Archive pour mars, 2015

Humour et musique

31 mars 2015

Demain, ce sera la journée du Poisson d’avril, et tours pendables et canulars seront au rendez-vous. On ne peut affirmer avec précision quand cette tradition est née, mais une référence y est faite en 1392 dans Les contes de Canterbury de Chaucer. Puisque la météo nous joue des tours et ne rime pas toujours avec printemps, pourquoi ne pas célébrer cette fête de l’humour un peu en avance avec un billet qui traite des liens entre musique classique et humour car, oui, incroyable mais vrai, les compositeurs et les musiciens classiques peuvent être drôles – et je ne parle pas ici seulement de toutes ces blagues d’altistes et de trompettistes!

Quand musique et humour sont-ils devenus complices? Difficile à dire, mais il faut assurément intégrer les fous du roi et les ménestrels dans l’équation. Ils étaient payés pour faire rire et plusieurs de leurs chansons étaient remplies d’humour. (Plusieurs pages de la Renaissance peuvent être inclues ici.) Oui, bien sûr, on peut aussi inclure ici de nombreuses chansons de taverne, mais celles-ci n’auraient certes pas été bienvenues (quoi que…) dans les cercles plus aristocratiques. 

Faisons un bond de quelques siècles dans le temps pour rejoindre Haydn, certainement un maître absolument de l’humour, qu’il surprenne l’auditeur par des modulations ou des changements brusques ou que l’humour soit intégré au sous-texte de l’oeuvre. Impossible ici de ne pas mentionner la célèbre Symphonie no. 94, « Surprise », composée en 1791. Haydn en avait apparemment plus qu’assez de ces auditeurs qui s’endormaient pendant ses concerts, après avoir trop mangé et trop bu. Vous pouvez sans peine imaginer la joie pure du compositeur quand il les a réveillés d’un accord forte dans le mouvement lent de la symphonie. Il a vraiment dû se retenir de ne pas rire! Son protégé et ami Mozart a lui aussi écrit Une plaisanterie musicale, une page tout en légèreté qui se conclut sur une série d’accords bourrés de fausses notes – un clin d’œil direct aux amateurs disons pas tout à fait à la hauteur. Beethoven a aussi écrit un petit rondo connu sous son surnom Colère pour un sous perdu (écrit à la main dans le manuscrit original, probablement par son ami Anton Schindler). L’humour peut aussi être un peu plus indirect, comme par exemple dans «L’automne » des Quatre saisons de Vivaldi, alors que le compositeur évoque des pays qui dansent, boivent trop et s’endorment.

La forme du scherzo, menée à un sommet par Beethoven, peut aussi bien évidemment être comprise comme une démonstration d’humour en musique, scherzo étant le terme italien pour blague après tout. Le mouvement est généralement de caractère léger et offre un répit à l’auditeur entre deux mouvements de symphonies plus sérieux. L’humoresque est aussi une forme associée à l’humour. La plus célèbre – et subtile – reste indéniablement la Septième humoresque de Dvorak (il en a écrit huit pour le piano), connue aujourd’hui sous divers arrangements.

Si on a l’impression que tout le monde trahit, déçoit ou meurt à l’opéra, il ne faut pas oublier l’opera buffa, l’opéra comique et les opérettes. Impossible ici de ne pas parler des Contes d’Hoffmann d’Offenbach (avec son célèbre can-can) ou Die Fledermaus (La chauve-souris) de Johann Strauss II, aussi pétillante que le champagne qui y est consommé par les protagonistes.

Un article (en anglais) couvre le sujet en détail, des ménestrels à la musique contemporaine, sans oublier la pop. On peut le lire ici…

 

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Boulez à 90 ans

27 mars 2015

Il est né le 26 mars 1925 et il a indéniablement changé le visage de la composition et de la direction d’orchestre et s’est mérité pas moins de 27 Grammys au fil des ans, bien plus que les grandes stars rock ou pop. On a célébré cet anniversaire avec faste hier à la Phiharmonie de Paris, alors qu’une exposition qui lui est consacrée se poursuit jusqu’au 28 juin. Cette dernière s’articule autour d’une sélection d’œuvres phares: Deuxième SonateLe Marteau sans maîtrePli selon pliRituelRéponsSur Incises

