Sonnet de Pétrarque 104
Quand on évoque Liszt, on pense spontanément pyrotechnie mais on oublie trop souvent son côté lyrique, magnifique transmis dans son « Sonnet de Pétrarque no 104 », tiré de ses Années de pèlerinage.
André Laplante l’offre souvent en rappel, au grand plaisir des mélomanes.
La traduction du texte est la suivante:
« La vertu invoquée qui fleurissait en vous, quand Amour commença à vous livrer bataille, produit maintenant des fruits qui égalent ces fleurs, et qui me montrent mon espoir arrivé à bon terme.
Aussi le cœur me dit d’écrire sur le papier des choses qui fassent ressortir la gloire de votre nom ; car nulle part, fût-ce dans le marbre, on ne taille aussi solidement l’image où un héros se vivifie.
Croyez-vous que César, ou Marcellus, ou Paul, ou l’Africain, eussent jamais été rendus tels qu’ils sont ni par le ciseau ni par le marteau ?
Mon Pandolfe, ce sont là des œuvres fragiles pour aller loin ; mais nos travaux sont ceux qui donnent aux hommes l’immortelle renommée. »

