Une nuit sur le mont Chauve
29 octobre 2011Deux jours avant l’Halloween, alors que les noctambules envahiront la ville déguisés de façon effrayante ou ludique… Le moment parfait donc pour redécouvrir une autre page qui mise sur l’horreur. Une nuit sur le mont Chauve a été composée par Modeste Moussorgski en 1867. Ce poème symphonique s’inspire d’une courte histoire de Nicolas Gogol qui s’appelait Nuit de la Saint-Jean sur le mont Chauve. Le compositeur a retravaillé plusieurs fois cette pièce et en a tiré une version pour chœur et un interlude orchestral pour l’un de ses opéras. D’autres compositeurs ont aussi tellement aimé la pièce qu’ils ont décidé de la réorchestrer. C’est le cas de Nikolaï Rimski-Korsakov mais aussi du chef d’orchestre Leopold Stokowski qui a réalisé la version entendue dans Fantasia de Walt Disney.
Le compositeur a établi un programme. On y entend d’abord des voix souterraines. Apparaissent ensuite les esprits des ténèbres puis Chernobog, le dieu de la nuit et de l’obscurité. Son nom signifie « le noir Dieu » ou « Dieu des ténèbres ». Dans la deuxième section de la pièce, on assiste à l’adoration de Chernobog puis au sabbat des sorcières. Le sabbat est une assemblée nocturne de sorciers et de sorcières, tenue dans un lieu désert souvent élevé, comme ici. À la fin du morceau, on entend sonner les cloches du village, qui permettront l’évanouissement des apparitions et le lever du soleil.


