, caractérisé par une écriture proche de celle de la musique de chambre, dans laquelle dominent les cordes. L’extrait choisi ici est un solo de violon accompagné par des cordes, ce qui permet de développer une intimité presque immédiate avec l’auditeur.

Carlos Gardel (1890 – 1935): Por Una Cabeza


tiré du film Parfum de femme réalisé par Martin Brest (1992)

Arrangement d’Antoine Bareil, incluant

Gerardo Matos Rodriguez (1897 – 1948): La Cumparsita


tiré du film Certains l’aiment chaud réalisé par Billy Wilder (1959)

C’est dans les années 1920 que Carlos Gardel, le « roi » du tango, popularise la forme chantée du genre. La haute société parisienne se l’approprie bientôt, ce qui contribue à propager sa popularité partout dans le monde. On lui doit notamment le célébrissime Por Una Cabeza, réutilisé lors de la scène probablement la plus mémorable du film Scent of a Woman. La Cumparsita, qu’on entend dans Some Like it Hot, considéré la comédie américaine la plus réussie de tous les temps, a été écrit par Gerardo Matos Rodriguez en 1916. Chanson à la pulsation contagieuse, elle a été sacrée hymne populaire et culturel de l’Uruguay en 1998.

Joe Hisaishi (1950 – ): Hana-Bi


tiré du film Hana-Bi (Feu d’artifice)
Réalisé par Takeshi Kitano (1997)

Le compositeur japonais Joe Hisaishi est devenu au fil des ans une figure incontournable du monde musical japonais. Dès 1984, il collabore avec Hayao Miyazaki et on lui doit notamment les trames sonores de Laputa, le château dans le ciel, Mon voisin Totoro et Princesse Mononoké. Il entretient également une relation privilégiée avec le réalisateur Takeshi Kitano et son travail pour le film Hana-Bi lui a valu le prix de la meilleure musique aux Prix de l’Académie japonaise de cinéma en 1999.

Erich Wolfgang Korngold (1897 – 1957): Marian and Robin


tiré du film Les Aventures de Robin des Boisréalisé par Michael Curtiz & William Keighley (1938)
Arr. Gilles Ouellet

Considéré par John Williams et Jerry Goldsmith comme véritable maître à penser, Erich Wolfgang Korngold est débarqué à Hollywood au milieu des années 1930, suite aux sollicitations répétées de Leo Forbstein, responsable du département musique de la Warner. Il hésite à accepter mais, alors que l’Autriche tombe aux mains de l’Allemagne nazie, la famille du compositeur vient le rejoindre et il se met alors à la trame sonore de The Adventures of Robin Hood, l’une de ses pages les plus célèbres, qui lui vaudra un Oscar. Il dira ensuite : « J’ai eu la vie sauve grâce à Robin des bois. »

Harold Arlen (1905 – 1986): Over the Rainbow


tiré du film Le Magicien d’Oz réalisé par Victor Fleming (1939)
Arr. Gilles Ouellet

Over the Rainbow d’Harold Arlen, entendue pour la première fois dans The Wizard of Oz, devait devenir la chanson-signature de Judy Garland et se retrouver au premier rang du classement de l’American Film Institute des 100 meilleures chansons du cinéma. Tout comme White Christmas d’Irving Berlin, la chanson devait inspirer les troupes américaines exilées en Europe, qui l’adoptèrent comme hymne à la liberté.

Charlie Chaplin (1889 – 1977): Smile


tiré du film Les Temps modernes réalisé par Charlie Chaplin (1936)
Adapt. Clauss Ogermann

La tendrement douloureuse Smile, est entendue à la toute fin de Modern Times, dernier film muet de l’acteur-réalisateur également violoniste et compositeur, Charlie Chaplin. En une sorte de lettre d’adieu au personnage de Charlot, elle aurait été composée par Charlie Chaplin lui-même et orchestrée par David Raksin, bien que d’autres la revendiquent. Reprise par de nombreux artistes, de Nat King Cole à Michael Jackson, elle a traversé époques et modes sans prendre une ride.

