Arvo Pärt: Portrait
Compositeurs:
Après une incursion dans l'univers de Philip Glass, Angèle Dubeau s'aventure sur les traces du compositeur estonien Arvo Pärt. Parfois qualifié de méditative, Pärt préfère décrire sa musique comme une lumière traversant un prisme, chaque auditeur en ayant une perception différente. Angèle Dubeau revisite entres autres Tabula Rasa, Spiegel im spiegel et Pilgrim's Song. Un album nécessaire pour une époque qui ne semble pouvoir s'arrêter.

«Je pourrais comparer ma musique à une lumière blanche dans laquelle sont contenues toutes les lumières. Seul un prisme peut dissocier ces couleurs et les rendre visibles: ce prisme pourrait être l'esprit de l'auditeur.» (Arvo Pärt)

Depuis une trentaine d’années, les spécialistes tentent de décortiquer la musique d’Arvo Pärt, afin de saisir les subtilités de son langage. Troublés sans doute par l’apaisement quasi immédiat ressenti à son écoute, désireux peut-être d’en extraire la substance pour mieux se l’approprier, ils multiplient les références au minimalisme, étiquette que refuse d’emblée le compositeur. «Deux compositeurs, Philip Glass et Steve Reich, ont changé le monde à cette époque, expliquait Pärt lors d’une rare entrevue. J’ai beaucoup de respect pour eux. Néanmoins, je ne suis pas un minimaliste. Je comprends que les critiques musicaux tenteront toujours de trouver des catégories pour identifier mes œuvres et les classer dans le tiroir approprié, mais de m’appeler un “minimaliste sacré” me paraît un peu ridicule.»

On peut pourtant établir d'étonnants parallèles entre les parcours de Reich et Pärt, qui ont d’abord abordé la musique de façon sérielle avant de constater les limites du langage, l’un aux États-Unis et l’autre en Estonie. Les deux, devenus depuis amis, ont alors choisi de s’abreuver à des sources musicales anciennes. Arvo Pärt, rongé par une crise créatrice importante, renonce entièrement à la composition à la fin des années 1960 pour se tourner vers l’étude des compositeurs médiévaux dont Josquin des Prés, Guillaume de Machaut, Jacob Obrecht et Johannes Ockeghem. Poursuivant une recherche de dépouillement, il signe en 1976 Für Alina, pièce pour piano aujourd’hui célèbre, en rupture nette avec ses premières œuvres, qui pave la voie à l’élaboration de sa ligne directrice, qu’il qualifie lui-même de «tintinnabulum». «Je travaille avec très peu d'éléments – une ou deux voix seulement. Je construis à partir d'un matériau primitif: l'accord parfait, une tonalité spécifique. Les trois notes d'un accord parfait sont comme des cloches. C'est la raison pour laquelle je l'ai appelé tintinnabulum».

L’année suivante, en 1977, Arvo Pärt complète trois œuvres essentielles de son catalogue: Fratres, Cantus in memoriam Benjamin Britten et Tabula Rasa. Dans le Cantus in memoriam Benjamin Britten, pour orchestre à cordes et cloche tubulaire (qui reprend le centre tonal de la pièce), une gamme de la mineur descendante devient, en la traitant en canon rythmique, un écheveau de lignes mélodiques presque impossible à débrouiller pour l’oreille, qui explore le spectre sonore complet de l’ensemble instrumental,
du triple piano au triple forte. «Pourquoi la date de la mort de Benjamin Britten – 4 décembre 1976 – revêt une telle importance pour moi ? À cette époque, je pouvais sans conteste reconnaître l’ampleur d’une telle perte. Des sentiments inexpliqués de culpabilité, plus que jamais, ont remonté à la surface. Je venais de découvrir Britten. Juste avant sa mort, j’ai commencé à apprécier la pureté extraordinaire de sa musique – j’avais ressenti la même impression de pureté dans les ballades de Guillaume de Machaut. De plus, cela faisait longtemps que je souhaitais rencontrer Britten personnellement – et là, ce ne serait plus jamais possible.»

