Archive pour mars, 2009

Deux Junos pour Analekta

30 mars 2009

Deux des six enregistrements Analekta en nomination ont remporté un Prix Juno hier soir, lors de la cérémonie qui se tenait au General Motors Place de Vancouver (diffusion au réseau CTV).

Dans la catĂ©gorie « Album classique de l’annĂ©e – orchestre et grand ensemble », l’Orchestre symphonique de MontrĂ©al et son directeur musical Kent Nagano a remportĂ© en effet un Juno pour Beethoven: L’IdĂ©al de la RĂ©volution française, disque sur lequel on retrouve Le GĂ©nĂ©ral.

Dans la catĂ©gorie « Album classique de l’annĂ©e : musique vocale ou chorale », Gloria ! Vivaldi et ses anges de l’Ensemble Caprice, une relecture de la cĂ©lèbre Ĺ“uvre vocale du prĂŞtre roux s’est mĂ©ritĂ© le Juno.

Bravo aux lauréats et aux nominés!

Andrew Staniland remporte le Concours Évolution

27 mars 2009

La finale en concert du prix national de composition de CBC/Radio-Canada, Évolution, a eu hier soir à 18 h, heure de Banff, Alberta.

Andrew Staniland a remportĂ© le Grand Prix de composition ainsi que le Prix de l’Orchestre de la francophonie canadienne pour son Ĺ“uvre Devolution, en trois mouvements: « Love Song I for C. Darwin », « Love Song II for C. Darwin » et « Unweaving the Rainbow ». Il parle de sa pièce ici…

Vincent Ho a quant Ă  lui remportĂ© le Prix du public pour Nature Whisper…

L’OSM dans la mire

26 mars 2009

Grosse semaine pour l’Orchestre symphonique de MontrĂ©al! Kent Nagano et ses musiciens crĂ©aient dimanche le Concerto pour animateur de radio de Simon Leclerc et dĂ©voilait lundi soir sa saison 2009-2010. Le lendemain, 24 mars, l’OSM lançait un nouvel enregistrement, consacrĂ© Ă  deux Ĺ“uvres de la compositrice corĂ©enne Unsuk Chin et recevait le 24e Grand Prix du Conseil des Arts de MontrĂ©al pour la prĂ©sentation, en première canadienne, de l’opĂ©ra Saint François d’Assise de Messiaen en dĂ©cembre dernier.

La prĂ©sidente du Conseil des Arts de MontrĂ©al, Louise Roy, a expliquĂ© que le jury avait tenu Ă  souligner l’audace d’une telle production et la richesse de la programmation de la saison courante de l’Orchestre, sa 75e.

Pour dĂ©couvrir le nouvel enregistrement de l’OSM sous Ă©tiquette Analekta, c’est ici…

Entretien avec Seán Dagher, arrangeur

24 mars 2009

C’est d’abord Ă  titre d’arrangeur que le compositeur et interprète Seán Dagher, fondateur en 1999 du Skye Consort, a collaborĂ© au dernier enregistrement de Shannon Mercer. En abordant ce rĂ©pertoire de chansons galloises avec un regard neuf, il a pu jouer avec les genres et multiplier les habillages qu’il souhaitait donner aux mĂ©lodies. « En faisant appel Ă  des musiciens que je connaissais et avec lesquels j’avais dĂ©jĂ  travaillĂ© lors d’explorations prĂ©cĂ©dentes, je me suis retrouvĂ© avec un violoncelle, une contrebasse, une flĂ»te, des percussions et deux violons. L’accordĂ©on est ensuite devenu voix intĂ©rieure de la mĂ©lodie alors que le cistre a remplacĂ© avantageusement la guitare et le luth. La harpe, l’instrument gallois par excellence, s’est ajoutĂ©e tout naturellement au projet », explique-t-il.

(Lire la suite…)

Critique du disque des frères Lefèvre

23 mars 2009

Parue dans La Presse d’hier, une critique positive de Claude Gingras qui Ă©crit: « La sonoritĂ© et l’articulation, dĂ©jĂ  excellentes, s’augmentent cette fois d’une concentration totale qui redonne au dialogue violon-piano tout son caractère tourmentĂ©. » Pour lire la critique, c’est ici…

Hommage au Père Lindsay

20 mars 2009

Les condolĂ©ances affluent suite Ă  l’annonce du dĂ©cès d’un grand homme. Nous vous en livrons ici quelques-uns.

