Archive pour juin, 2009

La musique déjà présente au Paléolithique supérieur

29 juin 2009

Des flĂ»tes en ivoire vieilles de plus de 35 000 ans ont Ă©tĂ© exhumĂ©es lors de fouilles dans le sud-ouest de l’Allemagne. Ce seraient les plus vieux instruments de musique connus et rĂ©vèlent l’existence d’une tradition musicale au PalĂ©olithique supĂ©rieur (pĂ©riode de la PrĂ©histoire caractĂ©risĂ©e par l’arrivĂ©e de l’homme moderne en Europe et l’explosion de l’art prĂ©historique, qui se situe entre 35 000 et 10 000 avant notre ère), selon une Ă©tude parue dans Nature. Pour en savoir plus sur cette dĂ©couverte remarquable, c’est ici…

Lefèvre et Laplante: rencontre au sommet (3/3)

27 juin 2009

Après sa victoire au Concours TchaĂŻkovski, les concerts, tant au Canada qu’aux États-Unis (notamment au Carnegie Hall), en Europe et en Orient (dont une importante tournĂ©e Ă  l’invitation du gouvernement de la RĂ©publique populaire de Chine) se sont multipliĂ©s. On lui appose presque aussitĂ´t l’Ă©tiquette de « pianiste romantique » qui devait lui coller Ă  la peau pendant plusieurs dĂ©cennies. « Quand on gagne le TchaĂŻkovski, on ne peut pas s’en sortir, me confiait-il en entrevue il y a quelques annĂ©es, mais j’aimerais mieux ĂŞtre identifiĂ© comme musicien. »

Après avoir frĂ©quentĂ© le circuit pendant quelques annĂ©es, il a ressenti une profonde insatisfaction et quitte alors un gros management, Columbia Artists, pour une reprĂ©sentation personnelle. Il dĂ©laisse le rĂ©pertoire romantique pour se consacrer par exemple Ă  Mozart. Les invitations se font moins frĂ©quentes mais il persiste dans sa dĂ©marche. Cet Ă©quilibre entre les genres, les Ă©poques, il l’a atteint et il peut maintenant contempler la route parcourue avec fierté : « Au bout du compte j’ai trouvĂ© un Ă©quilibre et une joie incroyable Ă  jouer. On peut toujours apprendre, ĂŞtre plus heureux, mieux communiquer. » Son dernier enregistrement, un rĂ©cital Chopin, tĂ©moigne Ă©loquemment de sa maturitĂ© maintenant totalement assumĂ©e.

Pour Ă©couter son rĂ©cital Chopin…

Lefèvre et Laplante: rencontre au sommet (2/3)

25 juin 2009

NĂ© Ă  Rimouski, AndrĂ© Laplante poursuit d’abord ses Ă©tudes musicales Ă  MontrĂ©al, notamment avec la rĂ©putĂ©e Yvonne Hubert, avant de s’établir Ă  New York (oĂą il a Ă©tudiĂ© avec Sascha Gorodnitzki) et Ă  Paris (avec Yvonne LefĂ©bure). Comme nombre de jeunes musiciens ambitieux, il court les concours internationaux. Il se fait la main au Concours Jacques-Thibaud en 1973, rĂ©itère Ă  celui de Sydney en Australie en 1977 pour finalement arracher devant 91 pianistes la convoitĂ©e mĂ©daille d’argent au Concours TchaĂŻkovski de Moscou l’annĂ©e suivante.

Lors de la dernière épreuve du Concours Tchaïkovski, Laplante avait interprété un époustouflant Troisième Concerto de Rachmaninov qui connut un tel succès auprès du public qu’un enregistrement en fut tiré, qui continue encore de circuler en Russie. Comme l’enregistrement réalisé par CBC a été rapidement épuisé en Amérique du Nord et en Amérique, Analekta a décidé de le rééditer en 1999.

