Archive pour la catégorie ‘Non classé’

O Canada

1 juillet 2011

Aujourd’hui, 1er juillet, fête du Canada. Bien sûr, tout le monde connaît à peu près l’hymne national « O Canada » (à force de l’entendre lors des matchs de hockey, par exemple), mais connaissez-vous son histoire?

« O Canada » a été proclamé hymne national le 1er juillet 1980, un siècle après avoir été chanté pour la première fois, le 24 juin 1880. La musique est l’œuvre de Calixa Lavallée, à qui on doit aussi la populaire et très virtuose pièce pour piano Le papillon. L’œuvre a été commandée par le lieutenant-gouverneur du Québec, l’honorable Théodore Robitaille, à l’occasion du Congrès national des Canadiens-Français, tenu en juin 1880. On commande d’abord un texte au juge Adolphe-Basile Routhier, de la Cour supérieure du Québec. Robitaille aurait ensuite remis le poème de Routhier à Calixa Lavallée. Du moins, telle est la version officielle. Il semblerait plutôt qu’une lettre de Routhier au Dr. T.B. Richardson, l’un des premiers à avoir adapté le poème en anglais, indique que c’est Ernest Gagnon qui aurait suggéré à Lavallée et Routhier de préparer un chant national pour le Congrès des Canadiens-Français de 1880. Lavallée aurait insisté auprès de Routhier pour composer la musique en premier, ce qui permit à Routhier d’écrire son poème en tenant compte de la mesure et du rythme.

C’est à la fin du banquet qui devait couronner les fêtes de la Saint-Jean, et auquel participaient les plus hauts dignitaires de la Province, que l’« O Canada » allait retentir pour la première fois, le 24 juin 1880.

La musique de Calixa Lavallée a été arrangée pour être jouée au carillon de la Tour de la Paix du palais du Parlement.

Pavarotti et les Petits Chanteurs du Mont-Royal

25 décembre 2010

Un classique de Noël en cette journée unique…

Nana

2 août 2010

Le répertoire espagnol a toujours occupé une place privilégiée dans mon cœur. J’aime que, en quelques accords, il réussisse à me faire voyager, tantôt de façon flamboyante, tantôt de façon beaucoup plus intime, comme c’est le cas dans « Nana » tirée des Sept chansons populaires espagnoles de Manuel de Falla.

Pour l’écouter, interprété par Yuli Turosky et I Musici de Montréal…

C’est le printemps!

21 mars 2010

Eh oui, 21 mars, premier jour officiel du printemps, plutôt maussade il faut l’admettre, surtout quand on pense au temps doux des dernières semaines. Une œuvre à écouter pour célébrer cette journée? Printemps canadien d’André Mathieu, bien sûr! À découvrir ici, interprétée par Alain Lefèvre…

Un nouveau clavecin à pédalier à entendre ce soir

12 février 2010

Le facteur de clavecin Yves Beaupré, lauréat du Prix Opus 2002-2003 « Reconnaissance à un facteur d’instruments », a construit un tout nouveau clavecin à pédalier au cours de l’été 2009. Le clavecin à pédalier, combinaison du principe de l’orgue et du clavecin, a existé du temps de J.S. Bach. Aucun instrument ancien n’ayant survécu, Yves Beaupré a recréé cet instrument à partir de textes d’époque. Le résultat musical permet une nouvelle vision de la musique de Bach et ouvre également des possibilités nouvelles pour la musique de clavecin.

Luc Beauséjour l’utilisera ce soir pour jouer les plus belles pages tirées du répertoire allemand de clavecin et d’orgue, signées Bach (notamment des extraits de L’Art de la fugue), Buxtehude, Pachelbel et autres.

Rendez-vous à la Chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours dans le Vieux-Montréal.

Pour entendre Luc Beauséjour et Shannon Mercer dans Bach…

La musique classique au cinéma

31 juillet 2009

Plutôt que de collaborer avec des compositeurs actuels, certains réalisateurs préféreront puiser dans le répertoire classique pour habiller leurs images.  Impossible d’oublier la scène déchirante de Mort à Venise de Luchino Visconti quand on entend l’« Adagietto » de la Cinquième Symphonie de Mahler.

Pensons aussi à la scène follement romantique d’Elvira Madigan du réalisateur suédois Bo Widerberg quand on entend le Concerto pour piano K. 467 de Mozart.

Une des pièces peut-être les plus reprises par de nombreux cinéastes au fil des ans est l’Adagio pour cordes du compositeur américain Samuel Barber, une œuvre qui, dès sa création en 1938, a rallié l’opinion des mélomanes, émus par sa puissance. On peut notamment l’entendre sur les trames sonores de l’oscarisé Platoon d’Oliver Stone, d’Elephant Man de David Lynch et du Fabuleux destin d’Amélie Poulain de Jean-Claude Jeunet.

Il ne faudrait pas non plus la scène d’anthologie tirée d’Apocalypse Now, mettant en vedette la « Chevauchée des Walkyries » de Wagner.

