Archive pour la catégorie ‘Anniversaires’

Journée internationale de la musique

1 octobre 2011

En ce 1er octobre, la musique et ses artistes sont tout particulièrement Ă  l’honneur. Créée en 1975 par Lord Yehudi Menuhin, cette journĂ©e souhaitait approfondir la rĂ©flexion sur le rĂ´le de la musique et promouvoir la musique dans la sociĂ©tĂ©. Je vous propose pour l’occasion de dĂ©couvrir le prochain album de la harpiste ValĂ©rie Milot qui, avec Antoine Bareil (qui signe aussi les arrangements), Christian PrĂ©vost, Marjolaine Goulet et Dominique Girard, offrent des relectures classiques de mĂ©lodies de Simon & Garfunkel.

« C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai travaillĂ© Ă  cet album classique centrĂ© autour des mĂ©lodies de Simon & Garfunkel, explique Antoine Bareil. La richesse des harmonies aux violons, la grâce de la harpe, la profondeur de la contrebasse et la noblesse du cor sauront, je l’espère, vous plaire et rendre justice Ă  ces mĂ©lodies qui ont traversĂ© les Ă©poques et continuent de nous toucher aujourd’hui. »

Joyeux anniversaire Dmitri

25 septembre 2011

Il y a 105 ans aujourd’hui, Dmitri Chostakovitch naissait. Souvent considĂ©rĂ© aujourd’hui comme le « Beethoven du XXe siècle », il est l’auteur de 15 symphonies monumentales, vĂ©ritables chants du peuple soviĂ©tique, dans lesquelles il loue en apparence le rĂ©gime (en utilisant par exemple des chants ou des rythmes militaires) mais le dĂ©crie de façon dĂ©guisĂ©e (juxtaposant par exemple Ă  ces chants des dissonances). Il en dit: « La plupart de mes symphonies sont des monuments funĂ©raires, a affirmĂ© Chostakovitch. Trop de gens, chez nous, ont pĂ©ri on ne sait oĂą. Et nul ne sait oĂą ils sont enterrĂ©s. MĂŞme leurs proches ne le savent pas. OĂą peut-on leur Ă©riger un monument ? Seule la musique peut le faire. Je leur dĂ©die donc toute ma musique »

Même s’il s’est mérité à plusieurs reprises le Prix d’État et le Prix Lénine (en 1954, il sera même nommé « Artiste du peuple soviétique »), il se sentira constamment déchiré entre son œuvre « officielle », louangée par les dirigeants (et les pressions qu’il devra subir pour la réaliser) et son œuvre intime, d’une grande liberté, magnifiquement transmise notamment dans ses 15 quatuors à cordes et deux trios à cordes. « En écoutant ma musique, vous découvrirez la vérité sur moi, l’homme et l’artiste ».

Pour Ă©couter ses trios avec piano, interprĂ©tĂ©s par le Gryphon Trio…

On peut aussi écouter son Concerto pour piano no 1 et sa symphonie de chambre, interprétés par Serhiy Salov et I Musici de Montréal

Le 11 septembre en musique

10 septembre 2011

Week-end fertile en commémorations diverses soulignant le 10e anniversaire des tristement célèbres événements du 11 septembre 2001. Si plusieurs chanteurs et groupes pop ont consacré une chanson au sujet, quelques compositeurs classiques se sont aussi penchés sur la chose.

Tout rĂ©cemment, Ă©tait lancĂ© WTC 9/11 de Steve Reich qui intègre des voix de contrĂ´leurs aĂ©riens et de pompiers Ă  la trame musicale. La couverture originale (une photo des tours s’Ă©croulant) avait fait couler beaucoup d’encre et forcĂ© Reich et l’Ă©tiquette Ă  opter pour un plan B. On peut en entendre un extrait ici, par le Kronos Quartet.

Écrite un an après la tragĂ©die, On the Transmigration of Souls de John Adams, laurĂ©ate du Pulitzer, particulièrement envoutante, reste l’une des pièces marquantes associĂ©es Ă  l’Ă©vĂ©nement.

John Adams explique ici sa démarche compositionnelle.

John Corigliano a Ă©crit en 2005 une Ĺ“uvre chorale, One Sweet Morning, basĂ©e sur quatre poèmes au sujet de la guerre donc pas directement liĂ©e aux Ă©vĂ©nements, mais d’une rĂ©elle pertinence ici.

Le compositeur David Del Tredici a intégré à sa suite hommage à New York, Gotham Glory, le troublant « Missing Towers »

Plus tard aujourd’hui, le San Francisco Opera crĂ©era Heart of a Soldier de Christopher Theofanidis, un opĂ©ra qui mettra en vedette le baryton Thomas Hampson dans le rĂ´le de Rick Rescorla, chef de la sĂ©curitĂ© pour Morgan Stanley, qui avait anticipĂ© les attaques sur les tours jumelles et implantĂ© des procĂ©dures d’Ă©vacuation qui en ont semble-t-il sauvĂ© plusieurs.

