3 février 2012
La Folle Journée de Nantes 2012 bat son plein jusqu’au 5 février. Cette année, on ne parle pas d’un seul compositeur mis à l’honneur, mais de la musique russe en général, de Tchaïkovski à Goubaïdoulina, sans oublier Stravinski, Scriabine, Prokofiev… La beauté de la technologie fait que vous pouvez suivre en direct certains des concerts, grâce à Radio-France et Arte . Certains concerts sont également présentés en vidéo en reprise.
Des programmes jeunesse sont aussi offerts, qui permettent notamment d’allier musique russe, rock, rap et scratch. Un article fascinant de Telerama à lire ici…
Tous les détails de la programmation par là …
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1 février 2012
Compositeur, pianiste accompli mais aussi critique musical (sous le pseudonyme de Monsieur Croche), Claude Debussy a bousculé les traditions du romantisme du XIXe siècle et a ouvert la voie aux explorations sonores qui devaient caractériser le XXe siècle.
Tout jeune pourtant, il pensait consacrer sa vie à la peinture alors que lors d’un séjour prolongé chez son parrain Achille Arosa, courtier en tableaux et collectionneur, il tombe sous le charme de Camille Corot, Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Honoré Daumier, Robert Turner et de tous les impressionnistes (voir encadré). À l’âge de neuf ans, il découvre la musique et commence des leçons avec Madame Mauté, ancienne élève de Frédéric Chopin. L’année suivante, il entre au Conservatoire de Paris, institution qu’il fréquentera pendant dix ans. Étudiant brillant mais rebelle, il a maille à partir avec l’académisme de plusieurs de ses professeurs. En classe d’improvisation avec le compositeur César Frank, alors que celui-ci s’exclame : « Modulez! Modulez! », Debussy répond avec aplomb : « Pourquoi? Je suis parfaitement heureux où je suis! » À Ernest Guiraud, son professeur de composition, qui lui dit : « Je ne dis pas que ce que vous faites n’est pas joli, seulement que c’est théoriquement absurde », il rétorque : « Il n’existe pas de théorie. Vous n’avez qu’à écouter. Le plaisir est la loi. » Lire la suite »
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30 janvier 2012
Le gala de la 15e édition des prix Opus du Conseil québécois de la musique s’est tenu hier après-midi dans la très belle Salle Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal. Grande fête de la musique de concert, l’événement réunissait le milieu musical venu célébrer les 25 ans de fondation du Conseil québécois de la musique (CQM). Pas moins de 28 prix ont été remis à  interprètes, compositeurs, artisans, diffuseurs et musicologues et des invités surprises (dont le toujours désopilant Martin Bernier, co-animateur de nombreux galas précédents) sont venus prêter main forte à l’animateur Mario Paquet pour l’occasion.
Plusieurs prestations musicales ont été intégrées au déroulement du gala. On a ainsi pu entendre le Trio Zaldivar, le Quatuor Bozzini dans un extrait d’une Å“uvre d’Ana Sokolovic qui sera créée en octobre prochain, le compositeur Jean-François Laporte qui nous a notamment offert Rituel, une étonnante et très poétique pièce pour flying can , la Fanfarniente, la harpiste Valérie Milo t dans deux mouvements d’une pièce de Glenn Buhr et un collectif baroque composé de Marie-Nathalie Lacoursière, Olivier Brault, et des comédiens Jean-François Gagnon et Carl Béchard.
Un hommage particulièrement touchant a été rendu à Yuli Turovsky , qui a quitté la direction d’I Musici en mai dernier pour des raisons de santé. Parmi les artistes salués, mentionnons que le concert L’art de François Couperin , présenté par Clavecin en concert, société mise sur pied et dirigée par Luc Beauséjour , a reçu le prix Opus « Concert de l’année – musiques médiévales, de la Renaissance, baroque », la production On n’est jamais trop classique de l’Orchestre symphonique de Montréal celui de « Production – jeune public » et que la pianiste Louise Bessette , qui fête en 2012 ses 30 ans de carrière, en nomination dans la catégorie « Disque de l’année – musiques moderne, contemporaine » pour deux de ses enregistrements, est repartie avec la prestigieuse statuette pour son projet consacré au compositeur Serge Arcuri.
Cloé Palacio-Quintin a été nommée « compositrice de l’année », le flûtiste baroque Vincent Lauzer (qui a travaillé avec Matthias Maute et Sophie Larivière de l’Ensemble Caprice ) « découverte de l’année » et Julie Boulianne a reçu le prix « Rayonnement à l’étranger ».
Félicitations à tous!
