Archive pour la catégorie ‘critique’

La Neuvième de Beethoven de l’OSM convainc

21 novembre 2011

Le dernier album de l’Orchestre symphonique de Montréal, qui poursuit son intégrale des symphonies de Beethoven en proposant une interprétation de la Neuvième, suscite des commentaires plus que positifs dans la presse depuis son lancement.

« Auditeurs de musique en chambre, réjouissez-vous! Vous entendrez dans ce CD nettement plus de choses que si vous aviez été à la Maison symphonique le 7 septembre dernier. Les différences dans la lisibilité des lignes d’instruments à vent dans le 1er mouvement (sublime basson!) ou l’impact des cordes graves sont telles qu’on se demande s’il s’agit bel et bien de la même exécution… […] Le disque de cette Neuvième documente donc tout autant l’état acoustique des lieux pendant cette semaine d’ouverture que la musique », souligne Le Devoir.

La Presse n’hésite pas à accorder 4 étoiles à l’enregistrement et précise: « La direction de Kent Nagano est étonnamment vivante et nuancée, et l’orchestre lui répond dans le même sens, tout comme, au finale très attendu, la puissante formation constituée des Choeurs de l’OSM et de Tafelmusik (de Toronto) et les excellents chanteurs solistes: Erin Wal l, Mihoko Fuj imura, Simon O’Neill et Mikhaïl Petrenko. […] Avant tout, il est enfin possible d’écouter cette Neuvième hors du contexte plutôt particulier du 7 septembre. En raison de l’acoustique nouvelle et non encore fixée, le son n’était pas le même partout dans la salle. Ici, la qualité sonore rejoint celle d’un grand enregistrement de studio. »

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Une « Héroïque » remarquée

4 avril 2011

L’Orchestre symphonique de Montréal et son directeur musical Kent Nagano lançaient récemment Des dieux, des héros et des hommes, un couplage intéressant qui juxtapose la Symphonie no 3 de Beethoven à la passablement moins connue musique du ballet Les Créatures de Prométhée. La critique salue déjà l’excellence de cet enregistrement. Claude Gingras de La Presse parle d’« une lecture toujours très correcte et l’orchestre est impeccable de musicalité et d’équilibre » alors que Christophe Huss dans Le Devoir souligne:

« Nagano tourne le dos à une tradition belliqueuse dans l’interprétation de l’Héroïque: pas de gros coups de massue ni d’accents démiurgiques, mais une transparence exceptionnelle, une mise en valeur des bois — fidèlement à l’influence française dans cette composition — et un dosage très minutieux, et minimal, du vibrato. L’absence de vibrato donne un côté lapidaire et inéluctable à la Marche funèbre.
Loin des grands fracas et démonstrations de force, Nagano et l’OSM humanisent l’Héroïque dans une optique post-haydnienne et une atmosphère de musique de chambre, patente dans le Finale. »

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Portraits ce soir à L’Astral

30 mars 2011

Angèle Dubeau & La Pietà proposent ce soir à L’Astral un programme comprenant des extraits des trois albums de la série Portraits, consacrés respectivement à Philip Glass, Arvo Pärt et John Adams. On pourra y entendre des extraits the Shaker Loops , des John’s Alleged Books of Dances et Road Movies de John Adams, une sonate pour violon et piano entièrement revue, dans laquelle Angèle Dubeau sera rejointe par Louise Bessette, ainsi que l’ouverture de La Belle et la Bête, Mishima et la populaire suite de The Hours de Philip Glass, ainsi que Summa et Cantus in memoriam Benjamin Britten d’Arvo Pärt. Le lieu est particulièrement convivial et j’y serai.

Commentant le disque consacré à John Adams, Alain Brunet de La Presse écrivait: « De tous les enregistrements que je connais de La Pietà, ce Portrait de John Adams est le meilleur. Le niveau d’exécution atteint par l’ensemble de la violoniste y est très très élevé vu les exigences de ces œuvres écrites pour cordes par le compositeur américain John Adams. Avec tout le respect qu’on doit à Philip Glass et Arvo Pärt, que La Pietà a déjà interprétés dans le cadre d’une même série, ces trois œuvres d’Adams exigent une expertise de calibre international. »

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L’album de Noël d’Angèle Dubeau & La Pietà séduit

28 novembre 2010

« Avec l’ensemble La Pietà, la violoniste et chef d’orchestre Angèle Dubeau vient de réussir un petit exploit: un album parfait pour ceux qui détestent la musique de Noël, pourtant empreint de la joie et de l’esprit du temps des Fêtes, parfait pour ceux qui aiment la musique de Noël! », écrit Marie-Christine Blais dans l’édition du week-end du journal La Presse en évoquant le premier disque de Noël de la violoniste virtuose.

