Archive pour décembre, 2013

Parla pui piano par Gino Quilico

30 décembre 2013

Le Miserere de Zelenka de l’Ensemble Caprince

27 décembre 2013

Valérie Milot et les Violons du Roy

25 décembre 2013

Vous êtes en pleines festivités? Vous prendrez bien le temps de nous visiter régulièrement d’ici le retour à la dure réalité en janvier?

Nous laisserons la musique parler en vous proposant des vidéos mettant en lumière un artiste ou un album Analekta récemment paru. Pour commencer, le dernier album de la harpiste Valérie Milot, une collaboration avec Les Violons du Roy.

Joyeux Noël à tous!

Quelques disparus

23 décembre 2013

Impossible de ne pas terminer l’année 2013 sans une pensée pour ceux qui nous ont quittés.

En février: les chefs d’orchestre James de Priest et Wolfgang Sawallisch, l’organiste Marie-Claire Alain, le pianiste Van Cliburn

En avril: le violoncelliste Janos Starker

En mai: le compositeur Henri Dutilleux

En septembre: le pianiste Guy Campion

En novembre: le compositeur James Tavener

 

Casse-noisette

19 décembre 2013

Les chants traditionnels de Noël, c’est super, mais il ne faut pas oublier non plus d’inclure dans la liste d’incontournables, le ballet Casse-Noisette. Les Grands Ballets Canadiens célèbrent d’ailleurs cette année ces jours-ci le 50e anniversaire de l’adaptation qu’en a tirée Fernand Nault. Devenu « le » grand classique du temps des fêtes, avec ses décors somptueux, ses éblouissants numéros de danse de caractère et l’inoubliable musique de Piotr Ilitch Tchaïkovski (1840-1893), le ballet regorge de mélodies charmantes et, année après année, on ne peut que saluer les textures et les couleurs orchestrales parfaitement maîtrisées et la grande variété de timbres.

La première du ballet eut lieu en décembre 1892 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. Marius Petipa avait conçu le livret du ballet d’après la version d’Alexandre Dumas d’un conte d’E.T.A. Hoffmann avant de présenter à Tchaïkovski un scénario détaillé du ballet, allant jusqu’à préciser le rythme, le tempo et le nombre de mesures requis pour chaque danse. Petipa étant tombé gravement malade, son assistant Leon Ivanov dut compléter le travail. Pendant qu’il complétait la composition du ballet, Tchaïkovski en tira une suite de huit numéros dont cinq danses tirées du deuxième acte du ballet, alors que Clara est en voyage au pays des sucreries.

Comme le sapin enchanté de Clara qui ne cesse de grandir à la fin du premier acte, Casse-Noisette continue de remplir nos vies d’une magie essentielle en cette période de l’année. Une magie qui, trop souvent, nous échappe… 

Pourquoi ne pas découvrir une lecture inusitée d’une des variations de la Fée dragée, à l’accordéon, par Alexander Sevastian, que l’on retrouve notamment sur l’album Célébration: Noël, offert exclusivement en téléchargement ici…  Vous en profiterez sans doute pour écouter le reste de l’album!

Un piano (presque) magique

16 décembre 2013

Les gares sont propices aux surprises. Après avoir été témoins de flashmobs délirants, cette fois, elles ont tout récemment adopté un nouveau registre à la Chicago Union Station.

Et si, pendant que vous attendiez plus ou moins patiemment votre train, non seulement vous pouviez jouer un peu de piano pour vous délasser, mais que, en plus, ce dernier répondait à vos avances, devançait vos attentes, vous incitait à voir la vie autrement? Bien sûr, il n’y a pas réellement de magie là-dessous (vous comprendrez sans peine que l’art et le plaisir sont ici d’une certaine technologie), mais l’idée était trop belle pour ne pas être partagée.

Et vous? Qu’auriez-vous joué?