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27 janvier 2012
Le 21 janvier dernier, le pianiste Richard Raymond interprétait les Quatre tempéraments de Hindemith et l’Andante spianato et Grande Polonaise brillante de Chopin en tournée avec l’Ensemble Appassionata. Le blogue de l’ensemble propose une entrevue avec le pianiste. Pour lui, « la musique, à l’origine, était employée dans les fêtes et célébrations religieuses. Elle ne devrait pas être un véhicule d’expression pour égo démesuré, mais bien un moyen d’entrer en contact avec une dimension de la vie, de la spiritualité et de nous tous êtres humains en ce qu’il y a de plus profond et qui nous unis tous. »
Pour lire l’entrevue et visionner un clip du pianiste…
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25 janvier 2012
Le jeune violoncelliste québécois Stéphane Tétreault vient d’apprendre qu’il aura maintenant le privilège de jouer sur un Stradivarius, le « Paganini, Comtesse de Stainlein », propriété jusqu’à sa mort de Bernard Greenhouse, vénéré membre du Beaux-Arts Trio, son propriétaire précédent pendant 54 ans, décédé le 13 mai dernier.
L’instrument a été acheté à la maison américaine Reuning & Son Violins par une mécène de Montréal, qui refuse pour l’instant de révéler son identité, pour un peu plus de 6 millions de dollars.
« Je suis ravi d’avoir le privilège de jouer sur cet incroyable violoncelle Stradivarius et je suis profondément ému et reconnaissant d’avoir été choisi pour jouer sur cet instrument chéri par Bernard Greenhouse pendant tant d’années et pour qui j’ai toujours eu un profond respect et une grande admiration », a déclaré Stéphane Tétreault dans un communiqué.
Le jeune musicienétudie à l’Université de Montréal sous la direction de Yuli Turovsky. Il sera en récital le 4 février, à 14 h 30, au Théâtre Outremont. Le concert sera enregistré par Espace musique qui le rendra disponible sur Internet dès le 2 mars sur www.radio-canada.ca/revelations .
Deux articles de La Presse pour en savoir plus: l’un signé Claude Gingras et l’autre Nathalie Petrowski.
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23 janvier 2012
Janvier est décidément un mois cruel pour les mélomanes. Après le décès d’Alexis Weissenberg le 8 janvier, Gustav Leonhardt nous a quittés il y a une semaine (le 16 janvier) à l’âge de 83 ans. Claveciniste, chef d’orchestre, pédagogue (plusieurs des grands clavecinistes ont travaillé avec lui, dont Dom André Laberge et Geneviève Soly), musicien en perpétuelle quête de l’excellence, il détestait pourtant qu’on parle de lui en termes trop élogieux. Privilégiant une certaine intériorité à une démonstration excessive, il ne voyait pas la nécessité de s’agiter au détriment de la transmission : « Le public a le droit de jouir, pas l’interprète. Il n’a pas le temps pour cela. »
Un portrait du journal La Croix et un, signé Renaud Machart, dans Le Monde …
On peut l’entendre ici, lors de sa dernière apparition publique, le 12 décembre dernier, au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris.
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20 janvier 2012
L’Opéra de Montréal poursuit sa saison avec sa relecture d’Il Trovatore (Le Trouvère) de Giuseppe Verdi. Le rôle de Leonora sera tenu par Hiromi Omura (saluée dans le rôle-titre de Madama Butterfly en 2008, qu’on a aussi entendue dans Simon Boccanegra en 2010) et le rôle-titre par le ténor coréen Dongwon Shin. Le baryton canadien Gregory Dahl, la mezzo-soprano Laura Brioli et la basse Ernesto Morillo complètent la distribution, en compagnie des chanteurs Gaétan Sauvageau, Karine Boucher, Riccardo Iannello et Jean-Michel Richer (ces trois derniers, des membres de l’Atelier lyrique). La première aura lieu demain et des représentations sont également prévues les 24, 26 et 28 janvier.
Connaissez-vous Il Trovatore ? Bien sûr, peut-être sans le savoir, comme le confirme ce vidéo.
VIDEO
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18 janvier 2012
Il n’y a pas à dire, les Stradivarii restent un sujet de discussion perpétuel. Aurait-on enfin décrypté le fameux « secret » de leur conception exceptionnelle? Pas tout à fait… En effet, une étude à l’aveugle menée par une chercheuse française, Claudia Fritz, acousticienne à l’Université Paris-VI, vient de semer le doute sur leur apparente suprématie. Elle a profité de l’édition 2010 du Concours international d’Indianapolis pour faire tester à l’aveugle des instruments par 21 violonistes de très haut niveau : des candidats au concours bien sûr, mais aussi quelques experts et d’autres violonistes d’expérience. Lors du processus, les participants portaient des lunettes de soudeur pour ne pas voir les caractéristiques de l’instrument et la pièce était parfumée pour éviter que l’odeur propre au bois vieilli ne donne des indices aux interprètes.