Angèle Dubeau évoque d’ailleurs son album en ces termes: « C’est vrai qu’il peut s’écouter en tout temps, convient la violoniste.ais quand même, j’espère qu’on y perçoit une même vibration: celle d’une fête tournée à la fois vers l’intérieur et le partage, une fête de la famille. D’ailleurs, c’est pour cela qu’il me fallait absolument des carillons (dans le morceau d’ouverture, du compositeur Finnois Armas Maasalo), je pense que c’était pour me souvenir de Noël dans mon Saint-Norbert natal… »

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Pour écouter l’album de Noël d’Angèle Dubeau & La Pietà…

Le joueur de triangle

27 octobre 2010

Louis, jeune percussionniste qui a de la difficulté à se faire un nom, a l’impression de voir sa vie lui échapper. Célibataire depuis que Véronique l’a laissé six mois auparavant, locataire d’un appartement des plus exigus, incapable de gagner sa vie correctement, il voit sa vie basculer un soir, alors que l’attend sur son répondeur un message de l’Orchestre Symphonique. En effet, on lui offre un contrat qu’il n’espérait plus, pour jouer une seule note de triangle, lors de la création d’une Å“uvre du compositeur coréen Park In Won. Ce qui aurait pu s’avérer un jeu d’enfant devient bientôt un cauchemar pour Louis, dès qu’il évoque cette dite note, que ce soit chez lui, en répétition, ou dans les instants précédant le concert. Cherchant par tous les moyens à vaincre cette angoisse, il rencontrera d’autres protagonistes qui, l’un après l’autre, dévoileront un nouveau pan d’une histoire contrapuntique.

Dans ce deuxième roman, paru chez Leméac l’année dernière, Nicolas Gilbert privilégie une langue fluide, sans aspérités, mais le compositeur n’a pas résisté à intégrer juste assez de clins d’oeil pour que les spécialistes sourient (parfois jaune) en catimini. La grande forme offre une stabilité à l’édifice mais s’efface derrière la vivacité de la narration. On s’attache aux personnages croisés par Louis, que ce soit le chef d’orchestre Pierre Delambre (un composite savoureux des archétypes rencontrés dans le milieu), la mystérieuse Justine (qui doit faire face à certains choix existentiels douloureux elle aussi), Serge Cardinal, chef de la section des percussions qui tente de colmater l’angoisse de Louis en lui faisant rencontrer Deléglise, percussionniste à la retraite (et sacré numéro) ou même le proprio de Louis (qui tient un salon de coiffure au rez-de-chaussée). On tourne les pages, avec plaisir, réalisant parfaitement que l’auteur tisse les fils d’une histoire dont le dénouement n’est peut-être pas celui que l’on attendait. On réalise surtout que, en quelques centaines de pages, l’auteur a su trouver sa voix.

Quatre étoiles et demie pour l’album de Jimmy Brière

20 septembre 2010

Claude Gingras de La Presse a particulièrement apprécié l’enregistrement récent du pianiste Jimmy Brière consacré aux Å“uvres pour piano de Korngold, Rota et Corigliano. Il écrit notamment:

« Il existe quelques enregistrements de la deuxième Sonate de Korngold. Celui de Brière est pleinement convaincant, le fait d’un technicien accompli et d’un musicien authentique. On peut même entendre le troisième mouvement, Largo, joué par Korngold lui-même (un document de 1951, repris en différentes rééditions dont un 33-tours Varèse-Sarabande paru en 1978). Aussi bien le dire: Brière est un meilleur pianiste que le compositeur! »

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Le Concert

10 août 2010

Le film avait beaucoup fait parler de lui lors de sa sortie européenne et j’avais très hâte de découvrir si les vivats étaient mérités. (Je me méfie parfois des engouements massifs.) J’ai donc saisi la première occasion possible au retour de mes vacances pour me glisser en salle pour voir Le Concert, film de Radu Mihaileanu.