Bonne fĂŞte Alessandro

24 août 2011

Aujourd’hui, 24 aoĂ»t, naissait Ă  Venise en 1684, le compositeur Alessandro Marcello, fils de sĂ©nateur qui, mĂŞme s’il avait fait de sĂ©rieuses Ă©tudes musicales, n’aurait jamais Ă  en faire un mĂ©tier. Il donnait nĂ©anmoins une sĂ©rie de concerts hebdomadaires chez lui et l’art occupait la majeure partie de ses journĂ©es. En effet, en plus de composer, il jouait du violon, chantait, peignait, Ă©crivait de la poĂ©sie, en plus de s’adonner aux mathĂ©matiques et Ă  la philosophie.

Alessandro a longtemps Ă©tĂ© dans l’ombre de son frère Benedetto, impliquĂ© de plus près dans les intrigues politiques de la ville. On le connait maintenant surtout pour son concerto pour hautbois, cordes et basse continue en rĂ© mineur qui servit, avec les concertos de Vivaldi, de modèle Ă  Bach. Le concerto a Ă©tĂ© publiĂ© en 1718, chez Jeanne Roger, dans un recueil de Concert a cinque signĂ©s par divers auteurs, dont Vivaldi et Albinoni. Les recoupements ont pris un certain temps Ă  se faire, puisque le manuscrit du concerto pour clavier BWV 974 de Bach mentionne qu’il est tirĂ© d’un certain Eterico Stinfalico… pseudonyme d’Alessandro Marcello dans l’acadĂ©mie romaine d’Arcadie, cercle d’intellectuels rĂ©unis Ă  Rome autour de la reine Christine de Suède!

On peut Ă©couter sur l’album Festin baroque de Tafelmusik ici…

Joyeux anniversaire Satie

16 mai 2011

« Je m’appelle Erik Satie, comme tout le monde. » Compositeur à l’humour décapant, solitaire amical, libre penseur, marginal volontiers décalé, « gymnopédiste » comme il se décrivait lui-même, Erik Satie est pourtant un artiste profondément de son temps, qui a fréquenté Debussy, Ravel, Poulenc, Milhaud, Picasso, Diaghilev, Cocteau. Ses pièces pour piano, brèves, sans développement, sans barres de mesure, truffées d’indications tantôt précises (« Portez cela plus loin »), tantôt surréalistes (« Très luisant », « Ouvrez la tête »), se veulent dépouillées jusqu’à l’ascétisme.

Il aurait eu 145 ans demain.

Pour l’Ă©couter dans certaines de ses pages emblĂ©matiques pour piano, interprĂ©tĂ©es par Francine Kay…

Événement surprise pour un anniversaire

15 avril 2011

J’aime ces flashmobs, qui prennent d’assaut une gare, une foire alimentaire, un marchĂ© public, le parvis d’une Ă©glise et, l’espace d’un instant, sĂ©duisent le public prĂ©sent par hasard en dansant, en chantant ou en jouant. Pour fĂŞter son 30e anniversaire, l’Orchestre mĂ©tropolitain a dĂ©cidĂ© de renouveler le genre, hier midi, au Complexe Desjardins, grâce en partie Ă  la complicitĂ© des Ă©lèves en concentration musique de l’École secondaire St-Luc.

Rien de tel que de revisiter le classique de tous les classiques, l’« Hymne Ă  la joie » de la Neuvième Symphonie de Beethoven, qu’on peut assaisonner Ă  tant de sauces sans qu’il ne perde une seule once de son charme.

Ce qui m’a le plus inspirĂ©e ici? Les sourires des jeunes, visiblement ravis de prendre part Ă  cet Ă©vĂ©nement surprise. Qui a dit que la musique classique Ă©tait passĂ©e de mode?

Le MĂ©tropolitain offre son concert 30e anniversaire dimanche après-midi. Au programme, Bruckner, Orion de Vivier et deux crĂ©ations d’Ĺ“uvres. On peut lire un article sur le sujet dans La Presse d’aujourd’hui…

Joyeux anniversaire Telemann

14 mars 2011

C’est le 14 mars 1681 que naissait Georg Philipp Telemann, certes l’un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire de la musique occidentale. (Il a Ă©crit plus d’Ĺ“uvres que Bach et Handel rĂ©unis.) Il Ă©tait certes le plus apprĂ©ciĂ© des compositeurs allemands de son Ă©poque, Ă©clipsant mĂŞme Bach cĂ´tĂ© prestige (rappelons que Telemann Ă©tait le premier choix du conseil de la ville de Leipzig pour occuper le poste de cantor mais, comme il n’était pas disponible, on proposa l’emploi Ă  Bach plutĂ´t) et salaire (le salaire de Telemann Ă©tait trois fois plus Ă©levĂ© que celui de Bach). Telemann a Ă©crit plus de 1000 cantates, sans compter passions, oratorios, messes, opĂ©ras, sonates, chants, Ĺ“uvres pour clavier, suites orchestrales et concertos.