Dans une entrevue exclusive, André Laplante avait alors évoqué ce moment-charnière de son existence de musicien. « Ce que le concours m’a apporté, c’est surtout une véritable prise de conscience de quels étaient mes points forts et mes points faibles, et aussi quelle impression mon jeu pouvait laisser sur les gens », souligne-t-il.

Dès la première épreuve, il reçoit un accueil des plus chaleureux de la part du public : « J’étais très content, parce que je sentais que le public appréciait, qu’il réagissait merveilleusement, au niveau expressif, à ce que je donnais. C’était un public qui voulait être touché, ému. On sait à quel point la vie des Russes, à ce moment là, était différente de la nôtre. Mais autant ils pouvaient ne pas être libres dans leur vie quotidienne, autant je pense que là, dans la salle, ils pouvaient être libres de s’abandonner à ce qui les touchait, et être libres de l’exprimer. »

Après une deuxième épreuve explosive, d’une maturité exceptionnelle, les gens l’ont applaudi pendant 15 minutes. Comme il n’était permis que de ne revenir saluer qu’une seule fois, il a donc dû se contenter de recevoir l’amour du public des coulisses. « Ensuite les gens sont venus, et je n’étais plus «Monsieur Laplante», mais «André». Du jour au lendemain ils m’ont adopté comme un fils. »

Pour la troisième épreuve, il frappe encore plus fort, en présentant le Troisième Concerto de Rachmaninov, une œuvre particulièrement proche du public russe : « Pour moi c’était un concerto qui était musicalement satisfaisant, mais aussi pianistiquement satisfaisant — j’ai un immense plaisir physique à pétrir la grosse «pâte» Rachmaninov. C’était aussi un concerto que je jouais depuis l’âge de 15-16 ans, qui était devenu un peu une «seconde nature» pour moi. Et ce fut un moment unique, exceptionnel et que je n’oublierai jamais parce que j’ai senti, justement, que j’avais réussi à exprimer tout ce qui était possible pour moi d’exprimer à ce moment là de ma vie. En revenant à la maison, j’ai eu quelques jours pour penser à tout ça. Une fois la poussière retombée, j’ai pris conscience de la responsabilité qu’un tel honneur incombe au lauréat. La responsabilité d’apprendre à trouver sa voix et de devenir un meilleur musicien, explorer un nouveau répertoire et découvrir de nouvelles perspectives musicales, tout en composant avec un horaire fort chargé. »

Pour retrouver l’entrevue complète et Ă©couter son interprĂ©tation du Troisième de Rachmaninov…

Lefèvre et Laplante: rencontre au sommet (1/3)

23 juin 2009

« Mais il faut toujours garder en tête que l’important dans tout cela, ce n’est pas ce que nous pouvons faire avec la musique, mais ce que la musique nous fait — ce n’est pas la musique qui doit s’ouvrir à nous, mais nous qui devons nous ouvrir à la musique, et pour que ce phénomène se réalise pleinement, il faut parfaire son éducation formelle et atteindre une maturité émotive. Pour moi, c’est une chose qui est absolument fondamentale.  »
André Laplante

Alain Lefèvre consacrera son Ă©mission de dimanche prochain Ă  Espace musique au pianiste AndrĂ© Laplante. (On peut Ă©couter l’Ă©mission en direct sur le site d’Espace musique, dimanche le 28 Ă  10 h, ou l’Ă©couter en reprise dès le lendemain.) Au cours des prochains jours, nous reviendrons sur certains moments-clĂ© du parcours de ce pianiste canadien remarquable, notamment sa mĂ©daille d’argent au Concours TchaĂŻkovski en 1978.

Enregistrer…

23 juin 2009

Le pianiste français Pierre-Arnaud Dablemont propose sur son blogue une rĂ©flexion sur les dĂ©fis des enregistrements. Le montage est-il vraiment la meilleure solution? Comment doit-on aborder l’expĂ©rience? Autant de questions qu’un interprète a Ă  se poser quand vient le moment d’enregistrer. Ă€ lire ici…

Artistes Analekta au Festival de jazz

22 juin 2009

La grande fête du jazz célèbre son 30e anniversaire dès la semaine prochaine. Parmi les invités prestigieux de ce festival devenu un incontournable, il faut souligner la présence de plusieurs artistes Analekta.