« Plusieurs artistes vous doivent le coup d’envoi de leur carrière. Encourager, partager vos connaissances, parsemer des conseils, ouvrir les horizons…
De mon tout premier concert à l’âge de 5 ans ont suivi, année après année, le Festival Concours des Jeunesses Musicales de Joliette, JM qui m’ont permis d’assister à mes premières découvertes de concerts donnés par des professionnels, qui se faisaient une joie de venir voir leur ami. Les étés de mon enfance sont empreints de souvenirs au camp musical de Lanaudière. Toujours là pour accueillir les campeurs, rassurant les parents, des stages musicaux où on apprenait que la musique, elle se vit et se partage. Après le petit-déjeuner, les journées commençaient avec le chant choral. Une passion que vous avez su développer aux enfants mais aussi aux adultes avec les Chanteurs de la Place Bourget.
Amoureux inconditionnel de la musique, vous avez aussi décidé un jour d’élargir les frontières et fondé le Festival International de Lanaudière. La toute première année, vouée à Schubert, j’y ai joué en récital avec Henri Brassard.
Quand est venu le temps pour moi d’aller étudier aux États-Unis, vous m’avez emmené à New York y voir mon premier opéra au Metropolitan, le lendemain récital au Carnegie Hall. Oui, il fallait, pensiez-vous, préparer l’adolescente que j’étais à ouvrir mes horizons.
En préparant ce mot, en passant en revue mes années de formation, j’ai réalisé, bien sûr je le savais déjà, mais d’en faire l’énumération, j’ai réalisé à quel point vous avez toujours été là au bon moment. Un homme de grande sérénité, de grande spiritualité ! Un homme qui contribue jour après jour à rendre notre monde un peu meilleur !
Merci Père Lindsay de m’avoir fait communier en musique.
Au nom de tous vos amis musiciens et mélomanes, merci ! » (Angèle Dubeau C.M.,C.Q.)

Angèle Dubeau rend hommage au Père Lindsay Ă  RDI ici…

« Hier soir, un grand homme est mort… Hier soir, un visionnaire est parti… Hier soir, un ami pour moi, nous a quittés… Sa volonté de rendre la musique classique présente dans tous les foyers de notre société était telle, qu’à travers le temps il a créé l’un des Festivals les plus respectés au pays. Avec foi et ferveur, il a su ériger l’une des plus inspirantes cathédrale de la musique, nichée au sein d’un écrin de verdure, ouverte sur le ciel et aux chants des oiseaux. Son départ est une perte immense.
Je n’ai pas de mots… Dimanche matin, 22 mars, de 10 h à midi sur Espace musique, toute ma musique sera pour vous mon Père. » (Alain Lefèvre, ambassadeur artistique du Festival de Lanaudière)

Alain Lefèvre Ă©voque le Père Lindsay Ă  RDI ici…

« Cher Père Lindsay,
Vous aurez été une grande inspiration pour moi, un modèle, et vous aller le demeurer longtemps! Tant de beaux souvenirs se bousculent dans mon esprit. Je repense au Festival concours de Joliette que vous organisiez alors que j’avais 11 ans la première fois que j’y ai participé. Le bonheur que j’ai eu à entendre les concerts des Chanteurs de la Place Bourget alors que j’étais tout jeune, un chœur que vous avez toujours dirigé avec ferveur pendant des décennies. Vous dire à quel point mes stages au camp musical de Lanaudière furent des moments de bonheur. Que de beaux étés comme campeur, moniteur et professeur! Toutes ces découvertes musicales que j’ai pu faire grâce aux nombreux concerts que vous avez imaginés durant votre carrière. Et tous ces engagements qui m’ont permis de monter sur scène, les voyages en Italie et en Angleterre où j’accompagnais le chœur que vous dirigiez…
Sachez, cher Père Lindsay, que je pleure aujourd’hui l’homme bon que vous étiez, l’homme d’une grande simplicité, profondément humain, généreux, attentionné et délicat, intelligent et philosophe. Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi, merci pour votre encouragement. Je vous dois beaucoup et je vous en suis vraiment reconnaissant.
Un jour, on m’a demandé de vous imiter en public. J’avais une certaine crainte puisque vous étiez invité à la fête. Lorsque je vous ai vu, je me suis empressé de vous dire, non sans une certaine nervosité : « Vous savez que je vais vous imiter sur scène? » Vous m’avez répondu : « J’ai confiance. » » (Luc Beauséjour)

Ces tĂ©moignages sont reproduits des commentaires laissĂ©s sur le blogue d’Espace classique.

