Archive pour octobre, 2014

Le métal se marie au classique pour l’Halloween

31 octobre 2014

C’est aujourd’hui l’Halloween et pourquoi ne pas le célébrer en musique? Bien sûr, vous pourriez décider d’écouter quelques pièces classiques terrifiantes pour vous mettre dans l’ambiance, mais je vous propose quelques relectures métal d’incontournables du répertoire classique. Vous n’auriez jamais pensé juxtaposer les deux? Il faut bien admettre que certaines de ces reprises sont plutôt convaincantes. Osez être surpris.

Mekong Delta: The Hut of the Baba Yaga. Cette place est bien sûr tirée des Tableaux d’une exposition de Mussorgski. Après tout, bien peu de sorcières sont plus menaçantes que l’infâme Baba Yaga.

Celui-ci n’est pas tant terrifiant que fascinant. Voici un combat à finir entre The Commander-in-Chief et sa guitare électrique à sept cordes et le guitaristes classique Craig Ogden dans le célèbre 24e Caprice de  Paganini, thème qui a inspiré plus d’un compositeur classique et d’un métaleux.

Voilà une autre incroyable démonstration de virtuosité, alors que Dr Viossy joue le finale de la Sonate à la lune de Beethoven avec brio et sophistication.

Hope Lies Within: Der Erlkönig. Pas de réelle distortion de contenu (mais, bien sûr, dans le son), le groupe offrant une relecture qui glace les sangs d’un lied particulièrement noir de Schubert.

Pourquoi choisir une seule pièce quand vous pourriez vous amuser avec quatre? Pergamum tire une suite en noir de la Toccate et fugue en ré mineur de Bach, de la Sonate à la lune, de la Cinquième de Beethoven et de L’Été tiré des Quatre Saisons de Vivaldi.

Angèle Dubeau et Koriass à l’ADISQ

27 octobre 2014

Il y a eu quelques moments de réelle émotion hier soir lors du gala de l’ADISQ, particulièrement au niveau des remerciements (par exemple ceux de Michel Louvain, visiblement bouleversé par l’hommage qu’on venait de lui rendre). Côté performance musicale, on retiendra tout particulièrement la version particulièrement réussie de Supernova du rappeur Koriass, qu’il a chantée accompagné d’Angèle Dubeau. Un heureux mélange de folk, de classique et de hip-hop qui a séduit tous ceux présents!

On peut le réécouter ici

 

Entrevue avec Alain Lefèvre

24 octobre 2014

Il vient de sortir un album consacré aux Préludes de Chopin. Il se confiait il y a quelques jours à Claude Gingras de La Presse. Il évoque notamment son oeuvre pour piano préférée entre toutes, les Variations Goldberg de Bach.

« Bach y transforme 30 fois un thème très simple en une véritable cathédrale sonore. Il y a là une sorte d’hypnotisme et une incroyable modernité. Bach les a écrites au clavecin, mais avec une sorte de prescience du piano. »

Pour lire l’entrevue…

Blanc récompensé à l’Autre gala de l’ADISQ

23 octobre 2014

C’est hier soir,  Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, lors de l’Autre gala animé par les Denis Drolet pour la troisième fois, que l’ADISQ a remis 25 Félix artistiques tous styles confondus, allant du classique au hip-hop, en passant par le country et l’humour. L’album Blanc d’Angèle Dubeau & La Pietà a remporté le Félix dans la catégorie Classique – Orchestre et grand ensemble. Deux autres albums Analekta étaient aussi nommés dans cette catégorie: Handel – Boieldieu – Mozart: Concertos pour harpe  (Valérie Milot, Les Violons du Roy, Bernard Labadie) et Beethoven: Symphonies nos 1 & 7 (Orchestre symphonique de Montréal, Kent Nagano).

Quatre autres albums Analekta étaient en lice: trois dans la catégorie Album de l’année – Classique et vocal (Handel & Porpora de Julie Boulianne, Clavecin en concert et Luc Beauséjour, Adagio de l’Ensemble Caprice sous Matthias Maute et Serata d’Amore avec Gino Quilico et l’Ensemble Triosphère, et l’autre dans la catégorie Instrumental (Der Prinz du MG3 Montréal Guitare Trio).

Rappelons que l’on peut entendre Angèle Dubeau & La Pietà dans le programme Blanc ce soir à la Maison symphonique. La violoniste participera également au Gala de l’ADISQ dimanche soir.

Bravo à tous!

