J.S. Bach: Concerto italien & Fantaisies pour clavecin
Interprètes:
Dans l'ensemble de l'œuvre de Jean-Sébastien Bach, la musique de clavecin occupe une place de choix. En effet, parmi les rares compositions que Bach fit publier de lui-même, trois des quatre importants recueils de la Clavierübung (exercices de clavier) sont destinés au clavecin. C'est en 1735 que parut la Clavierübung II, qui contenait notamment le Concerto dans le goût italien et l'Ouverture dans la manière française, écrits pour "la récréation de l'esprit des amateurs".

Le clavecin adopte dans ces deux œuvres les styles orchestraux italiens et français, témoignant ainsi des influences étrangères qui ont marqué l'Allemagne d'alors. À l'époque de Weimar (1708-1717), Bach avait déjà réalisé un bon nombre de transcriptions de concertos de maîtres italiens (dont Vivaldi et Marcello) pour clavecin seul. Mais avec le Concerto dans le goût italien (BWV 971), la référence vivaldienne est cette fois imaginaire: après avoir longtemps copié et adapté ses modèles, Bach crée maintenant son propre concerto italien.

Plein de lumière, l'œuvre commence et se termine par de vigoureux mouvements rapides. Les deux plans sonores des claviers du clavecin permettent d'imiter, grâce aux indications ƒorte et piano, les oppositions entre les tutti et soli de l'orchestre baroque ainsi que les dialogues entre les divers groupes d'instruments. Le mouvement central, contruit sur une basse dans le caractère d'un ostinato, déploie une mélodie très ornée, d'une exeptionnelle beauté.

La Clavierübung III, souvent appelée "Messe d'orgue" ou "Le Dogme en musique", fut publiée en 1739. Le recueil comprend une série de chorals et quatre duetti qu'encadrent le Prélude et fugue en mi bémol majeur, BWV 552. Le Duetto III en sol majeur (BWV 804), tout comme les trois autres, figure à la fin du livre avant la triple fugue finale. Dans le style des Inventions à deux voix, mais de dimensions plus amples, les quatre duetti, contrairement aux autres pièces, n'entretiennent pas de liens directs avec les mélodies de cantiques luthériens.

Bien qu'ils semblent d'abord destinés à l'orgue, le clavecin parvient aussi à les révéler dans toute leur perfection. L'admirable Prélude et fugue en la mineur (BWV 894), vraisemblablement composé à Weimar (ca1717), fut transformé par le compositeur avant 1740 en un triple concerto pour flûte, violon et clavecin (BWV 1044). Né de la nécessité de fournir rapidement de la musique au Collegium musicum de Leipzig, le concerto n'éclipse cependant pas son modèle d'origine. Si le Prélude et fugue, par son écriture empreinte de virtuosité, portait déjà en lui des éléments essentiels à une telle transformation, sa première version reste en soi une œuvre achevée.

À l'origine, la fantaisie supposait une construction polyphonique avec un travail en imitation qui en faisait, par conséquent, une pièce très "écrite". Au fil du temps, la fantaisie devient moins une forme qu'un style plus ou moins libre. Les quatre fantaisies du présent enregistrement épousent des structures qui diffèrent d'une pièce à l'autre, illustrant bien avec quelle liberté le terme même est utilisé. La Fantaisie en do mineur, BWV 919, cor-respond au type même de la composition à deux voix, utilisant l'imitation comme procédé d'écriture. Cette courte pièce, que la claveciniste polonaise Wanda Landowska jugeait aussi parfaite que les inventions et injustement né-gligée, remonte à l'époque de Weimar.

Plus tardive, la Fantaisie BWV 906 se rapproche par sa forme d'un allegro de sonate. Œuvre brillante et magistrale, cette Fantaisie évoque, par ses arpèges rapides, ses ornements et ses croisements de mains, les sonates de Domenico Scarlatti, à la différence cependant que chez Bach le plaisir y est discipliné par une écriture ri-goureuse. La fugue qui accompagne cette fantaisie est demeurée inachevée.

C'est à Köthen, ou peut-être seulement à Leipzig, que la Fantaisie et fugue en la mineur (BWV 904) fut composée. Selon certaines sources, le diptyque doit s'exécuter à l'orgue, à cause de l'indication manualiter; d'autres sources le destinent au clavecin (pro cembalo). La Fantaisie, de forme concertante, fait alterner la ritournelle des tutti avec les épisodes soli, de texture moins dense, à trois ou quatre voix.