Il a aussi fondé en 1704, le Collegium Musicum qui, quelques années plus tard (de 1729 à 1739), sera placé sous la direction de Bach. Les membres de ce groupe informel de musiciens amateurs se rencontraient chaque semaine en plein air ou dans un des cafés de la ville, notamment au Café Zimmermann, à Leipzig.

On peut entendre sa sonate pour deux flĂ»tes (l’une Ă  bec, l’autre traversière, les deux Ă©tant en bois nĂ©anmoins Ă  l’Ă©poque de Telemann) sur l’enregistrement Telemann et les gitans baroques de l’Ensemble Caprice.

Anniversaires 2011

7 janvier 2011

Chopin sera sorti le grand gagnant des anniversaires 2010, suivi de près par Mahler qui continuera d’ĂŞtre très prĂ©sent cette annĂ©e, 2011 Ă©tant le centenaire de sa mort. On pourra oublier Schumann (Ă  peine prĂ©sent) et surtout Barber, le grand oubliĂ© de 2010.

Alors, en 2011, qui cĂ©lĂ©brerons-nous? Tout d’abord, on soulignera le 200e anniversaire de naissance de Franz Liszt, qui a irrĂ©mĂ©diablement transformĂ© le concept mĂŞme du rĂ©cital de piano, Ă©galement orchestrateur douĂ© et visionnaire remarquabls. Ce sera Ă©galement le 150e anniversaire de la crĂ©ation parisienne de Tannhäuser de Wagner, un des plus grands fours de l’histoire de la musique classique, mais aussi le 100e anniversaire de la crĂ©ation de Petrouchka de Stravinski, ballet qui devait propulser le jeune compositeur vers des sommets vertigineux, et du Pierrot lunaire d’Arnold Schoenberg, une des oeuvres qui fera basculer irrĂ©mĂ©diablement le romantisme vers le modernisme.

De Liszt, je vous propose la mélodie Oh! quand je dors, interprété par la soprano Chantal Dionne et la pianiste Louise-Andrée Baril.

Joyeux anniversaires…

22 décembre 2010

Le 22 dĂ©cembre est une journĂ©e plutĂ´t faste, cĂ´tĂ© anniversaires musicaux. En effet, Carl Friedrich Abel est nĂ© le 22 dĂ©cembre 1723, le roi de la contrebasse Giovanni Bottesini en 1821, Maria Teresa Carreno en 1853, Giacomo Puccini en 1858 (Ah! l’air « Quando me n’ vo’ » de La Bohème!), Franz Schmidt en 1874 et Edgar Varèse en 1883.

On ne saurait Ă©galement passer sous silence la première d’une des oeuvres les plus connues du rĂ©pertoire classique, la Cinquième Symphonie de Beethoven. Eh oui, le 22 dĂ©cembre 1808, rĂ©sonnaient pour la première fois les fameux pa-pa-pa-pam…

Ă€ Ă©couter ici, par l’Orchestre de la Francophonie et Jean-Philippe Tremblay.

Traditions de Noël

13 décembre 2010

Il y a quelques jours, certains ont cĂ©lĂ©brĂ© la Saint Nicolas en glissant de petites Ă©trennes dans les souliers. Aujourd’hui, en Scandinavie, la Sainte Lucie (Sankta Lucia en suĂ©dois, mais elle fait tellement partie de la vie courante qu’on l’appelle tout simplement Lucia) lance officiellement la saison des festivitĂ©s de NoĂ«l. Son prĂ©nom vient du latin lux, lucis, dĂ©signant la lumière, et il n’est donc pas surprenant que la lumière joue un rĂ´le essentiel dans cette fĂŞte, qui tombait Ă  l’origine le jour du solstice d’hiver.

Dans chaque village, une jeune fille représentant la sainte est désignée. Vêtue de blanc, une couronne de bougies sur la tête, elle passe de maison en maison avec son cortège de fillettes en robe blanche et de garçons portant des bonnets pointus parsemés d’étoiles, afin d’apporter la lumière, symbole de vie et de renouveau pour l’année à venir.

On chantera notamment la chanson Santa Lucia, dont la mĂ©lodie reprend celle de la chanson napolitaine bien connue, mais les diverses versions scandinaves parlent de la lumière avec laquelle Lucia vainc le noir. Pour accompagner les cĂ©lĂ©brations, en Suède on mangera traditionnellement des lussekatt, des gâteaux d’Ă©pices au safran.

Pourquoi ne pas Ă©couter aujourd’hui un chant de NoĂ«l scandinave, de Sibelius peut-ĂŞtre? Ă€ Ă©couter sur l‘album de NoĂ«l d’Angèle Dubeau & La PietĂ …