La musique classique au cinéma

Plutôt que de collaborer avec des compositeurs actuels, certains réalisateurs préféreront puiser dans le répertoire classique pour habiller leurs images.  Impossible d’oublier la scène déchirante de Mort à Venise de Luchino Visconti quand on entend l’« Adagietto » de la Cinquième Symphonie de Mahler.

Pensons aussi à la scène follement romantique d’Elvira Madigan du réalisateur suédois Bo Widerberg quand on entend le Concerto pour piano K. 467 de Mozart.

Une des pièces peut-être les plus reprises par de nombreux cinéastes au fil des ans est l’Adagio pour cordes du compositeur américain Samuel Barber, une œuvre qui, dès sa création en 1938, a rallié l’opinion des mélomanes, émus par sa puissance. On peut notamment l’entendre sur les trames sonores de l’oscarisé Platoon d’Oliver Stone, d’Elephant Man de David Lynch et du Fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Claude Jeunet.

Il ne faudrait pas non plus la scène d’anthologie tirée d’Apocalypse Now, mettant en vedette la « Chevauchée des Walkyries » de Wagner.

Et, en terminant, classique des classiques, l’ouverture de 2001: L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (réalisateur qui a toujours porté une attention particulièrement soutenue à ses choix musicaux classiques), sur Ainsi parlait Zarathoustra de Strauss. Bon cinéma!

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