Santa Lucia

13 décembre 2013

Aujourd’hui, 13 décembre, c’est la la Sainte Lucie. Si la fête est célébrée essentiellement dans les pays nordiques, Sainte Lucie a néanmoins servi de thème à l’une des plus célèbres chansons napolitaines – ou plutôt le quartier de Naples qui porte son nom, le Borgo Santa Lucia, célèbre pour sa vue pittoresque sur la mer. Elle a été transcrite par Teodoro Cottrau, fils du compositeur Guillaume Louis Cottrau (qui devait également recenser nombre de chansons traditionnelles) et a été présentée en 1849 en tant que barcarolle. Elle deviendra la première chanson napolitaine à être adaptée en italien durant le Risorgimento.  

Des traductions existent dans plusieurs langues (Elvis Presley l’inclura notamment sur son album Elvis for Everyone en 1965) et en Suède, en Finlande, au Danemark et en Norvège, le texte original a été transformé pour s’adapter aux célébrations de la Sainte Lucie.

La chanson peut être entendu dans plusieurs films, dont La mano dello straniero (La main de l’étranger, 1954), Viva Las Vegas (par Elvis), Yes, Giorgio (par Luciano Pavarotti), A Night at the Opera (film des frères Marx) et An American Werewolf in London (la fin de la chanson).

On retrouve Santa Lucia et d’autres chansons italiennes devenues incontournables sur le dernier album de Gino Quilico, Serata d’amore, que l’on peut écouter et télécharger ici…

 

 

André Mathieu retrouve le Carnegie Hall demain

9 décembre 2013

Grâce au pianiste québécois Alain Lefèvre, la musique d’André Mathieu sera de nouveau entendue au Carnegie Hall de New York demain soir, lors d’un programme double qui comprend la reprise, après 70 ans, du Concertino no 2, qui avait été interprétée par le New York Philharmonic et Mathieu en 1942 dans ce lieu mythique, et la première new-yorkaise du Concerto no 4. Le pianiste sera alors accompagné par l’Orchestra of St. Luke’s, dirigé par JoAnn Falletta. Fait troublant sans doute, Mathieu donnerait son dernier concert au Carnegie Hall en 1943. Serait-il enfin temps qu’il y soit réhabilité? 

« Je pourrais aller jouer tout le programme classique habituel, mais je ne prendrais aucun risque, expliquait récemment Lefèvre auJournal de Montréal. Là, en réalité, je vais à New York et je ne défends pas autant Alain Lefèvre que je défends André Mathieu. » Il souligne également: « Je sais qu’il va y avoir pas mal de gens qui vont se sentir mal à l’aise au Québec. Qu’est-ce qu’ils vont trouver à dire quand les spectateurs présents dans la salle vont capoter? … Mathieu fait partie de notre patrimoine. Si on n’est pas capable, en tant que peuple, d’accepter notre patrimoine, on n’ira pas loin. »

Lien Multimédia propose également un article sur le concert ici…

Pour réécouter le Concertino no 2…

Pour réécouter le Concerto no 4…

 

 

Serhiy Salov propose un doublé Tchaïkovski/Wagner dimanche

5 décembre 2013

Salov

Le pianiste Serhiy Salov offrira dimanche 15 h 30 un concert commenté (gratuit, avec laisser-passer) à la Chapelle historique du Bon-Pasteur autour de deux compositeurs que l’on n’associe pas fréquemment, mais dont on célèbre les anniversaires cette année: Wagner et Tchaïkovski. Il démontrera notamment l’influence de Wagner sur Tchaïkovski et le caractère symphonique des ballets de Tchaïkovski, à travers une série de transcriptions qu’il a réalisées du Prélude au 3e acte de Lohengrin, Wagneria (fragments de trois opéras), la Valse du 1er acte du Lac des Cygnes, et des tableaux symphoniques de Casse-noisette. L’arrangement d’Isoldes Liebestod de Liszt complète le programme. 

Il répond ici à quelques questions sur ce programme inusité.

1- Comment est venue l’idée de jumeler ces deux compositeurs, qu’on croirait à premier abord éloignés l’un de l’autre? 