L'impressionante double fugue expose d'abord un thème assez long, fait de sauts et de notes répétées, qui contraste fortement avec le thème chromatique descendant de la seconde fugue. La double fugue combine en sa fin les deux idées musicales opposées, conférant à l'édifice sonore un aspect immuable.

La toccata (de l'italien toccare = toucher) est un genre qui n'obéit à aucune règle formelle bien définie et qui implique une exécution au clavier. À ses débuts, la toccate ne comportait qu'une seule section qui formait un tout. Puis, au cours des XVIe et XVIIe siècles, la toccate fit alterner sections libres et sections fuguées. Bien qu'à l'audition la Toccata BWV 912 ne forme qu'une sorte de grand mouvement enchaîné, l'œuvre se compose de six sections de lon-gueurs inégales.

Dans le fougueux presto initial, c'est le caractère improvisé et virtuose qui règne; dans l'allegro qui suit, le style concertant devient la règle du jeu; l'adagio, d'allure méditative, est trois fois dérangé par des trémollos d'accords; une nouvelle section fuguée, tentée de chromatisme, se dirige vers l'étrange cinquième section, aux modulations surprenantes; suit la fugue finale, dans l'esprit d'une gigue.

Conçue d'après un thème extrait du deuxième mouvement (allegro) de la Sonate a tre de l'opus 1 de Tomaso Albinoni, la Fugue en si mineur, BWV 951, existe en deux versions: la première se rapproche de son modèle italien tandis que l'autre, probablement révisée à une date ultérieure, fut considérablement élargie. Bach apparaît ici sous un autre jour. Intérieur, abstrait mais lyrique, le compositeur, en exploitant les possibilités du contrepoint, réussit à transfigurer l'allegro d'Albinoni en une profonde réflexion.

Selon Johann Nikolaus Forkel, le premier biographe de Bach, la stupéfiante Fantaisie chromatique et fugue (BWV 903) reste "unique et inégalée". Cette page singulière dans l'œuvre de Bach frappe encore aujourd'hui par son originalité, sa puissance et son audace. Dans le style d'une brillante improvisation, la Fantaisie s'articule en trois grandes parties: la première est formée de traits rapides et d'accords arpégés; la deuxième, un récitatif, dépeint une "scène dramatique" (Spitta); la troisième réunit virtuosité et éléments de récitatifs. Après un tableau si chaotique, une fugue à trois voix vient ensuite équilibrer le dyptique. Mais l'écriture à trois voix est parfois abandonnée au profit de passages à deux voix, d'allure plus libre, tandis qu'en d'autres endroits des accords et des octaves ajoutent à la dynamique du clavecin. Les nombreuses copies de la Fantaisie chromatique et fugue, dont une seule est datée (6 décembre 1730), prouvent l'intérêt que l'entourage de Bach portait déjà à cette œuvre.

Date de sortie:
14 août 1995
Numéro d'album:
FL 2 3004
Périodes:
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J.S. Bach: Concerto italien & Fantaisies pour clavecin

Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Concerto dans le goût italien, BWV 971
1
I. Allegro
0,99 $
4:06
2
II. Andante
0,99 $
4:39
3
III. Presto
0,99 $
3:57
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Duetto III en sol majeur, BWV 804
4
Duetto III en sol majeur, BWV 804
0,99 $
2:51
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Prélude et fugue en la mineur, BWV 894
5
I. Prélude
1,99 $
5:59
6
II. Fugue
0,99 $
4:39
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie en do mineur, BWV 919
7
Fantaisie en do mineur, BWV 919
0,99 $
1:30
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie en do mineur, BWV 906
8
Fantaisie en do mineur, BWV 906
0,99 $
4:42
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 904
9
I. Fantaisie
0,99 $
2:51
10
II. Fugue
0,99 $
4:38
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Toccata en ré majeur, BWV 912
11
Toccata en ré majeur, BWV 912
2,99 $
10:21
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fugue sur un thème d'Albinoni, en si mineur, BWV 951
12
Fugue sur un thème d'Albinoni, en si mineur, BWV 951
1,99 $
7:45
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie chromatique et fugue, BWV 903
13
I. Fantaisie
1,99 $
6:06
14
II. Fugue
1,99 $
5:21
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J.S. Bach: Concerto italien & Fantaisies pour clavecin