Chopin et le studio d’enregistrement

19 mars 2009

La Sonate opus 35 de Chopin déconcertera ses contemporains à plusieurs égards. Schumann y voyait un assemblage improbable de quatre des « plus extravagants enfants » de Chopin alors que le presto halluciné avait soulevé la réprobation de Mendelssohn. Quand on s’y attarde pourtant, le déroulement de la pensée musicale se révèle d’une implacable logique, les quatre mouvements étant tirés d’une même trame expressive. André Laplante, qui fréquente l’œuvre depuis maintenant des décennies, a souhaité y revenir pour cet enregistrement Analekta : « Je pense que la raison principale pour l’intégrer à cet enregistrement, comme les autres œuvres présentées, est que je l’ai jouée pendant plusieurs années avant de la laisser reposer pour finalement y revenir. » Il considère que son jeu est devenu de plus en plus cadré, épuré, « classique » et que cette nouvelle façon d’aborder l’instrument ne pouvait que servir l’œuvre.
Soliste invité des grands orchestres, récitaliste recherché, il n’avait pourtant pas eu l’occasion de commettre de nombreux enregistrements jusqu’ici. «  J’ai compris ce qu’on peut faire en studio. Je pense que la première fois qu’un instrumentiste entre en studio, c’est toujours intimidant, il a l’impression qu’il n’y a pas de public, de jouer pour un microphone. Mais j’ai ensuite compris que c’est là que, d’une certaine façon, on reste le plus libre. Si on joue des choses que l’on connaît bien, on peut être aussi spontané que souhaité et interpréter la même œuvre de deux façons totalement différentes, l’une boutonnée et l’autre déboutonnée. » En collaboration étroite avec l’ingénieur de son Carl Talbot, un équilibre entre les diverses approches a pu être atteint, pour notre plus grand plaisir.

Pour Ă©couter AndrĂ© Laplante…

Décès du Père Lindsay

18 mars 2009

Le (très) petit monde de la musique classique quĂ©bĂ©coise est en deuil aujourd’hui, suite Ă  l’annonce du dĂ©part du Père Lindsay, dĂ©cĂ©dĂ© hier soir, Ă  l’âge de 80 ans. La nouvelle a surpris d’autant plus que lors d’une fĂŞte en son honneur, il y a quelques jours Ă  peine, il semblait en bonne forme.

Le père Lindsay laisse une empreinte profonde dans le monde de la musique classique en tant que fondateur du Festival de Lanaudière (organisation Ă  laquelle il Ă©tait toujours attachĂ© Ă  titre de directeur artistique) et du Camp musical de Lanaudière Ă  Saint-CĂ´me. Fernand Lindsay avait Ă©tĂ© dĂ©corĂ© Ă  titre de membre de l’Ordre du Canada et comme chevalier de l’Ordre national du QuĂ©bec. Son absence et sa bonne humeur contagieuse seront cruellement ressenties.

Récital Chopin

17 mars 2009

Émotif, passionné, l’essence même de l’artiste romantique, Chopin doit aimer pour comprendre, ressentir pour agir. Sa vulnérabilité latente le pousse à se questionner continuellement, à apprivoiser la brièveté de la vie terrestre. En transcendant ses interrogations, il repousse les limites des genres musicaux qu’il aborde.

Le parcours du pianiste AndrĂ© Laplante a lui aussi Ă©tĂ© ponctuĂ© de choix artistiques parfois dĂ©licats Ă  faire mais essentiels Ă  sa croissance se sont greffĂ©s au fil des ans. Ces mĂŞmes questionnements qui l’ont hantĂ© lui permettent maintenant d’interprĂ©ter avec autant de plaisir et de facilitĂ© les romantiques que Mozart et de rĂ©aliser la chance qu’il a maintenant d’avoir osĂ© viser l’Ă©quilibre des styles et des genres sans y perdre sa personnalitĂ©. Il signe chez Analekta un rĂ©cital Chopin attendu.

Il nous a accordé une entrevue exclusive au sujet de ce programme il y a quelques jours. Nous la partagerons avec vous dans un prochain billet. En attendant, vous pouvez le retrouver dans cette entrevue, parue il y a quatre ans, dans La Scena Musicale.

Shannon Mercer au lancement

14 mars 2009

Shannon Mercer et The Skye Consort dans le contagieux Bugeilio’r Gwenith Gwyn (Le blĂ© en fleur).