Blanc à la Maison symphonique jeudi

21 octobre 2014

Blanc

L’album est l’un des grands succès de vente de la dernière année, mais rien ne remplace une expérience en salle. Angèle Dubeau et la Pietà vous attendent donc dans la très belle Maison symphonique de Montréal après-demain jeudi 23 octobre 20 h, dans des œuvres de Brubeck, Dompierre, Golijov, Hisaishi, Morricone, Sakamoto et plusieurs autres.

Un concert qui déborde de douceur et de tendresse, qui apportera assurément sérénité et espoir à ceux présents, qu’ils aient ou non accompagné un(e) proche ou aient eu à combattre eux-mêmes le cancer. « Ce concert racontera une histoire, mon histoire, celle d’une femme qui comme tant d’autres a dû se battre contre la maladie, et qui sereinement en ressort grandie », rappelle Angèle Dubeau.

Pour se procurer des billets…

Pour écouter et télécharger l’album… Rappelons que pour chaque album vendu, 2 $ seront versés à la Fondation du cancer du sein du Québec.

 

Des statistiques étonnantes sur les artistes canadiens

17 octobre 2014

Hill Strategies Research vient de lancer Profil statistique d’artistes et de travailleurs et des travailleurs culturels au Canada, un rapport sur l’état des arts au Canada, basé sur des informations récoltées par Statistiques Canada. Saviez-vous que…

  • Au Canada, une personne active sur 129 est un artiste. Le nombre d’artistes actifs (136 600) est légèrement supérieur au nombre de personnes actives dans le secteur de la construction automobile (133 000) et légèrement inférieur à la population active du secteur des services publics (149 900) et du secteur des télécommunications (158 300). Les musiciens et chanteurs constituent le premier groupe d’artistes en importance (25 % des artistes).
  • Les artistes sont beaucoup plus enclins à avoir plusieurs emplois que les autres travailleurs. En 2011, 11 % des artistes ont déclaré avoir eu au moins deux emplois, contrairement à 7 % des travailleurs culturels et seulement 5 % de l’ensemble de la population active.
  • Le taux de travail autonome chez les artistes est beaucoup plus élevé que celui de l’ensemble de la population active. Les femmes constituent 51 % des artistes et 50 % des travailleurs culturels, mais seulement 48 % de la population active du Canada.
  • Les artistes ont tendance à être plus âgés que l’ensemble de la population active : le pourcentage de jeunes de 25 ans et moins parmi les artistes est inférieur à celui de l’ensemble de la population active (12 % par rapport à 14 %), tandis que chez ceux de 55 ans et plus, le contraire est vrai (25 % par rapport à 19 %).
  • Le nombre d’artistes et de travailleurs culturels au Canada ayant fait des études supérieures est nettement plus élevé que pour l’ensemble de la population active. Le pourcentage d’artistes titulaires d’un baccalauréat ou d’un diplôme supérieur (44 %) est presque le double du pourcentage de l’ensemble de la population active (25 %), tandis que 38 % des travailleurs culturels ont un baccalauréat ou plus.

 On peut consulter le rapport dans son entier ici…

Angèle Dubeau jouera au Gala de l’ADISQ

14 octobre 2014

Angèle Dubeau fait partie des artistes qui se produiront au Gala de l’ADISQ qui se tiendra le 26 octobre prochain à la Salle Wilfrid-Pelletier. (L’événement sera diffusé sur les ondes d’ICI Radio-Canada Télé à partir de 19 h 30.) Elle sera la seule artiste classique à se produire, aux côtés d’Alex Nevsky, Vincent Vallières, Lisa LeBlanc,Half Moon Run, Koriass, Patrice Michaud, Brigitte Boisjoli, Misteur Valaire et les révélations de l’année.

Cette 36e édition du gala sera animé par Louis-José Houde  qui assure l’écriture des textes avec François Avard. La direction artistique est assurée par Jocelyn Barnabé, réalisateur, Brigitte Poupart, metteure en scène et Julie Gariépy, productrice. Se joignent à cette équipe artistique, Sylvie L’écuyer, chef de contenu de Radio-Canada et David Laflèche, à la direction musicale.

Rappelons que huit enregistrements Analekta sont en lice pour un Félix, dans les catégories « Album classique de l’année – orchestre et grand ensemble »,  « Album de l’année – Classique/Vocal », « Album de l’année – instrumental » et « Anthologie de l’année ». Ces prix seront remis lors de l’Autre gala le 22 octobre à 20 h, tenu également à la Salle Wilfrid-Pelletier.