En effet, on pourra ainsi entendre l’envoĂ»tante musique de Philip Glass interprĂ©tĂ© par Angèle Dubeau & La PietĂ  les 30 juin, 1er et 2 juillet Ă  19 h 30 Ă  la Cinquième Salle de la Place des Arts (pour acheter les billets…)

Lorraine Desmarais et son Big Band enflammeront quant Ă  eux la scène du Théâtre Jean-Duceppe le jeudi 9 juillet Ă  20 h avec des extraits de leur rĂ©cent album. (dĂ©tails ici…)

En clĂ´ture du Festival, le 12 juillet Ă  19 h, le projet MontrĂ©al Variations prendra vie dans une mise en scène unique et fidèle de Philippe Dunnigan, concepteur et rĂ©alisateur de l’album. Oliver Jones, François Bourassa, James Gelfand, Jean-François Groulx, Alain Lefèvre, Guy Dubuc, Luc Beaugrand, Guy St-Onge et Lorraine Desmarais seront alors sur scène. (dĂ©tails et extrait audio ici…)

Que la fĂŞte commence!

Alain Lefèvre reçoit l’ordre du QuĂ©bec

18 juin 2009

C’est hier, Ă  la salle du Conseil lĂ©gislatif de l’hĂ´tel du Parlement, Ă  QuĂ©bec, que le premier ministre Jean Charest a rendu hommage Ă  une trentaine de personnalitĂ©s rĂ©cemment admises dans l’Ordre national du QuĂ©bec. Le premier ministre s’est adressĂ© ainsi aux rĂ©cipiendaires en ces mots : « Vous avez dĂ©sormais votre place dans notre mĂ©moire collective et vous ĂŞtes aurĂ©olĂ©s de la reconnaissance du peuple quĂ©bĂ©cois. Aucun sommet n’est trop haut pour qui est nĂ© ou a grandi au QuĂ©bec. » Le pianiste Alain Lefèvre s’est vu octroyer le grade de chevalier lors de la cĂ©rĂ©monie.

Notons Ă©galement que le chef d’orchestre Yoav Talmi sera dĂ©corĂ© du titre d’officier lors d’une cĂ©rĂ©monie ultĂ©rieure.

Lettres de Mozart (2/2)

17 juin 2009

Ă€ Constance, aux bains de Baden

Vienne, 6 juillet 1791

Très chère, excellente petite femme! C’est avec un indescriptible plaisir que j’ai reçu la nouvelle du reçu certain de l’argent… Je ne puis me rappeler, cependant, t’avoir Ă©crit « tout » employer en règlement de comptes. Comment donc l’aurai-je Ă©crit, si je suis une crĂ©ature raisonnable? Si je l’ai fait,  il faut que j’aie Ă©tĂ© bien distrait! Et c’est, du reste, très possible, tant j’ai de choses importantes en tĂŞte. Mon idĂ©e s’appliquait, seulement, aux bains, le reste est pour ton usage quotidien, ce que qui restera encore Ă  payer, comme j’en ai dĂ©jĂ  fait le compte, je le règlerai moi-mĂŞme a mon arrivĂ©e… C’est une vie pas agrĂ©able du tout! Patience! Cela s’amĂ©liorera… et je me reposerai alors dans tes bras!

[...] Maintenant, tu ne peux me faire un plus grand plaisir qu’en Ă©tant contente et gaie…; car si seulement je sais avec certitude que rien ne te manque, toute ma peine m’est chère et agrĂ©able… Oui, la plus fâcheuse embrouillĂ©e situation oĂą je puisse jamais me trouver me semblera bagatelle si je sais seulement que tu es contente et gaie.

Et à présent, porte-toi vraiment bien !