Une même recherche de simplicité imprègne Tabula Rasa, concerto grosso baroque fragmenté, écrit pour deux violons solistes, cordes et piano préparé (des vis insérées entre les cordes du piano permettent à celles-ci de vibrer comme si elles devenaient des cloches), qui devait laisser les interprètes de sa création perplexes: «Mais où est la musique?» Pourtant, ses pages épurées ont beaucoup à révéler. «Mon nouveau style est simple, expliquait le compositeur à la chanteuse Björk. Une ligne est celle de mes péchés et l’autre celle du pardon; une voix est plus complexe et subjective, l’autre claire, simple et objective.» Ce ne sont donc pas tant les notes jouées qui importent ici que la combinaison de celles-ci. L’accord omniprésent contribue à la profondeur de l’œuvre, les harmoniques se superposant de la même façon que les tintements des cloches continuent de résonner indéfiniment, l’oreille ne pouvant déceler le moment précis où elles cessent de vibrer.

Spiegel im spiegel a été complété en 1978, juste avant que Arvo Pärt ne quitte définitivement l’Estonie, où il subissait la censure. «Dans ma première période, j’écrivais de la musique dans laquelle plusieurs notes étaient lancées sur la page. Je ne les gardais pas comme des trésors. Je ne les tenais pas, l’une après l’autre, entre mes mains. Chaque note est déterminante, révélatrice.» Le titre de l’œuvre, qui peut aussi bien se lire «miroir dans le miroir» que «miroirs dans le miroir», se veut une référence à la multitude d’images que pourraient produire, en se réfléchissant les uns dans les autres, des miroirs disposés en plan parallèle.

L’œuvre de Pärt reste profondément inspirée par la liturgie de l’église orthodoxe orientale qu’il a embrassée. «Si quelqu’un cherche à me comprendre, il doit écouter ma musique. S’il cherche à connaître ma philosophie, il devra alors lire n’importe lequel des pères de l’Église. S’il souhaite connaître ma vie, il y a des choses que je tiens à garder secrètes.» Cette réserve, il la pratique également dans un silence mystique, qui tente de vaincre le chaos ambiant afin d’en extraire la quintessence: «Le chant grégorien m’a enseigné qu’un secret cosmique se cachait dans l’art d’allier deux ou trois notes.» Quand il écrit Summa en 1977, il se laisse inspirer par un texte catholique et met en musique le Credo in unum deum («je crois en un seul Dieu»). En 1991, il choisit de dépouiller l’œuvre de son texte sacré, tout en cherchant à lui conserver son caractère liturgique. Fluide, brouillant les relations harmoniques, même si le compositeur continue de privilégier l’utilisation des notes d’un même arpège, les transformant par le rythme et trois combinaisons d’instruments (les deux sections de violons, les violoncelles et altos, puis tutti des cordes), Summa semble un écho distant des réussites d’Ockeghem.

Wallfahrtslied (Pilgrim's Song), d'après le Psaume 121, a été retravaillé pour chœur d’hommes et orchestre à cordes en 2001, la voix humaine s’avérant «le plus parfait des instruments.» «Ce sont les mots qui offrent l’élan créateur de la musique, comme Dieu est le Verbe, le pouvoir procréatif qui constamment mène le cosmos à l’être. Pour un initié religieux, les mots d’un rituel ne sont pas des symboles d’une réalité plus grande, mais possèdent et sont possédés par la chose qu’ils nomment.»

Dès ses premiers essais compositionnels, Pärt s’était inspiré d’œuvres du passé, en utilisant la technique du collage avec certaines citations de Bach. Après avoir appris le décès de son ami, le violoniste Oleg Kagan (en juillet 1990), renommé pour ses interprétations des concertos de Mozart, Pärt s’est tourné vers le mouvement lent de la Sonate K. 280 du compositeur autrichien et l’a arrangé pour violon, violoncelle et piano dans son Mozart-Adagio (écrite en 1992 et révisée en 2005), y magnifiant certaines dissonances afin de faire ressortir le côté tragique de cette élégie en fa mineur.

Qu’il relise un grand maître, qu’il signe une œuvre liturgique, qu’il transmette l’essence de la musique à quelques cordes, Arvo Pärt reste une voix unique de la scène contemporaine et c’est pourquoi Angèle Dubeau a jugé essentiel de tracer un portrait de ce compositeur à nul autre pareil. «J’ai besoin de me retirer et de décrire quelque chose d’objectif. Plus nous sommes projetés dans le chaos, plus nous avons besoin de nous accrocher à l’ordre», soutient le compositeur. Mélodies flottantes, sonorités admirables, spiritualité sans fard ne peuvent qu’inspirer un monde trop souvent en déséquilibre.