Nouvel enregistrement Chopin pour Alain Lefèvre

9 octobre 2014

Chopin Lefèvre

C’est hier soir à la Galerie Gora que le pianiste Alain Lefèvre a lancé son nouvel enregistrement consacré aux Préludes de Chopin, auxquels il juxtapose une page de Padre Antonio Soler: autant de micro-univers qui sont déployés au bout des doigts du pianiste, indépendants de par leur nature même (chaque page s’inscrit dans l’une des 24 tonalités, tout comme l’avaient fait avant lui les deux cahiers du Clavier bien tempéré de Bach), mais constituant néanmoins un tout autant par leur intensité que par la façon dont ils nous font voyager à travers les tonalités. Ici comme souvent chez Chopin, la virtuosité se veut au service de l’expression musicale, de la poésie la plus pure, de la peinture d’atmosphères.

Martin Prévost sur pieuvre.ca a déjà vanté les mérites de l’album, le premier de l’interprète consacré à Chopin:

« En choisissant les préludes, le pianiste s’est un peu donné carte blanche pour s’exprimer. Tout comme Glen Gould avait, à titre de chef d’orchestre, «étiré» son interprétation de Siegfried Idyll, de Wagner, au-delà de 26 minutes, Alain Lefèvre se donne le temps. Il choisit ses tempi, il improvise son ambiance, il admire le grand Frédéric et nous partage sa passion. Les silences prennent une autre dimension et les rythmes lents sont pleins d’un écho qu’on imagine, comme un orchestre de chambre qui jouerait en sourdine. Et les préludes plus vifs n’y perdent pas au change. Ce n’est pas de jouer des piécettes toutes simples comme le 7e prélude qui enlèvera à cet interprète de Rachmaninov la vélocité et la limpidité qui le caractérisent et qui sont particulièrement mises en valeur dans le 16e prélude. » 

À découvrir et télécharger ici…

Conservatoire: le président du CA démissionne

7 octobre 2014

Depuis que la fermeture des conservatoires en région a été évoquée, nous avons eu droit à une véritable montée des boucliers d’artistes ayant étudié dans le réseau des conservatoires de la province qui, à travers des lettres, des vidéos et des entrevues (télévisées ou radiodiffusées) ont témoigné de la nécessité d’un tel réseau. Un service essentiel, serait-on tenté d’avancer ici. On a appris aujourd’hui que, moins de quatre mois après avoir été nommé par le gouvernement Couillard, le président du conseil d’administration du Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec, Jean-Pierre Bastien, avait remis sa démission, qu’il a d’ailleurs refusé de commenter.

On se rappellera que, la semaine dernière, la ministre de la Culture et des Communications Hélène David avait unilatéralement rejeté le rapport du conseil d’administration qui recommandait la fermeture des établissements de Rimouski, Saguenay, Trois-Rivières, Gatineau et Val-d’Or afin d’éponger le déficit accumulé de 14 millions de dollars. Elle suggérait de plutôt s’attaquer à la lourdeur administrative de l’institution.

Apprentis musiciens et comédiens en région peuvent-ils pour autant respirer? Pas forcément. Croisons les doigts néanmoins qu’une solution acceptable pour tous soit proposée au cours des prochaines semaines.

Plus de détails ici…

Le Point B

3 octobre 2014

La bédéiste Zviane vient de recevoir un prix pour son dernier album, Les deuxièmes, qui raconte l’histoire de deux pianistes vivant une aventure extra-conjugale dans une maison vitrée qui fait rêver et qui décident de réaliser une partition d’ébats amoureux. Il fait bon aussi de revenir à son premier album, qui avait remporté en 2006 le prix du Premier concours québécois de bande dessinée: Le point B. Émile est compositeur, aux études à l’Université de Montréal. Il se questionne sur son esthétique, sur l’avenir de la profession, sur la pertinence de s’exprimer en musique « contemporaine » à une époque où plus personne ne semble y comprend quoi que ce soit. Dans un atelier de composition, il rencontre Blanche, pianiste, son interprète, qui deviendra sa muse, sa complice.

Le trait de crayon de Zviane se révélait déjà très habile, mais j’ai surtout été charmée par la façon dont elle articule cette histoire d’amour possible de façon musicale, en mouvements qui peuvent vivre de façon indépendante, néanmoins liés, auxquels elle greffe prologue et épilogue et courtes partitions (pour piano seul, pour piano quatre-mains) à la fin de chaque chapitre.

En partage, une planche qui évoque à merveille les eaux troubles dans lesquelles doivent patauger les jeunes compositeurs (et sans doute leurs aînés également) qui ne doivent surtout pas céder à l’appel de l’accord consonant, franchement rétrograde. Mieux vaut en rire…

Point B 1