EN EXTRA


Quelle meilleure façon de refermer cet album-souvenir dédié aux plus belles musiques de film qu’en proposant, en extra à ce programme, d’autres grandes musiques de films parues sur des albums antérieurs d’Angèle Dubeau & La Pietà. Encore une fois, toutes furent des coups de cœur musicaux qui ont suivi Madame Dubeau en concert partout dans le monde.

Joe Hisaishi (1950 – ): Princess Mononoke


tiré du film Princesse Mononoke réalisé par Hayao Miyazaki (1997)

François Dompierre (1943 – ) : Un conte de fée / A Fairy Tale


tiré du film L'Odyssée d'Alice Tremblay réalisé par Denise Filiatrault (2002)

Stanley Myers (1930 – 1993): The Deer Hunter: Cavatina


tiré du film Voyage au bout de l'enferréalisé par Michael Cimino (1978)

John Williams: Schindler’s List


tiré du film La Liste de Schindler réalisé par Steven Spielberg (1993)
Arr. François Dompierre

Ennio Morricone: The Mission


tiré du film Mission réalisé par Rolland Joffé (1986)
Arr. Anthony Rozankovic

_______________________________________

ANGÈLE DUBEAU & LA PIETÀ


Soliste, chef


Angèle Dubeau

Violons


Josiane Breault
Ariane Bresse
Sheila Jaffe
Amélie Lamontagne
Ewa Sas
Lyne Allard
Ana Drobac

Altos


Andra Giugariu
Madeleine Messier
Sarah Martineau
Robin Streb

Violoncelles


Catherine Perron
Thérèse Ryan
Marianne Croft

Contrebasse


Stéphanie Domaschio

Piano


Rosalie Asselin

Harpe


Valérie Milot


Date de sortie:
31 janvier 2012
Numéro d'album:
AN 2 8733
Périodes:
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Le Devoir
Silence, on joue! est un CD fignolé et d'une irréprochable intégrité musicale.
Info-Culture
Tout au long de l'audition de ce cd, vous serez transporté dans un univers des plus agréables à  écouter qui vous enchantera et suscitera les plus belles images en votre imaginaire!

Silence, on joue!

Rota, Nino (1911 - 1979)
Roméo et Juliette (1996)
1
A Time for Us
0,99 $
4:52
Williams, John (1932 - )
Mémoires d'une geisha (2005)
2
The Chairman's Waltz
0,99 $
2:31
Barry, John (1932 - 2011)
Danses avec les loups (1990)
3
Two Socks - The Wolf Theme et The John Dunbar Theme
0,99 $
3:01
Morricone, Ennio (1928 - )
Cinéma Paradiso (1989)
4
Thème d'amour
0,99 $
3:09
Shore, Howard (1946 - )
Le Seigneur des anneaux: La Communauté de l'anneau (2001)
5
Concerning Hobbits
0,99 $
2:27
Horner, James (1953 - )
Titanic (1997)
6
My Heart will go On
0,99 $
4:24
Yared, Gabriel (1949 - )
Le Patient anglais (1996)
7
Convento Di Sant'Anna
0,99 $
4:40
Williams, John (1932 - )
Far and Away (1992)
8
Suite Far and Away
1,99 $
5:35
Morricone, Ennio (1928 - )
Casualties of War (1989)
9
Thème principal
0,99 $
3:39
Iglesias, Alberto (1955 - )
Parle avec elle (Hable con Ella) (2002)
10
Soy Marco
0,99 $
1:53
Gerardo Matos Rodriguez, Carlos Gardel/
Parfum de femme (1997) - Some Like it Hot (1959)
11
Por una Cabeza (incluant La Cumparsita)
0,99 $
3:47
Hisaishi, Joe (1950 - )
Hana-Bi (1997)
12
Hana-Bi
0,99 $
3:37
Korngold, Erich Wolfgang (1897 - 1957)
Les aventures de Robin des Bois (1938)
13
Marian and Robin
0,99 $
4:04
Arlen, Harold (1905 - 1986)
Le Magicien d'Oz (1939)
14
Over the Rainbow
0,99 $
4:37
Chaplin, Charlie (1889 - 1977)
Les Temps modernes (1936)
15
Smile
0,99 $
3:30
Hisaishi, Joe (1950 - )
Princesse Mononoke
16
Princesse Mononoke
0,99 $
4:18
Dompierre, François (1943 - )
A Fairy Tale
17
A Fairy Tale
0,99 $
2:06
Myers, Stanley (1930 - 1993)
The Deer Hunter: Cavatina
18
The Deer Hunter: Cavatina
0,99 $
3:41
Williams, John (1932 - )
La liste de Schindler
19
La liste de Schindler
0,99 $
3:53
Morricone, Ennio (1928 - )
The Mission
20
The Mission
0,99 $
4:06
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Silence, on joue!

