Archive pour la catégorie ‘Actualités’

Le 11 septembre en musique

10 septembre 2011

Week-end fertile en commémorations diverses soulignant le 10e anniversaire des tristement célèbres événements du 11 septembre 2001. Si plusieurs chanteurs et groupes pop ont consacré une chanson au sujet, quelques compositeurs classiques se sont aussi penchés sur la chose.

Tout récemment, était lancé WTC 9/11 de Steve Reich qui intègre des voix de contrôleurs aériens et de pompiers à la trame musicale. La couverture originale (une photo des tours s’écroulant) avait fait couler beaucoup d’encre et forcé Reich et l’étiquette à opter pour un plan B. On peut en entendre un extrait ici, par le Kronos Quartet.

Écrite un an après la tragédie, On the Transmigration of Souls de John Adams, lauréate du Pulitzer, particulièrement envoutante, reste l’une des pièces marquantes associées à l’événement.

John Adams explique ici sa démarche compositionnelle.

John Corigliano a écrit en 2005 une Å“uvre chorale, One Sweet Morning, basée sur quatre poèmes au sujet de la guerre donc pas directement liée aux événements, mais d’une réelle pertinence ici.

Le compositeur David Del Tredici a intégré à sa suite hommage à New York, Gotham Glory, le troublant « Missing Towers »

Plus tard aujourd’hui, le San Francisco Opera créera Heart of a Soldier de Christopher Theofanidis, un opéra qui mettra en vedette le baryton Thomas Hampson dans le rôle de Rick Rescorla, chef de la sécurité pour Morgan Stanley, qui avait anticipé les attaques sur les tours jumelles et implanté des procédures d’évacuation qui en ont semble-t-il sauvé plusieurs.

Pour voir (ou revoir) le concert d’hier

8 septembre 2011

Vous avez raté la Neuvième Symphonie de Beethoven, Å“uvre interprétée par l’OSM hier soir lors de l’inauguration de la Maison symphonique ? Aucun souci! Vous pouvez revoir le tout en ligne, ici même…

Jour J

7 septembre 2011

C’est en fin d’après-midi, entre 17 h et 18 h, que les invités spéciaux se presseront pour découvrir la  nouvelle résidence de l’Orchestre symphonique de Montréal à partir de maintenant. Parmi ceux-ci, sont bien sûr attendus le premier ministre du Québec, le maire de Montréal et divers politiques, mais aussi plusieurs artistes, dont Angèle Dubeau et Alain Lefèvre. Même si vous n’avez pas de billet, vous pouvez faire comme si vous étiez aux Oscars et vous presser le long du tapis mauve.

Le concert devrait débuter vers 18 h 45, après diverses allocutions, mais sera retransmis sur écran géant dès 20 h 45. Si la température collabore, apportez votre piquenique et profitez des divers spectacles qui seront présentés sur le site, notamment par le cirque Éloize.

Vous vous sentez pantouflard? Pas de souci, vous pourrez vous glisser dans la salle dès 21 h, grâce à la télé de Radio-Canada ou sur Internet et entendre la Neuvième de Beethoven comme si vous y étiez.

À deux jours de l’ouverture de la Nouvelle Salle

5 septembre 2011

Plus que deux jours avant le grand public ne découvre cette nouvelle salle, consacrée au répertoire symphonique, mais qui devrait permettre l’intimité des concerts de musique de chambre. Les médias s’en donnent bien sûr à cÅ“ur joie…

« En visitant la nouvelle salle de Montréal, nous avons été immédiatement séduits par la beauté, les rondeurs, la chaleur confiante et la clarté qui se dégagent naturellement de cet environnement tapissé de hêtre, explique Christophe Huss du Devoir. La salle montréalaise est accueillante, invitante, ce qui contribue à amener de manière récurrente dans la conversation le mot «confortable». « On s’y sent bien. C’est important, car la perception de l’acoustique est liée aux autres sens.  »

(L’article complet est ici…)

La Presse propose quant à elle un dossier sur la salle, qui comprend une fascinante entrevue avec l’acousticien Tateo Nakajima, violoniste et chef d’orchestre de formation.

