Le nombre d’or en musique

Papageno proposait il y a quelque temps un fort intéressant billet sur le nombre d’or dans la musique de Jean-Sébastien Bach. Si les multiples recherches sur le sujet sont il faut l’admettre assez fascinantes et qu’il ne fait aucun doute que Bach particulièrement aimait beaucoup « jouer » avec ce genre de concept, dans une volonté de s’élever toujours plus près de Dieu, est-il nécessaire de pouvoir décoder tous ces messages « cachés » pour apprécier une pièce musicale?

Poser la question, c’est y répondre. Bien sûr, avant toute chose, la musique parle au cœur, à l’âme, au corps à la rigueur, bien avant de parler au cerveau. Ce qui nous pousse à écouter, encore et encore, une œuvre musicale, ce n’est généralement pas parce que nous souhaitons en connaître les moindres rouages. Bien sûr, en tant qu’interprète, la question est toute autre. De comprendre la structure d’une pièce, d’un mouvement, d’une phrase musicale, d’une modulation, est souvent essentiel pour en transmettre les subtilités et il n’y a rien que j’aime autant que de découvrir de nouveaux « secrets » (ou clins d’œil, si vous préférez) dans une pièce que je croyais avoir totalement maîtrisée. Mais a-t-on besoin de clés pour aimer? Moi, en tout cas, je n’en ai besoin d’aucune pour apprécier par exemple Gestillte Sehnsucht (Nostalgie apaisée) de Brahms, chanté par Marie-Nicole Lemieux…

Lucie

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