Numéro d'album: AN 2 8733
Date de sortie: 31 janvier 2012

Période(s): Autres

Genre(s): ViolonMusique de chambreAlto, violoncelle, viole de gambe, contrebasse (cordes)PianoHarpeTrame sonore et comédie musicale

Compositeurs:
Divers / Misc., | Rota, Nino | Williams, John | Barry, John | Morricone, Ennio | Shore, Howard | Horner, James | Yared, Gabriel | Iglesias, Alberto | Gerardo Matos Rodriguez, Carlos Gardel/ | Hisaishi, Joe | Korngold, Erich Wolfgang | Arlen, Harold | Chaplin, Charlie

Interprètes:
Angèle Dubeau & La Pietà, | Dubeau, Angèle



Un mot d’Angèle Dubeau


J’ai choisi des moments musicaux qui me parlent, des musiques de films que j’affectionne particulièrement, de grandes musiques qui suscitent les images.

Mon rapport à ces musiques n’est pas celui emprunté par les compositeurs, qui ont créé des émotions qui collent à des images, à une réalité imaginée pour le cinéma. Je me suis plutôt inspirée de la musique pure, ignorant les images véhiculées, la portant ailleurs, afin de recréer mon propre univers musical. Les sentiments qui m’animent quand je joue ces œuvres partent de la musique et mon approche a été en tout point comparable à celle que je privilégie quand je travaille mon répertoire. Voilà pourquoi des œuvres, d’abord fonctionnelles, outrepassent leur rôle en défiant le temps et, en sortant de leur cadre, deviennent des chefs-d’œuvre.

Œuvre par œuvre, avec grand plaisir, j’ai façonné la pâte orchestrale de La Pietà afin de transmettre les palettes sonores propres à chacune de ces musiques, en intégrant aux différentes sections de l’ensemble des couleurs et des textures qui viennent épouser mon jeu soliste. J’ai opté pour des phrases longues, au souffle généreux, dans lesquelles le grain d’archet est perceptible et les cordes vibrent dans une telle osmose que le nombre de musiciennes ne s’additionne plus mais se multiplie, tant les harmoniques naturelles de nos instruments deviennent une équation exponentielle.

J’ai toujours aimé aller chercher le spectre sonore complet que m’offre mon violon. Vous entendrez par moment mon violon chuchoter, comme s’il vous confiait un secret. J’ai également exploré mon vibrato ce qui, par moments, permet une rondeur de sonorité qui m’est caractéristique, et à d’autres, par sa presque absence, permet l’émotion « à fleur de peau » recherchée. J’ai ajouté ici et là des glissandi parfois généreux, mais aussi des inflexions subtiles, à peine perceptibles, en douceur, telle une caresse.

Mon choix, je l’ai fait par la voie de la musique, sélection qui s’est échelonnée sur plusieurs années, tant à travers le souvenir d’une mélodie déjà entendue que la découverte de nouveaux coups de cœur.

Certains des compositeurs présentés ici m’interpellent depuis longtemps, par exemple E. W. Korngold, dont j’affectionne particulièrement le Concerto pour violon, mais auquel on doit également des pages symphoniques tout à fait grandioses pour le cinéma, qui en inspireront plusieurs autres.

Je ne peux oublier Joe Hisaishi, avec lequel j’ai eu le bonheur de participer à une tournée au Japon. Quatorze grandes salles dont celle du célèbre Opéra de Tokyo, cinq semaines à partager la scène avec lui, à jouer ses créations, ne peut que tisser des liens. Que je joue des pages connues ou nouvelles, je m’imagine facilement à ses côtés.