Collaborateur privilégié du Cleveland Orchestra depuis plus de 40 ans,  fondateur mythique de l’Ensemble Intercontemporain, successeur de Leonard Bernstein à la tête du New York Philharmonic, difficile de croire que Pierre Boulez  ait embrassé la carrière plus par nécessité que par réelle volonté. « Mes débuts ont été très modestes. Je ne pensais pas du tout devenir chef d’orchestre. C’est une chose qui est venue s’ajouter dans mon existence et l’a envahie », explique-t-il dans L’écriture du geste. Pris au dépourvu par la carence de chefs acceptant de diriger des créations d’œuvres, il entreprend dès 1953 un travail méticuleux avec les musiciens des Concerts du Petit Marigny (société qui adoptera le nom de Domaine musical l’année suivante). Appelé à remplacer Hans Rosbaud en 1959 dans Le Mandarin merveilleux de Bartók à Donaueschingen et Aix-en-Provence, il est propulsé sur la scène internationale.  Il a depuis été associé de près au Südwestfunk de Baden-Baden, au Cleveland Orchestra, au BBC Symphony Orchestra, au New York Philharmonic et au Chicago Symphony Orchestra. Son répertoire de prédilection reste celui de son siècle, de Mahler à Stockhausen et Ligeti, avec détours obligés par Schoenberg, Bartók, Webern, Debussy, Varèse et surtout Stravinski, dont il a signé au disque plusieurs versions de référence dont un « live » incandescent, enregistré en 1963 avec l’Orchestre National de France lors du 50e anniversaire de la création du Sacre du printemps.

Boulez s’est penché à de nombreuses reprises sur la nature même du mouvement. « Il faut trouver un geste qui soit à la fois très rigoureux et précis et fasse comprendre aux musiciens la périodicité, ou l’absence de périodicité, ou encore l’irrégularité de cette périodicité. Pour cela, il faut bien sûr un minimum de technique afin que les musiciens comprennent bien où ils se situent dans les battues. C’est ce que j’appelle la géométrie du geste », explique-t-il dans L’écriture du geste. En parallèle, la direction d’orchestre ne se limite pas non plus à donner des  directives, mais à rester ouvert à l’échange : «Assouplir le lien entre musicien et chef, le rendre plus inventif en quelque sorte, cela a été une de mes grandes préoccupations. Une direction qui soumet constamment le groupe, cela peut être nécessaire, mais ce n’est pas infiniment varié. Ce qui m’intéresse davantage, c’est de pouvoir, à mon gré, ordonner ou désordonner, relâcher et rattraper. » 

Même s’il demeure indéniablement un géant, Boulez ne se perçoit pourtant pas comme une référence et dès 1967, souhaitait affronter les conventions sociales et musicales :  « Dans les concerts, il y a une coutume, c’est celle d’applaudir l’artiste. Et les gens applaudissent non pas l’artiste, mais eux-mêmes : ils s’applaudissent de faire partie d’une certaine classe musicale ».  

France Musique propose un portrait interactif ici..

Les concertos brandebourgeois

24 mars 2015

C’était l’anniversaire de Bach il y a quelques jours (il est né le 21 mars 1685) et c’est aujourd’hui, en 1721, que le maître de Leipzig compléta sa dédicace de ses concertos qui deviendraient « brandebourgeois » au margrave de Brandebourg.

En 1719, Christian Ludwig, margrave de Brandebourg, fait une escale à Cöthen et rencontre Johann Sebastian Bach. Séduit par ce qu’il entend, il lui commande un recueil de pièces, requête qu’il semble oublier aussitôt, mais que Bach honorera néanmoins près de trois ans, alors qu’il lui transmet Six Concerts avec plusieurs instruments. Dans sa dédicace, en français (langue de la cour de Berlin à l’époque), le compositeur fait référence à cette rencontre. « J’ai donc selon ses très gracieux ordres, pris la liberté de rendre mes très humbles devoirs à Votre Altesse Royale, pour les présents concerts, que j’ai accommodés à plusieurs instruments; La priant très humblement de ne vouloir pas juger leur imperfection, à la rigueur du goût fin et délicat, que tout le monde sait qu’Elle a pour les pièces musicales; mais de tirer plutôt en bénigne considération, le profond respect et la très humble obéissance que je tâche à Lui témoigner par là. »

 Ces concertos, connus aujourd’hui sous le nom de « brandebourgeois », semblent représenter une synthèse de l’art musical de leur temps, quand on considère l’originalité dont fait preuve Bach dans le traitement de la forme, l’adresse de son écriture et leur diversité étonnante. Dans ce qui pourrait être considéré comme son « art du concerto », Bach emprunte ici autant au concerto grosso que soliste, au style français qu’italien ou allemand, marie contrepoint réfléchi (dans le final du Deuxième par exemple) et virtuosité pure. Les thèmes contagieux et les dialogues entre instrumentistes se multiplient, l’orchestration y est traitée de façon particulièrement colorée et une atmosphère joyeuse et élégante transparaît à chaque page. 