« Le revêtement de hêtre, les insertions de plâtre aux étages supérieurs, les courbes des murs, chaque élément vise à permettre une diffusion égale des hautes et des basses fréquences, ainsi qu’à rediriger le son vers l’endroit le plus difficile à atteindre: le centre du parterre. « L’acoustique, c’est le véhicule par lequel on peut faire les choses, mais ce n’est pas la finalité», dit toutefois Tateo Nakajima.

L’idée, c’est de créer un lieu apte où les musiciens se sentiront bien et auront envie de jouer, une salle qui donne l’impression d’attendre qu’on y joue de la musique», insiste l’acousticien, qui hésite à entrer dans les détails techniques.

De son point de vue, la qualité de l’acoustique n’a de valeur que si elle est combinée au plaisir visuel et sensoriel qu’offre l’architecture et la clarté de la salle. Ainsi, le revêtement de bois n’a pas été choisi seulement pour ses propriétés acoustiques, mais parce que « les gens, en particulier les musiciens, aiment le bois ». »

Sans aucune surprise, la nouvelle salle se retrouve également en couverture du numéro courant de La Scena Musicale (ici, en version PDF).

« Pour moi, il est important que ça sonne comme le Québec, construit avec du bois du Québec par des artisans du Québec, avec un orgue du Québec », explique dans l’article Kent Nagano.

La salle n’a pas fini de nous révéler ses secrets et pourrait prendre entre un an et demi et deux ans à se « stabiliser ». Peu importe, la fébrilité est là et on a hâte de l’entendre sonner.

La nouvelle salle fait déjà parler d’elle

31 août 2011

Quelques répétitions déjà ont été tenues dans la nouvelle salle de la Place des Arts, future résidence officielle de l’OSM. L’acoustique est-elle à la hauteur? Il semble que oui, du moins si l’on se fie à Louis Charbonneau, timbalier pendant de nombreuses années avec l’Orchestre, qui s’est glissé en salle, histoire d’apprécier le travail sonore de ses collègues et qui a trouvé que l’orchestre sonnait (enfin) aussi bien que dans les meilleures salles européennes où il s’était déjà produit.

Mais qu’en est-il de l’élément architectural? Aurait-on dû imposer une « signature » à ce nouvel édifice, quelque chose qui fasse qu’on le reconnaisse d’un seul coup d’œil, comme l’Opéra de Sydney ou la Philharmonie de Berlin par exemple – ou plus proche de nous, notre « célèbre » stade olympique…

Nathalie Petrowski s’interroge dans La Presse d’aujourd’hui. « Ce n’est pas tous les jours qu’une nouvelle salle de concert naît chez nous. Celle-ci a mis plus de 20 ans à devenir une réalité. C’est formidable qu’elle existe enfin. C’est juste dommage que son architecture ne soit pas à la hauteur de son acoustique d’exception. »

Pour lire l’article…

La nouvelle salle de l’OSM: quelques chiffres

26 août 2011

Dix jours encore avant l’inauguration officielle de la toute nouvelle salle de l’Orchestre symphonique et, bien sûr, les préparatifs vont bon train. Ce week-end, les acousticiens procéderont à des tests de calibration de la salle, alors que quelques chanceux en salle serviront de témoins (dans les deux sens du terme).

Alors, quelques détails techniques, histoire d’attiser votre curiosité, avant de découvrir la nouvelle salle par vous-mêmes?

  • La nouvelle salle de concert peut accueillir jusqu’à 2117 spectateurs assis, dont 200 sièges disponibles pour des spectateurs dans la section du chÅ“ur, lorsque celle-ci n’est pas utilisée.
  • La scène peut accommoder jusqu’à 120 musiciens et une chorale de 200 voix.
  • L’auditorium répond au critère de bruit N1, selon lequel aucun bruit n’est audible à l’oreille humaine.
  • L’auditorium est du type « boîte à chaussures », avec une géométrie relativement étroite, haute et longue, ainsi que par la présence de sièges sur plusieurs niveaux de balcons et entourant la scène.
  • Toutes les surfaces de l’auditorium sont recouvertes de bois. Le bois de hêtre du Québec est utilisé à la fois pour ses propriétés acoustiques et visuelles.