Ennio Morricone reste mon champion mélodiste. Je retiens encore et toujours une petite larme quand je joue ses musiques, que mon violon trouve la phrase et y vibre avec aisance.

« Smile », thème de Modern Times de Charlie Chaplin, est présenté ici dans une adaptation de Claus Ogermann dans laquelle l’essentiel est transmis, dans un langage dépouillé d’artifices, aux couleurs jazz, un immense coup de cœur pour moi, dès la première écoute.

Mon souvenir de Memoirs of a Geisha est certes rempli d’images, mais c’est en écoutant le violon d’Itzhak Perlman que je me suis mise à caresser ce rêve de jouer cette mélodie de John Williams.

My Heart Will Go On reste une magnifique chanson et, comme tout Québécois, un brin de fierté m’anime quand je pense aux grandes réalisations de notre Céline. J’ai fait appel ici Claude « Mégo » Lemay, un musicien que je respecte et qui connait musicalement mieux que quiconque l’univers de Céline Dion pour s’être retrouvé si souvent sur scène avec elle à titre de pianiste et de directeur musical.

Au fil des ans, j’ai joué et enregistré d’autres grandes musiques de film. Toutes, encore une fois, des coups de cœur musicaux qui m’ont suivi par la suite en concert partout dans le monde. Voici en boni à cet album quelques-uns de ces incontournables chefs-d'œuvre associés au Septième art: Princesse Mononoke de Joe Hisaishi, The Deer Hunter de Stanley Myers, Un conte de fée de mon ami Francois Dompierre, Schindler’s List de John Williams et enfin, The Mission d’Ennio Morricone.
Depuis 35 ans maintenant, je partage ma passion et fais pour moi l’un des plus beaux métiers du monde. Sans barrières de langue, j’ai pu voyager dans plus de 40 pays et faire chanter, pleurer, danser mon instrument. J’ai toujours pensé que le violon est capable de transmettre toute la gamme d’émotions humaines, comme c’est le cas ici avec ce recueil de joyaux musicaux du Septième art. La musique parle, nul besoin d’images. Je vous invite d’ailleurs à vous faire ce cadeau, à y apposer vos propres images, gorgées de souvenirs.

Bonne écoute !

Angèle Dubeau

__________________________________________

La musique parlant avant tout à l’inconscient, les meilleures trames sonores ajoutent une profondeur à l’image sans l’écraser. Pourtant, certaines pages musicales marquent l’imaginaire, continuent de l’envahir des années durant, bien après que les souvenirs précis du film se soient effilochés. Comme le disait le cinéaste Robert Bresson, « la musique évoque toujours des images, les images n’évoquent jamais de la musique ». Plus que tous les autres arts, la musique plonge l’auditeur dans un imaginaire que même la magie du cinéma ne pourra jamais égaler.

Nino Rota (1911-1979): A Time for Us


tiré du film Roméo et Juliette réalisé par Franco Zefirelli (1968)
Arr. Marc Ouellette

Le nom de Nino Rota restera toujours lié à celui de Federico Fellini, réalisateur avec lequel il devait travailler à de multiples reprises, mais le compositeur a également créé opéras, ballets et de nombreuses pages orchestrales. Il signe avec A Time for Us, valse suspendue aux accents d’autrefois, tirée de la trame sonore de Romeo & Juliet par Franco Zefirelli, l’une de ses mélodies les plus envoûtantes.

John Williams (1932 – ): The Chairman's Waltz


tiré du film Mémoires d’une geisha réalisé par Rob Marshall (2005)
Arr. Marc Ouellette

John Williams (1932 – ): Suite Far and Away


tirée du film Horizons lointains réalisé par Ron Howard (1992)
Arr. Antoine Bareil

Véritable légende vivante de la musique de film américaine, John Williams compte à son actif 5 Oscars pour pas moins de 45 nominations, ce qui en fait (avec le compositeur Alfred Newman) l’artiste le plus nommé après Walt Disney. Il a également reçu de 17 Grammys, 4 Golden Globes, un prix honorifique du Kennedy Center et il a été intronisé au Hollywood Bowl Hall of Fame en 2000.