On peut les écouter ici, interprétés par l’Ensemble Caprice…

Le sacre du printemps

20 mars 2015

Premier jour du printemps, que la météo collabore totalement ou non. Pour célébrer l’occasion, vous pourriez décider d’écouter ou télécharger la compilation Atmosphère-printemps (offerte en téléchargement en exclusivité) qui comprend aussi bien du Schubert que du Piazzolla. Vous pourriez aussi vouloir écouter le disque de Serhiy Salov, Le printemps des slaves, qui comprend notamment sa réduction pour piano du Sacre du printemps de Stravinski, oeuvre mythique du 20e siècle s’il en est.

Musicien révolutionnaire, Stravinski est le premier compositeur à utiliser la polytonalité (juxtaposition de plus d’une tonalité à la fois, par exemple dans un bloc d’accords) de façon aussi affichée. Loin de nier la dissonance, Stravinski la perçoit plutôt comme un enrichissement de la tonalité. Il manipule également la rythmique de façon unique en magnifiant l’usage des syncopes et des déplacements des accents naturels, en privilégiant les rythmes non symétriques, en intercalant de nombreuses ruptures rythmiques et en opposant mesures ternaires et binaires (polyrythmie). 

Comme pour Petrouchka, Le Sacre du printemps est né d’une vision qu’aurait eue Stravinski en 1910. Il écrit dans Chroniques de ma vie : « En finissant à Saint-Pétersbourg les dernières pages de L’Oiseau de feu, j’entrevis un jour, de façon absolument inattendue, car mon esprit était alors occupé par des choses tout à fait différentes, j’entrevis dans mon imagination le spectacle d’un grand rite païen : les vieux sages, assis en cercle et observant la danse à la mort d’une jeune fille, qu’ils sacrifient pour leur rendre propice le dieu du printemps. Ce fut le thème du Sacre du printemps. »

L’élaboration des maquettes des costumes et des décors mais aussi l’argument du ballet a été conçu conjointement par Stravinski et le peintre Nicolas Roerich (1874-1947), avant que le danseur étoile Vaslav Nijinski (qui n’a que 24 ans) ne s’attaque à la chorégraphie. Nijinski a de la difficulté à s’approprier l’œuvre. La modernité de la musique déroute et pose des problèmes aux danseurs tandis que les mouvements, en opposition avec leurs bases classiques, les font souffrir. Une centaine de répétitions est nécessaire pour que les danseurs croient finalement à l’œuvre.

 La première du Sacre, le 29 mai 1913 au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, devait déclencher l’un des plus retentissants scandales de l’histoire de la musique. Des sifflets fusent tandis qu’une rixe éclate entre ceux qui aiment et les autres qui détestent l’œuvre, rendant par moments la musique quasi inaudible. Imperturbable, le chef d’orchestre Pierre Monteux dirige l’œuvre jusqu’au bout. Le public, ne sachant comment réagir à la violence du spectacle, n’y comprend rien. Les critiques du lendemain sont lapidaires, n’hésitant pas à parler du « Massacre » du printemps. Certains artistes comme Maurice Ravel ou Jean Cocteau s’enthousiasment pour le Sacre mais rares sont les critiques qui tentent d’analyser la nouveauté de l’œuvre. Le ballet est redonné quatre fois à Paris, puis quatre fois à Londres en juillet. Ne récoltant qu’incompréhension du public, Diaghilev, l’imprésario des Ballets russes, le retire définitivement du répertoire de la compagnie.