Vous pourrez découvrir le tout par vous-mêmes, lors des portes ouvertes qui se tiendront du 7 au 14 septembre. Détails sur le site Internet de l’OSM…

Un orchestre israélien joue Wagner au Festival de Bayreuth

28 juillet 2011

La 100e édition du mythique Festival de Bayreuth s’est ouverte lundi avec la présentation de l’opéra Tannhäuser et, surprise!, un fond de controverse. Après la saga entourant la direction artistique du festival, voici que mardi, l’Orchestre de chambre israélien, invité dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Franz Liszt (accessoirement ami et beau-père de Wagner) a terminé son concert par Siegfried-Idyll. Nul besoin de rappeler que l’œuvre de Wagner reste taboue en Israël même si, il y a déjà 10 ans de cela, Daniel Barenboïm avait osé jouer un extrait de Tristan et Isolde avec l’Orchestre philharmonique de Berlin à Jérusalem.

On avait préparé les musiciens (qui n’ont commencé à répéter la pièce que 48 heures avant le concert, en sol germanique donc) à la possibilité qu’il pourrait y avoir du chahut, mais au final, la musique a gagné. Katharina Wagner, co-directrice du festival et arrière-petite-fille du compositeur, qui avait parrainé la venue de l’orchestre, a assisté au concert du premier rang.

« Je viens tous les ans à Bayreuth depuis 1951 et on vient de vivre un moment historique », a expliqué pour sa part Mechtild Habiger, une spectatrice de 80 ans. « C’était vraiment un grand moment, mais en plus l’orchestre était vraiment très bon. Ils ont très bien joué, avec beaucoup d’empathie, et l’ovation debout du public était justifiée. »

De retour

26 juillet 2011

Je me suis volontairement plus ou moins déconnectée des actualités musicales pendant une semaine, mais avais hâte de savoir comment s’étaient passés les concerts du Philadelphia Orchestra au Festival de Lanaudière. On se rappellera que, lors des concerts du week-end dernier, le mythique orchestre était placé sous la direction de Charles Dutoit, qui faisait un premier retour dans la région métropolitaine depuis son départ fracassant de l’OSM en 2002.

Deux heures avant le premier des deux concerts, le chef acceptait de rencontrer quatre journalistes de la presse spécialisée. Il a notamment confié qu’il rêvait de mettre sur pied un orchestre de jeunes Nord et Sud-Coréens.

La rancÅ“ur envers la phalange montréalaise n’est pas tout à fait éteinte, peu s’en faut. « Un jour on parlera, quand il y aura eu des changements, » peut-on lire dans Le Devoir.

Et la musique dans tout ça? Le fameux « Philadelphia Sound » séduit toujours autant, même si l’orchestre a dû se produire dans des conditions de chaleur et d’humidité extrêmes, certes non recommandables pour les instruments. Samedi soir, un rappel a été offert au public, la Valse triste de Sibelius, dont l’interprétation a été précédée de ce message du chef: « Je suis revenu pour VOUS… Je suis parti un peu brusquement… En rappel, je vous laisse cette petite carte postale nostalgique… » Un petit fond de tendresse, quand même…

O Kébec

24 juin 2011

Raôul Duguay a récemment écrit un hymne national québécois, qu’il considère « l’œuvre la plus importante de sa vie ». Les critiques ont été acerbes de la part de certains journalistes, mais déjà, d’autres louent son lyrisme. Malgré les blessures infligées à son amour-propre, il continue de défendre l’hymne en question, disponible en version courte, longue et instrumentale. Il s’entretient ici avec Nathalie Petrowski…

Et vous, qu’en pensez-vous? Joyeuse St-Jean!

Les qualités d’un gagnant

24 mai 2011

Le cœur des mélomanes montréalais bat dès cet après-midi au rythme du Concours Musical International de Montréal devenu, en dix ans, un incontournable du circuit. Cette fois, 161 pianistes originaires de 30 pays différents ont soumis fin janvier leur candidature. De ceux-ci, 24 candidats tenteront de séduire un jury qui en a vu – et entendu – bien d’autres. Que recherchera ce dernier?

Vous pouvez lire les réponses d’Arnaldo Cohen et Jean-Philippe Collard, en page 22 du numéro de mai de La Scena Musicale