Et, en terminant, classique des classiques, l’ouverture de 2001: L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (réalisateur qui a toujours porté une attention particulièrement soutenue à ses choix musicaux classiques), sur Ainsi parlait Zarathoustra de Strauss. Bon cinéma!

Une entrevue avec Matthias Maute

28 juillet 2009

On peut retrouver une entrevue fort intéressante avec le flûtiste Matthias Maute, sur Espace classique. À écouter ici…

Pour écouter Vivaldi et les gitans baroques, avant-dernier enregistrement du flûtiste et de l’Ensemble Caprice, c’est par là…

Conseils aux jeunes musiciens (2/2)

10 juin 2009

Schumann aurait souhaité illustrer chacun de ces préceptes par un exemple musical particulier mais il n’a malheureusement pas eu le temps de mener à bien ce projet. Néanmoins, elles restent d’une troublante actualité.

« Ne recherchez pas cette brillante exécution qu’on appelle la bravoure. Tâchez de produire de l’impression en rendant l’idée que le compositeur avait en vue d’exprimer; vouloir davantage serait ridicule.

Considérez comme quelque chose d’odieux de changer quoi que ce soit aux œuvres des maîtres,d’y rien omettre ou d’y rien ajouter de nouveau. Ce serait la plus grande injure que puissiez faire à l’art.

Reposez-vous souvent de vos études musicales par la lecture des bons poètes. Promenez-vous assidûment dans la campagne, dans les champs.

Mais qu’appelle-t-on bon musicien? Vous ne l’êtes pas si, tenant vos yeux attachés sur les notes avec anxiété, vous ne venez à bout de faire votre tâche qu’avec peine; vous ne l’êtes pas si quelqu’un ayant tourné deux pages à la fois, vous restez court et ne pouvez continuer. Mais vous l’êtes si vous pressentez ce qui va suivre ou si vous vous en souvenez dans les morceaux que vous connaissez déjà; en un mot, si vous avez la musique non seulement dans les doigts, mais dans la tête et dans le cœur.

Respectez l’ancien mais intéressez-vous au nouveau. N’ayez pas de préjugés contre les noms qui ne sont pas encore renommés.

Ne jugez pas du mérite d’une composition après l’avoir entendue une seule fois; ce qui vous plaît au premier aperçu peut n’être pas le meilleur. Les maîtres veulent être étudiés. Bien des choses ne vous paraîtront claires que dans l’âge mûr.

Ne négligez pas l’étude de la vie, aussi bien que celle des autres arts et sciences.

Vous vous élèverez toujours plus haut par le travail et la persévérance.

Rien de grand ne s’accomplit dans l’art sans enthousiasme.

L’art n’est point là pour procurer la richesse. Soyez un noble artiste et le reste vous sera donné par surcroît.

Vous ne comprendrez l’esprit que lorsque vous serez maîtres de la forme.

Peut-être le génie est-il seul à comprendre le génie.

ON N’A JAMAIS FINI D’APPRENDRE. »

Pour écouter: les Davidsbündlertänze interprétées par Anton Kuerti

Deux frères

5 mars 2009

Dans l’intimité d’un studio d’enregistrement, dans la moiteur de juillet, deux frères se retrouvent, Alain et David Lefèvre. Il est loin aujourd’hui le temps où ils jouaient au ballon, dans la ruelle bruissant de cri d’enfants survoltés. Il y a vingt ans déjà, leurs routes se sont séparées, les études puis la carrière du plus jeune l’ayant déposé en Europe, l’aîné ayant maintenu un pied-à-terre à Montréal tout en sillonnant les corridors aériens de la planète.

Ils ont peaufiné un programme, chacun de leur côté, grugeant du temps déjà volatile. Un jour, le cadet a retrouvé la ville qui l’a vu grandir, ses odeurs, ses couleurs, ses goûts, les sonorités d’une langue enfouie en lui. Les coups de poing ont fait place aux coups d’archet, les taquineries se sont muées en complicité, les heures de jeu ont pris une nouvelle signification. Peu importe la distance, les rendez-vous manqués au fil des ans, aujourd’hui, la musique les a réunis de nouveau: deux êtres liés par le sang mais surtout soudés par une même soif inextinguible de la musique.

Leur enregistrement sera lancé mardi prochain.

Vivaldi et ses anges

16 janvier 2009

Le célèbre Gloria RV 589 pour solistes, chœur et orchestre de Vivaldi peut encore nous surprendre, surtout quand on le chante avec un ensemble de voix féminines. Pourtant, si on examine les conditions dans lesquelles Vivaldi a créé l’œuvre, force est de constater que le recours à un ensemble de voix de femmes est tout à fait plausible. L’enregistrement du Gloria de l’Ensemble Caprice veut rendre hommage à ces jeunes orphelines de l’Ospedale, pour lesquelles Vivaldi a tant composé. Mathias Maute nous en parle ici…

Fiche du CD à consulter sur le site Analekta…