L’histoire est aussi rocambolesque (côté vraisemblance, on repassera, mais ne va-t-on pas au cinéma pour s’évader de la réalité?) que délicieuse. À l’époque de Brejnev, le jeune chef Andrei Filipov dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha (attachant Dmitri Nazarov), il voit sa carrière brutalement interrompue, en pleine représentation du Concerto pour violon de Tchaïkovski. Trente ans plus tard, il perçoit toujours un salaire du Bolchoï: celui d’homme de ménage, alors que sa femme gère une déjantée agence de figurants qui se déplacent, contre maigre rémunération, sur les lieux de manifestations communistes ou de mariages de mafieux.

Un soir, Andrei (Alexei Guskov, particulièrement expressif au niveau du regard et des mains) tombe sur un fax adressé au directeur : une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris, en remplacement du Los Angeles Philharmonic. Une idée folle germe en quelques instants : pourquoi ne pas réunir les anciens membres de son orchestre, vivotant de petits boulots, et les faire passer pour le Bolchoï ? Le chef pourra-t-il cette fois diriger le Concerto de Tchaïkovski en entier, grâce à la jeune Anne-Marie Jacquet?

Le périple donnera lieu à une série de moments particulièrement contagieux, dont l’appel de l’agent de la troupe, Ivan Gavrilov, communiste pur et dur (celui-là même qui a interrompu la carrière de Filipov) qui téléphone au directeur du Châtelet Olivier Morne Duplessis (désopilant François Berléand qui surjoue le personnage avec un plaisir manifeste) ou la séance de tamponnade de faux passeports à l’aéroport ou encore l’arrivée plus que bruyante de la troupe à l’hôtel. Au milieu des rires, le réalisateur nous fait tout de même réfléchir sur la pertinence et les dommages collatéraux du communisme et inscrit au cÅ“ur même du texte un plaidoyer sur la nécessité de pouvoir assumer une filiation (la jeune violoniste n’ayant pas connu ses parents) et surtout l’importance de la musique. La scène au restaurant, alors que Filipov explique à Jacquet  (convaincante Mélanie Laurent) sa vision du concerto et de la musique, reste magnifique.

Si on ne sort pas du cinéma aussi troublé qu’après Le pianiste de Polanski (qui aborde un tout autre registre) ou même le regard aussi tendrement embué qu’après Les choristes, Le Concert reste un film qui réconcilie avec le musicien en nous, qu’on soit professionnel ou simple mélomane.

Lucie


LE CONCERT – BANDE-ANNONCE HD
envoyé par baryla. – Regardez des web séries et des films.


Jean-Philippe Tremblay et l’Orchestre de la Francophonie dans Schumann

8 août 2010

Après s’être attaqués l’année dernière à l’intégrale des symphonies de Beethoven, Jean-Philippe Tremblay et les jeunes musiciens de l’Orchestre de la Francophonie ont profité de cette année anniversaire pour donner l’intégrale des quatre symphonies de Schumann, des Å“uvres symphoniques riches, souvent décriées par les puristes, bien à tort selon moi.

No, un musicien blogueur, était dans la salle lors des deux représentations, et en parle avec beaucoup d’enthousiasme ici…

Pour écouter Jean-Philippe Tremblay et l’OF dans l‘intégrale des symphonies de Beethoven…

Critique élogieuse de l’album de Salov

5 juillet 2010

Le numéro courant de La Scena Musicale revient sur l’enregistrement Le printemps des Slaves du pianiste ukrainien Serhiy Salov, maintenant installé à Montréal.

« Pour Le Sacre du printemps, Salov propose ici son excellent arrangement pour piano seul. Tout en allégeant la texture de certains passages (qui dans l’original orchestral tout comme dans la version à dex pianos sont d’une complexité monumentale), Salov conserve l’énergie, le rythme, la violence, bref l’esprit échevelé et révolutionnaire de Stravinski. Comme interprète, il démontre autant de force que de délicatesse dans son jeu et exploite avec un grand brio les couleurs les plus subtiles de son piano. Bref, jamais le printemps russe n’aura semblé aussi coloré et lumineux que sous les doigts de Serhiy Salov! » (Eric Champagne)

Pour écouter ou télécharger l’album…

Critique élogieuse pour le dernier album d’I Musici

2 novembre 2009

Dans l’édition de samedi de La Presse, Claude Gingras se penche sur le dernier disque de nos Musici, Souvenirs de Florence. « Le présent disque les trouve dans leur meilleure forme: ils sont expressifs, ils sont virtuoses et… ils jouent juste! », mentionne-t-il en terminant.

Pour lire la critique dans son intégralité, c’est ici…

Pour écouter l’enregistrement, c’est par là…