Hommage à André Prévost
Né à Hawkesbury, Ontario, en 1934 et décédé en 2001, André Prévost étudia la composition avec Clermont Pépin et l’écriture avec Jean Papineau-Couture et Isabelle Delorme, avant d’aller poursuivre ses études à Paris avec Messiaen et Dutilleux, puis de se perfectionner en musique électroaccoustique auprès de
Michel Philoppot. De retour sur le continent américain, il travailla aussi au Berkshire Music Center de Tanglewood, Massachusetts avec Copland, Kodaly, Schuller et Carter.
Professeur titulaire à l’Université de Montréal, il y enseigne la composition et l’analyse. On lui doit notamment Terre des Hommes, imposante composition pour double orchestre, trois chœurs et deux récitants, écrite sur un poème de Michèle Lalonde, choisie pour marquer l’inauguration d’Expo 67. On lui doit aussi plus de 60 œuvres, dont Cosmophonie, Variations et thème, Mobiles et nombre de sonates et improvisations. On peut écouter son Improvisation pour violon seul ici, jouée par Angèle Dubeau.
On lui rendra un hommage tout particulier dans les prochains jours. En effet, ce soir 17 h, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur, on soulignera la parution de La musique que je suis, livre rédigé sous la direction de Lyse Richer. L’événement est ouvert à tous. Pour plus de renseignements, composez le (514) 872-5338.
On pourra également voir ou revoir le fascinant documentaire de James Dormeyer, Journal d’une création, dans lequel on suit le compositeur pendant les deux années précédant la première de son Concerto pour violon et orchestre, en avril 1998. Il sera projeté les 4, 6 et 7 octobre à 13 h au Cinéma Parallèle.