 

Alain Lefèvre parle de son nouvel album

17 mars 2015

Il y a quelques jours, le pianiste Alain Lefèvre s’est entretenu avec la journaliste Tanya Lapointe de son nouvel album, Rive gauche, que ce soit de ses inspirations, de ses motivations ou du travail lui-même de composition, les thèmes le réveillant souvent en pleine nuit, confie-t-il. « Je sais maintenant que la composition fait partie de moi, que les gens ne dissocient plus le pianiste classique du compositeur. Je n’ai plus à m’excuser de composer dans un autre genre que la musique classique. » 

Ses projets sont nombreux et il a notamment l’intention de composer un concerto de piano, suite aux demandes répétées de nombreux orchestres. «Il faut toujours avoir cette drive de réussir dans la vie, mais il faut que cette volonté de réussir soit toujours accompagnée d’une volonté d’aimer ou d’être aimé de son public. »

On peut accéder à l’entrevue complète ici…

Les amateurs de classique choyés au FIFA

13 mars 2015

Le Festival International du Film sur l’Art (FIFA) est à nos portes et 230 films provenant d’une trentaine de pays seront présentés du 19 au 29 mars 2015. Parmi ceux-ci, les titres suivants attireront sans aucun doute les amateurs de musique classique.

JONAS KAUFMANN – BERLIN 1930 de Thomas Voigt et Wolfgang  Wunderlich. (Place des Arts – Cinquième Salle  – 25/03/15 – 18h30 et Musée des beaux-arts de Montréal – Auditorium  29/03/15 – 16h)

EVERYWHERE AND FOREVER: MAHLER’S SONG OF THE EARTH de Jason Starr (Place des Arts – Cinquième Salle – 22/03/15 – 13h30 et Musée des beaux-arts de Montréal – Auditorium – 26/03/15 – 18h30)

RICHARD WAGNER ET LES JUIFS de Hilan Warshaw. (Place des Arts – Cinquième Salle – 21/03/15 – 18h30 et Musée des beaux-arts de Montréal – Auditorium – 25/03/15 – 18h30 et 29/03/15 – 13h30)

CALLAS VS TEBALDI, LA LÉGENDE DE LA TIGRESSE ET DE LA COLOMBE de René-Jean Bouyer revient sur la rivalité qui a opposé, dans les années 1950, les deux plus grandes cantatrices de l’âge d’or de l’opéra. (Place des Arts – Cinquième Salle – 22/03/15 – 16h / 27/03/15 – 18h30)

THE INDIAN QUEEN de Peter Sellars. Une version inoubliable de la dernière œuvre écrite par Purcelllaissée inachevée à sa mort à l’âge de 36 ans. (Place des Arts – Cinquième Salle – 29/03/15 – 13h30 et Cinémathèque Québécoise – Salle Fernand-Seguin – 22/03/15 – 13h30)

I’M A CREATIVE ANIMAL de Barbara Seiler suit la soprano et chef d’orchestre canadienne Barbara Hannigan. (Musée des beaux-arts de Montréal – Auditorium – 29/03/15 – 16h et Place des Arts – Cinquième Salle – 25/03/15 – 18h30)

NDIPHILELA UKUCULA: I LIVE TO SING de Julie Cohen suit trois étoiles montantes de l’opéra, étudiants noirs à l’Université du Cap. (Place des Arts – Cinquième Salle – 22/03/15 – 16h et 27/03/15 – 18h30)

RAMEAU, L’INCOMPRIS MAGNIFIQUE d`Olivier Simmonet, un portrait du compositeur, trop souvent incompris et méconnu. (Musée des beaux-arts de Montréal – Auditorium – 21/03/15 – 13h30 et Place des Arts – Cinquième Salle – 28/03/15 – 16h)

On peut consulter l’ensemble de la programmation et réserver ses billets sur le site officiel du FIFA ici…

Rive gauche d’Alain Lefèvre

10 mars 2015

Vous l’attendiez avec impatience. Voici Rive gauche, le dernier album de compositions d’Alain Lefèvre. On y retrouve la touche si particulière du pianiste-compositeur, qui refuse les étiquettes et propose autant de voyages en musique qu’il a d’histoires à raconter. Vous pouvez l’écouter et le télécharger ici…Rive gauche

Alain Lefèvre se confie en ces termes à George Nicholson

POURQUOI COMPOSER?
J’ai toujours composé pour raconter une histoire, une histoire qui permet à l’auditeur d’y retrouver la sienne. Quand depuis bientôt un demi-siècle, on fréquente les plus grands chefs-d’oeuvre, il faut une bonne dose d’humilité et d’innocence pour offrir aux mélomanes ces moments de vie car tout ce que je compose part d’un sourire, d’un coup de téléphone, d’une émotion.

QUELLE MUSIQUE?
Classique? Certainement pas! Populaire? Non plus! Cross-over? Mais là, pas du tout. Alors? Il est certain que je marche sur une corde raide. La réponse se cache peut-être dans le fait que la composition a toujours été pour moi un exutoire à mes tristesses, mes angoisses et mes passions. Un critique musical du quotidien Le Devoir déclarait : « Il y a sûrement un romantisme revendiqué […] (mais) Fidèles insomnies est inclassable ». Je crois qu’il faut lui donner raison.

