Portrait de François-Mario Labbé dans Le Devoir
13 octobre 2010
Enfant, il souhaitait être « morning man », histoire sans doute de partager ses coups de cœur musicaux entre deux interventions. Entrepreneur né, il met sur pied à 25 ans une compagnie de tournée, avant de fonder, en 1982, Gestion artistique mondiale, l’un des plus importants bureaux imprésarios au Canada, dont il acquiert deux ans plus tard la totalité des actions. Le rêve n’était pourtant pas complet et, en 1988, Analekta voit le jour, étiquette à la personnalité distincte qui continue de se démarquer, plus de 20 ans après. Le Devoir trace un portrait de l’homme d’affaires dans son édition d’hier. Et l’avenir de la musique classique, devrait-on s’inquiéter?
« Je crois à la dématérialisation. Il y aura de multiples façons de consommer de la musique. Nous serons les derniers à vendre des CD dans environ 10 ou 15 ans. Le numérique va entraîner un retour à la gratuité de la musique, comme l’écrivait Jacques Attali, il y a quatre ans. La rémunération passera par un abonnement au câble, ce qui est déjà commencé. Il restera des ventes à la pièce sur Internet. Et puis, il y aura aussi la publicité. Un fournisseur offrira un MP3 gratuitement, à la condition que le client écoute une publicité pendant le chargement. Ce sera un client captif, content qu’on lui donne un cadeau, de la musique par exemple. »