Numéro d'album: FL 2 3004
Date de sortie: 14 août 1995

Période(s): Baroque

Genre(s): Clavecin, orgue, pianoforte (claviers)

Compositeurs:
Bach, Johann Sebastian

Interprètes:
Beauséjour, Luc



Dans l'ensemble de l'œuvre de Jean-Sébastien Bach, la musique de clavecin occupe une place de choix. En effet, parmi les rares compositions que Bach fit publier de lui-même, trois des quatre importants recueils de la Clavierübung (exercices de clavier) sont destinés au clavecin. C'est en 1735 que parut la Clavierübung II, qui contenait notamment le Concerto dans le goût italien et l'Ouverture dans la manière française, écrits pour "la récréation de l'esprit des amateurs".

Le clavecin adopte dans ces deux œuvres les styles orchestraux italiens et français, témoignant ainsi des influences étrangères qui ont marqué l'Allemagne d'alors. À l'époque de Weimar (1708-1717), Bach avait déjà réalisé un bon nombre de transcriptions de concertos de maîtres italiens (dont Vivaldi et Marcello) pour clavecin seul. Mais avec le Concerto dans le goût italien (BWV 971), la référence vivaldienne est cette fois imaginaire: après avoir longtemps copié et adapté ses modèles, Bach crée maintenant son propre concerto italien.

Plein de lumière, l'œuvre commence et se termine par de vigoureux mouvements rapides. Les deux plans sonores des claviers du clavecin permettent d'imiter, grâce aux indications ƒorte et piano, les oppositions entre les tutti et soli de l'orchestre baroque ainsi que les dialogues entre les divers groupes d'instruments. Le mouvement central, contruit sur une basse dans le caractère d'un ostinato, déploie une mélodie très ornée, d'une exeptionnelle beauté.

La Clavierübung III, souvent appelée "Messe d'orgue" ou "Le Dogme en musique", fut publiée en 1739. Le recueil comprend une série de chorals et quatre duetti qu'encadrent le Prélude et fugue en mi bémol majeur, BWV 552. Le Duetto III en sol majeur (BWV 804), tout comme les trois autres, figure à la fin du livre avant la triple fugue finale. Dans le style des Inventions à deux voix, mais de dimensions plus amples, les quatre duetti, contrairement aux autres pièces, n'entretiennent pas de liens directs avec les mélodies de cantiques luthériens.

Bien qu'ils semblent d'abord destinés à l'orgue, le clavecin parvient aussi à les révéler dans toute leur perfection. L'admirable Prélude et fugue en la mineur (BWV 894), vraisemblablement composé à Weimar (ca1717), fut transformé par le compositeur avant 1740 en un triple concerto pour flûte, violon et clavecin (BWV 1044). Né de la nécessité de fournir rapidement de la musique au Collegium musicum de Leipzig, le concerto n'éclipse cependant pas son modèle d'origine. Si le Prélude et fugue, par son écriture empreinte de virtuosité, portait déjà en lui des éléments essentiels à une telle transformation, sa première version reste en soi une œuvre achevée.

À l'origine, la fantaisie supposait une construction polyphonique avec un travail en imitation qui en faisait, par conséquent, une pièce très "écrite". Au fil du temps, la fantaisie devient moins une forme qu'un style plus ou moins libre. Les quatre fantaisies du présent enregistrement épousent des structures qui diffèrent d'une pièce à l'autre, illustrant bien avec quelle liberté le terme même est utilisé. La Fantaisie en do mineur, BWV 919, cor-respond au type même de la composition à deux voix, utilisant l'imitation comme procédé d'écriture. Cette courte pièce, que la claveciniste polonaise Wanda Landowska jugeait aussi parfaite que les inventions et injustement né-gligée, remonte à l'époque de Weimar.

Plus tardive, la Fantaisie BWV 906 se rapproche par sa forme d'un allegro de sonate. Œuvre brillante et magistrale, cette Fantaisie évoque, par ses arpèges rapides, ses ornements et ses croisements de mains, les sonates de Domenico Scarlatti, à la différence cependant que chez Bach le plaisir y est discipliné par une écriture ri-goureuse. La fugue qui accompagne cette fantaisie est demeurée inachevée.