Même si on lui doit nombre de partitions explosives, « The Chairman’s Waltz », tirée de Memoirs of a Geisha, joue la carte de la retenue et de la tendresse, offrant au violon solo une toile magnifique sur laquelle greffer ses arabesques. La suite tirée de Far and Away propose quant à elle un florilège d’airs irlandais traditionnels, auxquels s’intègrent de façon parfaitement organique des motifs complémentaires.

John Barry (1932-2011): Two Socks – The Wolf Theme & The John Dunbar Theme


tiré du film Danse avec les loups réalisé par Kevin Costner (1990)
Adapt. Antoine Bareil

Adaptation du livre éponyme de Michael Blake, Dances with Wolves devait marquer l’imaginaire d’une génération de cinéastes et s’est vu intégré au fonds de préservation de l’United States National Film Registry de la Library of Congress, pour « son importance culturelle, historique et esthétique ». La trame sonore de John Barry, qui devait lui valoir un Oscar en 1991, y joue certes un rôle essentiel.

Ennio Morricone (1928 – ): Thème d’amour


tiré du film Cinéma Paradiso / Excerpt from the movie Cinema Paradiso
Réalisé par / Directed by Giuseppe Tornatore (1989)
Orch. Marc Ouellette

Ennio Morricone (1928 – ): Thème principal


tiré du film Outrages / Excerpt from the movie Casualties of War réalisé par / Directed by Brian De Palma (1989)
Arr. Gilles Ouellet

Quelques notes à peine de Cinema Paradiso d'Ennio Morricone et les émotions surgissent, puissantes et intactes. La musique devient protagoniste du film et en fait ressortir la dimension profondément humaine. Par ailleurs, le thème de Casualties of War, un film de guerre de 1989 signé Brian de Palma, possède un remarquable souffle dramatique, qui fait vibrer la corde sensible de l’auditeur et se veut un mémorial aux innocents tués lors de la guerre du Vietnam.

Howard Shore (1946 – ): Concerning Hobbits


tiré du film Le Seigneur des anneaux: La Communauté de l’anneau réalisé par Peter Jackson (2001)
Arr. Antoine Bareil

Le compositeur canadien Howard Shore, qui a déjà collaboré à plus de 80 films, écrira 12 heures de musique pour la trilogie du Seigneur des Anneaux, ce qui lui permettra de décrocher trois Oscars, deux Golden Globes et quatre Grammys. Shore a superposé aux images de Peter Jackson des sonorités d’inspiration modale, qui plongent en quelques secondes l’auditeur dans un univers féerique.

James Horner (1953 – ) / Will Jennings (1944 – ): My Heart Will Go On


tiré du film Titanic réalisé par James Cameron (1997)
Orch. Claude Lemay

Peu de chansons auront causé un impact aussi grand que My Heart Will Go On, telle qu’interprétée par Céline Dion dans Titanic. Cette collaboration de James Horner et Will Jennings, lauréate de l’Oscar de la meilleure chanson originale et de 4 récompenses aux Grammys en 1999 dont chanson de l’année, devait se vendre à plus de 31 millions d’exemplaires et se retrouver ensuite sur plus de 108 millions de copies d’albums.

Gabriel Yared (1949 – ): Convento Di Sant’Anna


tiré du film Le Patient anglais réalisé par Anthony Minghella (1996)
Adapt. Antoine Bareil

Dans The English Patient, lauréat de neuf Oscars, dont celui de la meilleure musique, Gabriel Yared a su admirablement intégrer le piano, qui joue un rôle de catalyseur dans le film (alors que le personnage incarné par Juliette Binoche interprète l’aria des Variations Goldberg de Bach) à toute la trame sonore. La page entendue ici demeure l’une des plus sublimes du répertoire.

