Paul Hindemith (1895-1963)

Violoniste, puis altiste, fervent militant de la musique d’avant-garde, Paul Hindemith reste pourtant largement méconnu du grand public. Il est professeur de composition au conservatoire de Berlin dès 1927, puis en Suisse où il émigre en 1938, bien que n’étant pas juif, en raison de son opposition au nazisme. Il s’établira ensuite aux États-Unis (et deviendra citoyen américain en 1948) et enseignera à la prestigieuse université Yale la composition, de 1940 à 1953, notamment à Lukas Foss, Norman Dello Joio, Mel Powell, Harold Shapero, Hans Otte, Ruth Schonthal et à l’Oscarisé George Roy Hill. Il finira néanmoins sa vie en Europe et s’établira en Suisse où il tiendra la chaire de musicologie de l’Université de Zurich de 1951 à 1953.

Son œuvre est particulièrement vaste (plus d’une centaine de compositions) et touche tous les genres. Il a écrit également plusieurs ouvrages théoriques mais il serait réducteur de le considérer uniquement comme un théoricien.

Je partage ici quelques citations particulièrement inspirées du compositeur.

« Les gens qui font de la musique ensemble ne peuvent pas être ennemis, au moins pas pendant que la musique se fait entendre. »

« Le silence, un des plus doux cadeaux du ciel dans ce monde tapageur! Le silence, l’horizon contre lequel seule la musique assume le contour et la signification. »

« La création artistique est personnelle parce qu’elle est aussi privée que vos rêves; personne ne peut intervenir dans vos fantaisies artistiques, et cependant si des forces physiques peuvent empêcher une œuvre d’art de se réaliser, l’acte personnel de création dans l’esprit de l’artiste ne peut jamais être touché. »

« Les créateurs artistiques sont inépuisables parce que la pensée humaine est inépuisable. »

Je vous invite à découvrir sa magnifique Sonate pour harpe sur l’album Révélation de Valérie Milot, ici…

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