L’étude se déroulait en deux temps. Dans le premier, les participants étaient invités à jouer dans un ordre aléatoire sur trois violons modernes provenant de lutheries réputées, deux Stradivarii et un Guarnerius del Gesu. Ils devaient ensuite indiquer quel violon il aimerait faire le leur. Dans le deuxième, deux violons leur étaient présentés et ils devaient simplement distinguer l’instrument d’époque. Ici, la grande majorité a échoué et, alors qu’ils devaient choisir le « leur », seuls 8 des 21 ont choisi un violon du 18e siècle. L’instrument ayant remporté le plus de suffrage venait d’un atelier contemporain, celui le moins souvent cité était… un Strad circa 1700.
Les détracteurs de l’étude insinuent déjà qu’il est ridicule de songer « apprivoiser » un instrument dans une chambre d’hôtel, en quelques minutes à peine et que les qualités d’un instrument se révèlent plus tard. Je me suis entretenue récemment avec l’altiste Antoine Tamestit qui me confiait que sa rencontre avec son Strad n’avait aucunement relevé de l’évidence, qu’il avait considéré à plusieurs reprises le rendre à la Fondation Habisreutinger et qu’il n’avait été convaincu des qualités supérieures de l’instrument qu’après plus d’un an! À n’en point douter, ces instruments mythiques n’ont pas fini de faire parler d’eux…
Le compositeur Patrick Loiseleur, lui-même altiste, propose un point de vue très intéressant sur le sujet. On peut le lire ici…
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16 janvier 2012
Depuis quelques années, les commentateurs s’inquiètent régulièrement au sujet de l’avenir de la musique classique, du disque, de la dématérialisation du support, des publics qui blanchissent… Y a-t-il une solution? S’entête-t-on à voir un verre à moitié plein à moitié vide? La semaine dernière, Christophe Huss du Devoir s’est penché sur la question et proposait au lectorat un article étoffé, qui faisait le tour de la question. Il explique notamment en ouverture:
« Les institutions musicales en Amérique du Nord ont subi de plein fouet, entre 2009 et 2011, les conséquences du krach de 2008. Certains orchestres ont licencié la moitié de leur personnel administratif, coupé les salaires de leurs musiciens, voire de leurs directeurs musicaux. L’existence même de certaines petites formations a été mise en péril.
Les plaies de ce traumatisme commencent à cicatriser, mais l’année 2011 risque de créer à court et moyen terme un ressac financier majeur. On rappellera en effet que le budget des grands orchestres américains est largement nourri par les rendements financiers de leurs fonds de dotation. Non seulement ces fonds et leurs rendements sont érodés par les bourrasques boursières à répétition, mais les institutions souffrent aussi d’un autre facteur: l’incertitude qui plane. »
Vous pouvez lire l’article ici…
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13 janvier 2012
Il ne sort que le 31 janvier, mais en primeur, voici quelques extraits de Silence on joue , le plus récent album d’Angèle Dubeau & La Pietà , qui met en lumière les plus belles musiques de films, une sélection de coups de cÅ“ur de la violoniste. Elle explique le processus en ces termes:
« J’ai choisi des moments musicaux qui me parlent, des musiques de films que j’affectionne particulièrement, de grandes musiques qui suscitent les images, explique la violoniste et fondatrice de l’ensemble féminin La Pietà . Mon rapport à ces musiques n’est pas celui emprunté par les compositeurs, qui ont créé des émotions qui collent à des images, à une réalité imaginée pour le cinéma. Je me suis plutôt inspirée de la musique pure, ignorant les images véhiculées, la portant ailleurs, afin de recréer mon propre univers musical. Les sentiments qui m’animent quand je joue ces œuvres partent de la musique et mon approche a été en tout point comparable à celle que je privilégie quand je travaille mon répertoire. Voilà pourquoi des œuvres, d’abord fonctionnelles, outrepassent leur rôle en défiant le temps et, en sortant de leur cadre, deviennent des chefs-d’œuvre. »
De plus, Angèle Dubeau & La Pietà offrira au public de larges portions de cet album (et d’autres musiques de films) à Montréal (le 28 février, à la Maison symphonique de Montréal) et Québec (le 22 mars, au Palais Montcalm).
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