Handel: toujours aussi jeune à 327 ans

Georg Friedrich Handel est né à Halle, en Allemagne, le 23 février 1685, quelques semaines avant Bach. Bach a d’ailleurs habité près de la ville natale de Handel toute sa vie mais leurs chemins ne se sont jamais croisés. Le père de George était chirurgien et barbier, une combinaison de métiers qui fait sourire aujourd’hui mais qui était pourtant assez habituelle en ces temps-là. Très jeune, George manifeste des dons surprenants pour la musique. Peu encouragé par son père, il parvient tout de même, probablement avec la complicité de sa mère, à cacher un clavicorde au grenier. Un jour, la chance lui sourit: le duc de Saxe-Weissenfels l’entend et ordonne à son père de lui offrir de vraies leçons de musique. L’organiste local deviendra son professeur et lui enseignera non seulement les bases de l’instrument mais également la composition.

Après la mort de son père en 1697, George se dirige vers le droit, s’y sentant probablement moralement obligé. Pourtant, Händel démontrait déjà une virtuosité exceptionnelle comme organiste et comme claveciniste, maniait le violon avec beaucoup de talent et avait déjà deux malles remplies de compositions! À son entrée à l’Université de Halle, il accepte un poste d’organiste, histoire d’arrondir ses fins de mois et de ne pas perdre la main.

En 1703, après un an d’études en droit, Handel opte définitivement pour la musique et déménage à Hambourg, ville plus cosmopolite. Il enseigne et joue dans l’orchestre de l’opéra (violon et clavecin). À l’âge de 20 ans, il compose son premier opéra, Almira, qui reçoit un accueil chaleureux du public.  Cinq ans plus tard il acceptera un poste permanent chez un prince allemand, mais demande rapidement une année sabbatique pour aller visiter Londres. En deux semaines, retravaillant du «vieux» matériel (une blague raconte que Handel a composé plus d’opéras que d’air, tellement il « recycle » souvent ses airs), il compose l’opéra Rinaldo, qui séduit immédiatement les Anglais. Il finira par s’établir à Londres en 1714. Il y restera jusqu’à sa mort en 1759 tout en conservant une passion dévorante pour les voyages. Il est enterré auprès des rois et des reines à l’Abbaye de Westminster.

On peut entendre ici certaines de ses cantates italiennes, interprétées par Marie-Nicole Lemieux et Luc Beauséjour.

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