Les condolĂ©ances affluent suite Ă l’annonce du dĂ©cès d’un grand homme. Nous vous en livrons ici quelques-uns.
« Plusieurs artistes vous doivent le coup d’envoi de leur carrière. Encourager, partager vos connaissances, parsemer des conseils, ouvrir les horizons…
De mon tout premier concert à l’âge de 5 ans ont suivi, année après année, le Festival Concours des Jeunesses Musicales de Joliette, JM qui m’ont permis d’assister à mes premières découvertes de concerts donnés par des professionnels, qui se faisaient une joie de venir voir leur ami. Les étés de mon enfance sont empreints de souvenirs au camp musical de Lanaudière. Toujours là pour accueillir les campeurs, rassurant les parents, des stages musicaux où on apprenait que la musique, elle se vit et se partage. Après le petit-déjeuner, les journées commençaient avec le chant choral. Une passion que vous avez su développer aux enfants mais aussi aux adultes avec les Chanteurs de la Place Bourget.
Amoureux inconditionnel de la musique, vous avez aussi décidé un jour d’élargir les frontières et fondé le Festival International de Lanaudière. La toute première année, vouée à Schubert, j’y ai joué en récital avec Henri Brassard.
Quand est venu le temps pour moi d’aller étudier aux États-Unis, vous m’avez emmené à New York y voir mon premier opéra au Metropolitan, le lendemain récital au Carnegie Hall. Oui, il fallait, pensiez-vous, préparer l’adolescente que j’étais à ouvrir mes horizons.
En préparant ce mot, en passant en revue mes années de formation, j’ai réalisé, bien sûr je le savais déjà , mais d’en faire l’énumération, j’ai réalisé à quel point vous avez toujours été là au bon moment. Un homme de grande sérénité, de grande spiritualité ! Un homme qui contribue jour après jour à rendre notre monde un peu meilleur !
Merci Père Lindsay de m’avoir fait communier en musique.
Au nom de tous vos amis musiciens et mélomanes, merci ! » (Angèle Dubeau C.M.,C.Q.)
Angèle Dubeau rend hommage au Père Lindsay Ă RDI ici…
« Hier soir, un grand homme est mort… Hier soir, un visionnaire est parti… Hier soir, un ami pour moi, nous a quittés… Sa volonté de rendre la musique classique présente dans tous les foyers de notre société était telle, qu’à travers le temps il a créé l’un des Festivals les plus respectés au pays. Avec foi et ferveur, il a su ériger l’une des plus inspirantes cathédrale de la musique, nichée au sein d’un écrin de verdure, ouverte sur le ciel et aux chants des oiseaux. Son départ est une perte immense.
Je n’ai pas de mots… Dimanche matin, 22 mars, de 10 h à midi sur Espace musique, toute ma musique sera pour vous mon Père. » (Alain Lefèvre, ambassadeur artistique du Festival de Lanaudière)
Alain Lefèvre Ă©voque le Père Lindsay Ă RDI ici…
« Cher Père Lindsay,
Vous aurez été une grande inspiration pour moi, un modèle, et vous aller le demeurer longtemps! Tant de beaux souvenirs se bousculent dans mon esprit. Je repense au Festival concours de Joliette que vous organisiez alors que j’avais 11 ans la première fois que j’y ai participé. Le bonheur que j’ai eu à entendre les concerts des Chanteurs de la Place Bourget alors que j’étais tout jeune, un chœur que vous avez toujours dirigé avec ferveur pendant des décennies. Vous dire à quel point mes stages au camp musical de Lanaudière furent des moments de bonheur. Que de beaux étés comme campeur, moniteur et professeur! Toutes ces découvertes musicales que j’ai pu faire grâce aux nombreux concerts que vous avez imaginés durant votre carrière. Et tous ces engagements qui m’ont permis de monter sur scène, les voyages en Italie et en Angleterre où j’accompagnais le chœur que vous dirigiez…
Sachez, cher Père Lindsay, que je pleure aujourd’hui l’homme bon que vous étiez, l’homme d’une grande simplicité, profondément humain, généreux, attentionné et délicat, intelligent et philosophe. Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi, merci pour votre encouragement. Je vous dois beaucoup et je vous en suis vraiment reconnaissant.
Un jour, on m’a demandé de vous imiter en public. J’avais une certaine crainte puisque vous étiez invité à la fête. Lorsque je vous ai vu, je me suis empressé de vous dire, non sans une certaine nervosité : « Vous savez que je vais vous imiter sur scène? » Vous m’avez répondu : « J’ai confiance. » » (Luc Beauséjour)
Ces tĂ©moignages sont reproduits des commentaires laissĂ©s sur le blogue d’Espace classique.