L’idée d’offrir un récital Tchaïkovski/Wagner m’était venue puisque cette année, la communauté musicale célèbre les anniversaires de ces deux génies. Mais je n’aurais jamais osé les jumeler si je n’avais une profonde conviction que le « révolutionnaire » allemand a exercé une influence importante sur celui qui était critiqué par ses compatriotes pour son conservatisme et son penchant « occidental ». Ce récital commenté en sera la preuve.  

2- Tchaïkovski se qualifiait de Wagnérien malgré lui. Selon vous, comment cela se reflète-t-il dans sa musique?

Les harmonies des opéras wagnériens, surtout du Tristan hantent les symphonies de Tchaïkovski. Ses ballets contiennent parfois des images de la Tétralogie (il suffit seulement à comparer la scène de sommeil de Brünnhilde à celle de la princesse Aurore). 

3- Comment pensez-vous que Wagner aurait perçu Tchaïkovski?

Voici une question qui de manque pas d’excentricité… En gardant cela en tête, je vais fournir comme réponses… des questions.

Wagner serait-il flatté ou offusqué par les emprunts de son collègue russe?

Aurait-il apprécié la sensualité de Tchaïkovski, lui qui en a dénoté tant?

Serait-il empathique envers la sentimentalité exacerbée du créateur de la « Pathétique »?

Probablement que non, parce que le côté tragique chez Wagner est toujours attribué à un tiers, un héros, voire un dieu, tandis que chez Tchaïkovski, tout est vécu de la manière extrêmement intime et intérieure.  

4- Vous aviez déjà abordé la transcription avec votre
album autour du Sacre du printemps
. Qu’est-ce qui vous attire là-dedans? Auriez-vous au fond voulu être chef d’orchestre?

Non, certainement pas. Il est beaucoup plus facile d’apprendre à être chef d’orchestre que de se condamner à fréquenter pendant des années l’art de la transcription. C’est le défi purement pianistique qui m’a inspiré et continue à le faire.

 

 

La Callas: toujours inoubliable

2 décembre 2013

Maria CallasToujours aussi mythique plus de 35 ans après sa mort, La Callas aurait eu 90 ans aujourd’hui. Née le 2 décembre 1923 à New York et est morte à Paris le 16 septembre 1977, elle aura chanté sur les plus grandes scènes du monde avec des partenaires exceptionnels (dont Boris Christoff, Mario del Monaco, Giuseppe di Stefano, Tito Gobbi et Giulietta Simonato) et offert nombre d’interprétations de référence, inégalées depuis, reconnaissables en quelques notes à peine. Surnommée « la Bible de l’opéra » par Leonard Bernstein, elle a été la première à privilégier un jeu d’acteur, ce qui donnait l’impression au spectateur qu’elle incarnait littéralement les personnages qu’elle interprétait. Le timbre très particulier de sa voix, son registre étendu, sa grande virtuosité et son phrasé exceptionnel, elle restera pour plusieurs l’icône même de « la diva »

Le critique italien Eugenio Gara résume ainsi l’art musical de Maria Callas : « Son secret tient dans la possibilité de transférer sur le plan musical le personnage dont elle interprète les souffrances, la douleur nostalgique du bonheur perdu, les fluctuations entre espoir et désespoir, entre orgueil et supplique, entre ironie et générosité qui, au bout du compte, se fondent dans une douleur intérieure surhumaine. Les sentiments les plus divers – parfois opposés – les déceptions les plus cruelles, les désirs les plus ambitieux, les amours brûlantes, les sacrifices les plus douloureux, tous les tourments de l’âme, acquièrent dans son chant cette réalité mystérieuse ou, plutôt, cette sonorité du drame psychologique qui est le principal attrait de l’opéra. »

La page d’accueil du moteur de recherche Google souligne aujourd’hui l’anniversaire de la naissance de la cantatrice.

On voudra aussi souligner cet anniversaire en écoutant le très beau prélude du pianiste et compositeur Alain Lefèvre, La Callas, tirée de l’album Fidèles insomnies, ici…