Trois bécots, doux comme sucre, s’envolent d’ici !
[Mozart]

Ă€ Constance, le lendemain

Je ne puis t’expliquer mon impression: c’est une espèce de vide… qui me fait très mal, une certaine aspiration qui n’est jamais satisfaite et ne cesse donc jamais… qui dure toujours et même croît de jour en jour. Quand je pense avec quelle gaieté d’enfant nous avons passé le temps ensemble à Baden… et quelles tristes, ennuyeuses heures je vis ici! Même mon travail ne me charme plus, parce que j’étais habitué à me lever de temps à autre pour échanger deux mots avec toi et que cette satisfaction m’est malheureusement impossible… Si je vais au piano et chante quelque chose de mon opéra, je dois tout de suite m’arrêter : cela me fait trop d’impression! Basta!

À l’abbé Bullinger, son meilleur ami de Salzbourg, après la mort de sa mère (3 juillet 1778)

Très cher ami,
Pour vous tout seul,

Pleurez avec moi, mon ami! Ce fut le jour le plus triste de ma vie. Il faut encore que je vous le dise : ma mère, ma chère maman n’est plus ! Dieu l’a rappelée à lui. Il voulait l’avoir, je le voyais clairement, et c’est pourquoi je me suis remis à la volonté de Dieu. Il me l’avait donnée, il pouvait aussi la prendre. Imaginez l’inquiétude, l’angoisse et les soucis que j’ai endurés pendant ces quinze jours. Elle est morte sans s’en rendre compte, s’est éteinte comme une lumière. [...] Je vous vous prie, très cher ami, conservez-moi mon père, donnez-lui du courage pour qu’il ne prenne pas la nouvelle trop douloureusement ni tragiquement lorsqu’il l’apprendra. Je vous recommande également de tout cœur ma sœur. Allez tout de suite les voir, je vous en prie, ne leur dites pas encore qu’elle est morte, mais préparez-les à l’apprendre. Faites ce que vous voulez, utilisez tous les moyens, veillez seulement à ce que je puisse être rassuré et que je ne doive pas m’attendre encore à un autre malheur. Préservez-moi mon cher père et ma chère sœur. Donnez-moi tout de suite votre réponse, je vous prie.

Wolfang Amadè Mozart

Pour écouter:

Les Trios avec piano (Gryphon Trio)

Symphonies nos 40 et 41(Tafelmusik, Bruno Weil)

Les lettres de Mozart (1/2)

15 juin 2009

Pendant sa vie extrêmement créative, Mozart aura composé près de 700 oeuvres. Ardent au travail, il a néanmoins pris le temps de s’adonner à la rédaction de plus de 1200 lettres, ce qui en fait l’un sinon le plus prolifique compositeur de ce côté-là.

Dans les lettres de Mozart, on y retrouve aussi bien des informations sur les œuvres qu’il compose que des descriptions savoureuses de concerts auxquels il a assisté ou des précisions sur les réactions du public à ses œuvres. Il aimait aussi beaucoup raconter des menus détails qui ponctuaient son quotidien, ce qui nous permet de mieux saisir certains éléments importants de sa personnalité, notamment son indéniable sens de l’humour et son sens de la répartie. On compte aussi de nombreuses lettres d’amour à son épouse Constanze ainsi que des lettres à son père Leopold, à sa sœur Nannerl ou à Joseph Haydn, compositeur et ami. Ces écrits révèlent un visage méconnu d’un être extraordinaire qui nous amuse souvent, nous surprend parfois et nous émeut à chaque fois.

Sur son quotidien

Vienne ce 13 février 1782

Ma très chère sœur !