Alberto Iglesias (1955 – ): Soy Marco


tiré du film Parle avec elle réalisé par Pedro Almodóvar (2002)
Trans. Antoine Bareil

Alberto Iglesias a collaboré avec Pedro Almodóvar à plusieurs reprises depuis une quinzaine d’années. Dans Hable con Ella, qui lui a valu un prix Goya et un prix de la critique cinématographique espagnole, on retrouve l’essence de son style, caractérisé par une écriture proche de celle de la musique de chambre, dans laquelle dominent les cordes. L’extrait choisi ici est un solo de violon accompagné par des cordes, ce qui permet de développer une intimité presque immédiate avec l’auditeur.

Carlos Gardel (1890 – 1935): Por Una Cabeza


tiré du film Parfum de femme réalisé par Martin Brest (1992)

Arrangement d’Antoine Bareil, incluant

Gerardo Matos Rodriguez (1897 – 1948): La Cumparsita


tiré du film Certains l’aiment chaud réalisé par Billy Wilder (1959)

C’est dans les années 1920 que Carlos Gardel, le « roi » du tango, popularise la forme chantée du genre. La haute société parisienne se l’approprie bientôt, ce qui contribue à propager sa popularité partout dans le monde. On lui doit notamment le célébrissime Por Una Cabeza, réutilisé lors de la scène probablement la plus mémorable du film Scent of a Woman. La Cumparsita, qu’on entend dans Some Like it Hot, considéré la comédie américaine la plus réussie de tous les temps, a été écrit par Gerardo Matos Rodriguez en 1916. Chanson à la pulsation contagieuse, elle a été sacrée hymne populaire et culturel de l’Uruguay en 1998.

Joe Hisaishi (1950 – ): Hana-Bi


tiré du film Hana-Bi (Feu d’artifice)
Réalisé par Takeshi Kitano (1997)

Le compositeur japonais Joe Hisaishi est devenu au fil des ans une figure incontournable du monde musical japonais. Dès 1984, il collabore avec Hayao Miyazaki et on lui doit notamment les trames sonores de Laputa, le château dans le ciel, Mon voisin Totoro et Princesse Mononoké. Il entretient également une relation privilégiée avec le réalisateur Takeshi Kitano et son travail pour le film Hana-Bi lui a valu le prix de la meilleure musique aux Prix de l’Académie japonaise de cinéma en 1999.

Erich Wolfgang Korngold (1897 – 1957): Marian and Robin


tiré du film Les Aventures de Robin des Boisréalisé par Michael Curtiz & William Keighley (1938)
Arr. Gilles Ouellet

Considéré par John Williams et Jerry Goldsmith comme véritable maître à penser, Erich Wolfgang Korngold est débarqué à Hollywood au milieu des années 1930, suite aux sollicitations répétées de Leo Forbstein, responsable du département musique de la Warner. Il hésite à accepter mais, alors que l’Autriche tombe aux mains de l’Allemagne nazie, la famille du compositeur vient le rejoindre et il se met alors à la trame sonore de The Adventures of Robin Hood, l’une de ses pages les plus célèbres, qui lui vaudra un Oscar. Il dira ensuite : « J’ai eu la vie sauve grâce à Robin des bois. »

Harold Arlen (1905 – 1986): Over the Rainbow


tiré du film Le Magicien d’Oz réalisé par Victor Fleming (1939)
Arr. Gilles Ouellet

Over the Rainbow d’Harold Arlen, entendue pour la première fois dans The Wizard of Oz, devait devenir la chanson-signature de Judy Garland et se retrouver au premier rang du classement de l’American Film Institute des 100 meilleures chansons du cinéma. Tout comme White Christmas d’Irving Berlin, la chanson devait inspirer les troupes américaines exilées en Europe, qui l’adoptèrent comme hymne à la liberté.

Charlie Chaplin (1889 – 1977): Smile


tiré du film Les Temps modernes réalisé par Charlie Chaplin (1936)
Adapt. Clauss Ogermann

La tendrement douloureuse Smile, est entendue à la toute fin de Modern Times, dernier film muet de l’acteur-réalisateur également violoniste et compositeur, Charlie Chaplin. En une sorte de lettre d’adieu au personnage de Charlot, elle aurait été composée par Charlie Chaplin lui-même et orchestrée par David Raksin, bien que d’autres la revendiquent. Reprise par de nombreux artistes, de Nat King Cole à Michael Jackson, elle a traversé époques et modes sans prendre une ride.