C'est à Köthen, ou peut-être seulement à Leipzig, que la Fantaisie et fugue en la mineur (BWV 904) fut composée. Selon certaines sources, le diptyque doit s'exécuter à l'orgue, à cause de l'indication manualiter; d'autres sources le destinent au clavecin (pro cembalo). La Fantaisie, de forme concertante, fait alterner la ritournelle des tutti avec les épisodes soli, de texture moins dense, à trois ou quatre voix.

L'impressionante double fugue expose d'abord un thème assez long, fait de sauts et de notes répétées, qui contraste fortement avec le thème chromatique descendant de la seconde fugue. La double fugue combine en sa fin les deux idées musicales opposées, conférant à l'édifice sonore un aspect immuable.

La toccata (de l'italien toccare = toucher) est un genre qui n'obéit à aucune règle formelle bien définie et qui implique une exécution au clavier. À ses débuts, la toccate ne comportait qu'une seule section qui formait un tout. Puis, au cours des XVIe et XVIIe siècles, la toccate fit alterner sections libres et sections fuguées. Bien qu'à l'audition la Toccata BWV 912 ne forme qu'une sorte de grand mouvement enchaîné, l'œuvre se compose de six sections de lon-gueurs inégales.

Dans le fougueux presto initial, c'est le caractère improvisé et virtuose qui règne; dans l'allegro qui suit, le style concertant devient la règle du jeu; l'adagio, d'allure méditative, est trois fois dérangé par des trémollos d'accords; une nouvelle section fuguée, tentée de chromatisme, se dirige vers l'étrange cinquième section, aux modulations surprenantes; suit la fugue finale, dans l'esprit d'une gigue.

Conçue d'après un thème extrait du deuxième mouvement (allegro) de la Sonate a tre de l'opus 1 de Tomaso Albinoni, la Fugue en si mineur, BWV 951, existe en deux versions: la première se rapproche de son modèle italien tandis que l'autre, probablement révisée à une date ultérieure, fut considérablement élargie. Bach apparaît ici sous un autre jour. Intérieur, abstrait mais lyrique, le compositeur, en exploitant les possibilités du contrepoint, réussit à transfigurer l'allegro d'Albinoni en une profonde réflexion.

Selon Johann Nikolaus Forkel, le premier biographe de Bach, la stupéfiante Fantaisie chromatique et fugue (BWV 903) reste "unique et inégalée". Cette page singulière dans l'œuvre de Bach frappe encore aujourd'hui par son originalité, sa puissance et son audace. Dans le style d'une brillante improvisation, la Fantaisie s'articule en trois grandes parties: la première est formée de traits rapides et d'accords arpégés; la deuxième, un récitatif, dépeint une "scène dramatique" (Spitta); la troisième réunit virtuosité et éléments de récitatifs. Après un tableau si chaotique, une fugue à trois voix vient ensuite équilibrer le dyptique. Mais l'écriture à trois voix est parfois abandonnée au profit de passages à deux voix, d'allure plus libre, tandis qu'en d'autres endroits des accords et des octaves ajoutent à la dynamique du clavecin. Les nombreuses copies de la Fantaisie chromatique et fugue, dont une seule est datée (6 décembre 1730), prouvent l'intérêt que l'entourage de Bach portait déjà à cette œuvre.

1
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Concerto dans le goût italien, BWV 971
4:06
2
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Concerto dans le goût italien, BWV 971
4:39
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Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Concerto dans le goût italien, BWV 971
3:57
4
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Prélude et fugue en la mineur, BWV 894
5:59
5
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Prélude et fugue en la mineur, BWV 894
4:39
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Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 904
2:51
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Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie et Fugue en la mineur, BWV 904
4:38
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Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie chromatique et fugue, BWV 903
6:06
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Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie chromatique et fugue, BWV 903
5:21
10
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Duetto III en sol majeur, BWV 804
2:51
11
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie en do mineur, BWV 919
1:30
12
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fantaisie en do mineur, BWV 906
4:42
13
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Toccata en ré majeur, BWV 912
10:21
14
Bach, Johann Sebastian
Bach, Johann Sebastian (1685 - 1750)
Fugue sur un thème d'Albinoni, en si mineur, BWV 951
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