LA PAGE BLANCHE
Je n’ai pas choisi d’écrire, ce sont les thèmes qui s’imposent à moi. Le plus souvent, je me lève au milieu de la nuit et j’enregistre sur mon téléphone un thème qui arrive tout seul, sans aucune recherche. Le travail commence ensuite. C’est au moment de m’asseoir au piano que tout le bagage pianistique accumulé se met en oeuvre et que l’arsenal amassé dans le grenier de la mémoire se met à la disposition de ces thèmes pour leur donner forme, les habiller, leur prêter vie. Si le thème ne vient pas tout seul, la pièce n’aura pas lieu car composer est un moment de détente mais c’est également une forme d’exorcisme ou d’autopsychanalyse.

LE MILIEU ET LE PUBLIC
Cela m’attriste quand un certain public fait la fine bouche devant Maurice Jarre, Michel Legrand ou Alexandre Desplat ou plus près de nous, André Gagnonqui a écrit des choses vraiment superbes. Comment peut-on ne pas fondre en larmes après quelques mesures du Ne me quitte pas de Brel? Car ce que l’on retient le plus, c’est un beau thème et je pense que l’inspiration est un état de grâce. Je ne peux me retenir de redire qu’André Mathieu a été visité, souvent. Mes pièces, ce sont des films pour l’oreille, des images pour le piano.

L’ÉCRITURE
Si mes compositions racontent des histoires simples, par contre la discipline quotidienne à laquelle je m’astreins depuis des décennies ne peut pas ne pas s’immiscer dans la facture des pièces. Tous ces réseaux d’enluminures digitales apportent leurs couleurs et viennent structurer le récit. Sous leurs titres sympathiques, tous les pianistes amateurs ou professionnels qui ont voulu les jouer ont pu constater à quel point elles étaient redoutablement difficiles.

Expérience d’Einaudi: puissant

6 mars 2015

La puissance de la musique de Ludovico Einaudi est indéniable, qu’on l’écoute par elle-même ou qu’on la juxtapose, comme ici, à un très beau court métrage de la boîte montréalaise Antler Films. Une journée inoubliable pour tous ceux dont les destins sont effleurés dans ce film, portée par une partition envoûtante, magnifiquement rendue par Angèle Dubeau et La Pietà.

On peut écouter l’album complet, lancé officiellement le 3 mars, ici…

10 Canadiens parmi les candidats du CMIM

4 mars 2015

Le Concours musical international de Montréal (CMIM) vient tout juste de révéler l’identité des concurrents qui participeront à sa 14e édition, la sixième consacrée au chant, du 25 mai au 5 juin prochains.
Cette année, le Concours a reçu les demandes de 123 chanteurs lyriques âgés de 20 à 33 ans, en provenance d’une trentaine de pays des cinq continents.

Parmi les 24 jeunes chanteurs retenus (11 femmes et 13 hommes d’une moyenne d’âge de 27 ans et issus de 9 pays), on retrouve pas moins de 10 Canadiens et 8 Coréens. Voici la liste complète des candidats.

BELGIQUE
Cathy VAN ROY (soprano)

CANADA
Owen MCCAUSLAND (ténor)
Meghan LINDSAY (soprano)
France BELLEMARRE (soprano)
Karine BOUCHER (soprano)
Claire DE SÉVIGNÉ (soprano)
Marianne LAMBERT (soprano)
Geoffrey SIRETT (baryton)
Suzanne RIGDEN (soprano)
Jana MILLER (soprano)

CANADA / ROYAUME-UNI
Cairan RYAN (baryton)

CORÉE DU SUD
Hwan AN (baryton)
Kidon CHOI (baryton)
Hyekyung CHOI (soprano)
Byeong Min GIL (baryton-basse)
Keonwoo KIM (ténor)
Seung Jick KIM (ténor)
Hye Sang PARK (soprano)
Jongsoo YANG (basse)

ÉTATS-UNIS
Eric JURENAS (contre-ténor)

FRANCE
Anaïs CONSTANS (soprano)

JAPON
Takaoki ONISHI (baryton)

MACÉDOINE
Vasil GARVANLIEV (baryton)

TURQUIE
Dogukan KURAN (baryton)

Bonne chance à tous!