EN EXTRA


Quelle meilleure façon de refermer cet album-souvenir dédié aux plus belles musiques de film qu’en proposant, en extra à ce programme, d’autres grandes musiques de films parues sur des albums antérieurs d’Angèle Dubeau & La Pietà. Encore une fois, toutes furent des coups de cœur musicaux qui ont suivi Madame Dubeau en concert partout dans le monde.

Joe Hisaishi (1950 – ): Princess Mononoke


tiré du film Princesse Mononoke réalisé par Hayao Miyazaki (1997)

François Dompierre (1943 – ) : Un conte de fée / A Fairy Tale


tiré du film L'Odyssée d'Alice Tremblay réalisé par Denise Filiatrault (2002)

Stanley Myers (1930 – 1993): The Deer Hunter: Cavatina


tiré du film Voyage au bout de l'enferréalisé par Michael Cimino (1978)

John Williams: Schindler’s List


tiré du film La Liste de Schindler réalisé par Steven Spielberg (1993)
Arr. François Dompierre

Ennio Morricone: The Mission


tiré du film Mission réalisé par Rolland Joffé (1986)
Arr. Anthony Rozankovic

_______________________________________

ANGÈLE DUBEAU & LA PIETÀ


Soliste, chef


Angèle Dubeau

Violons


Josiane Breault
Ariane Bresse
Sheila Jaffe
Amélie Lamontagne
Ewa Sas
Lyne Allard
Ana Drobac

Altos


Andra Giugariu
Madeleine Messier
Sarah Martineau
Robin Streb

Violoncelles


Catherine Perron
Thérèse Ryan
Marianne Croft

Contrebasse


Stéphanie Domaschio

Piano


Rosalie Asselin

Harpe


Valérie Milot


1
Divers / Misc.,
Hisaishi, Joe (1950 - )
Princesse Mononoke
4:18
2
Divers / Misc.,
Gerardo Matos Rodriguez, Carlos Gardel/
Parfum de femme (1997) - Some Like it Hot (1959)
3:47
3
Divers / Misc.,
Hisaishi, Joe (1950 - )
Hana-Bi (1997)
3:37
4
Divers / Misc.,
Korngold, Erich Wolfgang (1897 - 1957)
Les aventures de Robin des Bois (1938)
4:04
5
Divers / Misc.,
Arlen, Harold (1905 - 1986)
Le Magicien d'Oz (1939)
4:37
6
Divers / Misc.,
Chaplin, Charlie (1889 - 1977)
Les Temps modernes (1936)
3:30
7
Divers / Misc.,
Williams, John (1932 - )
La liste de Schindler
3:53
8
Divers / Misc.,
Myers, Stanley (1930 - 1993)
The Deer Hunter: Cavatina
3:41
9
Divers / Misc.,
Morricone, Ennio (1928 - )
The Mission
4:06
10
Divers / Misc.,
Iglesias, Alberto (1955 - )
Parle avec elle (Hable con Ella) (2002)
1:53
11
Divers / Misc.,
Morricone, Ennio (1928 - )
Casualties of War (1989)
3:39
12
Divers / Misc.,
Rota, Nino (1911 - 1979)
Roméo et Juliette (1996)
4:52
13
Divers / Misc.,
Williams, John (1932 - )
Mémoires d'une geisha (2005)
2:31
14
Divers / Misc.,
Barry, John (1932 - 2011)
Danses avec les loups (1990)
3:01
15
Divers / Misc.,
Morricone, Ennio (1928 - )
Cinéma Paradiso (1989)
3:09
16
Divers / Misc.,
Shore, Howard (1946 - )
Le Seigneur des anneaux: La Communauté de l'anneau (2001)
2:27
17
Divers / Misc.,
Horner, James (1953 - )
Titanic (1997)
4:24
18
Divers / Misc.,
Yared, Gabriel (1949 - )
Le Patient anglais (1996)
4:40
19
Divers / Misc.,
Williams, John (1932 - )
Far and Away (1992)
5:35
20
Divers / Misc.,
Dompierre, François (1943 - )
A Fairy Tale
2:06