[...] J’ai déjà décrit à mon père, récemment, l’emploi de mon temps, et je vais le répéter pour toi. À 6 heures du matin, je suis toujours coiffé, à 7 heures, complètement habillé. Alors je compose jusqu’à 9 heures. De 9 heures à 1 heure, j’ai mes leçons. Ensuite je mange, quand je ne suis pas invité, là où l’on mange à 2 ou 3 heures, comme aujourd’hui et demain chez la Comtesse Zichy et la Comtesse Thun. Avant 5 ou 6 heures du soir, je ne peux travailler – et souvent j’en suis empêché par une académie ; sinon, je compose jusqu’à 9 heures. Ensuite je me rends chez ma chère Constanze – mais où le plaisir de nous voir nous est plus d’une fois gâché par les propos aigres de sa mère – ce que j’expliquerai à mon père dans ma prochaine lettre – d’où le désir que j’éprouve de pouvoir la délivrer et sauver le plus tôt possible. À 10 heures et demie ou 11 heures, je rentre chez moi ; cela dépend de l’humeur de sa mère, ou de ma capacité à la supporter. Comme je ne puis être sûr de composer le soir, du fait des académies qui peuvent intervenir ou de l’incertitude où je suis d’être appelé ici ou là, j’ai coutume (surtout quand je rentre tôt) de composer encore un peu avant de dormir – et souvent j’y reste plongé jusqu’à 1 heure – et je me lève à 6 heures. Très  chère sœur ! Si tu crois que je pourrais jamais vous oublier, mon très cher et excellent père et toi, je – mais silence ! Dieu le sait, et cela suffit à me tranquilliser ; qu’il me châtie, si j’en étais capable !

Adieu !
Je suis Ă  jamais
Sincèrement ton frère

W. A. Mozart

P.-S. : De mon très cher père, s’il est déjà à Salzbourg, je baise 1000 fois les mains.

Pour Ă©couter OpĂ©ras pour deux (avec Angèle Dubeau et Alain Marion)…

Sur les six quatuors qu’il dédie à Haydn

Vienne 1er septembre 1785

Ă€ mon cher ami Haydn,

Un père, ayant résolu d’envoyer ses fils [ses six quatuors dédiés à Haydn] dans le vaste monde, estima qu’il devait les confier à la protection et la direction d’un homme, très célèbre alors, qui, par une heureuse fortune, était, de plus, son meilleur ami.

C’est ainsi, homme célèbre et ami très cher, que je te présente mes six fils. Ils sont, il est vrai, le fruit d’un long et laborieux effort, mais l’espérance que plusieurs amis m’ont donné de le voir, au moins en partie, récompensé, m’encourage, me persuadant que ces enfantements me seront un jour de quelque consolation.
Toi-même, ami très cher, au dernier séjour que tu as fait dans cette capitale, tu m’as manifesté ta satisfaction… Ce suffrage de ta part est ce qui m’anime le plus; et c’est pourquoi je te les recommande avec l’espoir qu’ils ne te sembleront pas indignes de ta faveur… Qu’il te plaise donc de les accueillir avec bienveillance et d’être leur père, leur guide, leur ami! De cet instant, je te cède mes droits sur eux, et te supplie en conséquence de regarder avec indulgence les défauts que l’œil partial de leur père peut m’avoir cachés, et de conserver, malgré eux, ta généreuse amitié à celui qui tant l’apprécie. Car je suis, de tout cœur, ami très cher.

Ton sincère ami,
W.A. Mozart

Pour Ă©couter les Quatuors dĂ©diĂ©s Ă  Haydn (Quatuor Alcan)…

Monsieur Rigoletto

12 juin 2009

Tout au long d’une carrière de plus de quarante ans, Louis Quilico fut célèbre surtout pour la qualité exceptionnelle de ses prestations sur scène et ses interprétations du répertoire de Verdi. Il s’est mérité le titre de Monsieur Rigoletto pour avoir chanté ce rôle plus de 500 fois. « J’ai eu la grande chance d’être confortable dans le répertoire de Verdi. Je n’ai jamais eu a y forcer ma voix », expliquait-il en toute simplicité.

DĂ©cĂ©dĂ© en 2000, il reste l’un des grands chanteurs canadiens du dernier siècle, toutes catĂ©gories confondues. On peut l’entendre ici, accompagnĂ© par sa femme Christina Petrowska.

En complĂ©ment, vous voudrez peut-ĂŞtre vous plonger dans cet article sur Verdi, le compositeur du mois chez Qobuz, Guiseppe Verdi, la force d’un destin.