© Lucie Renaud
Date de sortie:
02 mars 2010
Numéro d'album:
AN 2 8731
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« La qualité de l'interprétation est impeccable, et la production, irréprochable. Pà¤rt est déjà  passablement populaire, mais ce disque pourrait en convertir plusieurs autres! »

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Arvo Pärt: Portrait

Numéro d'album: AN 2 8731
Date de sortie: 02 mars 2010

Période(s): Contemporain

Genre(s): Musique de chambreViolon

Compositeurs:
Pärt, Arvo

Interprètes:
Dubeau, Angèle | Angèle Dubeau & La Pietà,



Après une incursion dans l'univers de Philip Glass, Angèle Dubeau s'aventure sur les traces du compositeur estonien Arvo Pärt. Parfois qualifié de méditative, Pärt préfère décrire sa musique comme une lumière traversant un prisme, chaque auditeur en ayant une perception différente. Angèle Dubeau revisite entres autres Tabula Rasa, Spiegel im spiegel et Pilgrim's Song. Un album nécessaire pour une époque qui ne semble pouvoir s'arrêter.

«Je pourrais comparer ma musique à une lumière blanche dans laquelle sont contenues toutes les lumières. Seul un prisme peut dissocier ces couleurs et les rendre visibles: ce prisme pourrait être l'esprit de l'auditeur.» (Arvo Pärt)

Depuis une trentaine d’années, les spécialistes tentent de décortiquer la musique d’Arvo Pärt, afin de saisir les subtilités de son langage. Troublés sans doute par l’apaisement quasi immédiat ressenti à son écoute, désireux peut-être d’en extraire la substance pour mieux se l’approprier, ils multiplient les références au minimalisme, étiquette que refuse d’emblée le compositeur. «Deux compositeurs, Philip Glass et Steve Reich, ont changé le monde à cette époque, expliquait Pärt lors d’une rare entrevue. J’ai beaucoup de respect pour eux. Néanmoins, je ne suis pas un minimaliste. Je comprends que les critiques musicaux tenteront toujours de trouver des catégories pour identifier mes œuvres et les classer dans le tiroir approprié, mais de m’appeler un “minimaliste sacré” me paraît un peu ridicule.»

On peut pourtant établir d'étonnants parallèles entre les parcours de Reich et Pärt, qui ont d’abord abordé la musique de façon sérielle avant de constater les limites du langage, l’un aux États-Unis et l’autre en Estonie. Les deux, devenus depuis amis, ont alors choisi de s’abreuver à des sources musicales anciennes. Arvo Pärt, rongé par une crise créatrice importante, renonce entièrement à la composition à la fin des années 1960 pour se tourner vers l’étude des compositeurs médiévaux dont Josquin des Prés, Guillaume de Machaut, Jacob Obrecht et Johannes Ockeghem. Poursuivant une recherche de dépouillement, il signe en 1976 Für Alina, pièce pour piano aujourd’hui célèbre, en rupture nette avec ses premières œuvres, qui pave la voie à l’élaboration de sa ligne directrice, qu’il qualifie lui-même de «tintinnabulum». «Je travaille avec très peu d'éléments – une ou deux voix seulement. Je construis à partir d'un matériau primitif: l'accord parfait, une tonalité spécifique. Les trois notes d'un accord parfait sont comme des cloches. C'est la raison pour laquelle je l'ai appelé tintinnabulum».

L’année suivante, en 1977, Arvo Pärt complète trois œuvres essentielles de son catalogue: Fratres, Cantus in memoriam Benjamin Britten et Tabula Rasa. Dans le Cantus in memoriam Benjamin Britten, pour orchestre à cordes et cloche tubulaire (qui reprend le centre tonal de la pièce), une gamme de la mineur descendante devient, en la traitant en canon rythmique, un écheveau de lignes mélodiques presque impossible à débrouiller pour l’oreille, qui explore le spectre sonore complet de l’ensemble instrumental,
du triple piano au triple forte. «Pourquoi la date de la mort de Benjamin Britten – 4 décembre 1976 – revêt une telle importance pour moi ? À cette époque, je pouvais sans conteste reconnaître l’ampleur d’une telle perte. Des sentiments inexpliqués de culpabilité, plus que jamais, ont remonté à la surface. Je venais de découvrir Britten. Juste avant sa mort, j’ai commencé à apprécier la pureté extraordinaire de sa musique – j’avais ressenti la même impression de pureté dans les ballades de Guillaume de Machaut. De plus, cela faisait longtemps que je souhaitais rencontrer Britten personnellement – et là, ce ne serait plus jamais possible.»

Une même recherche de simplicité imprègne Tabula Rasa, concerto grosso baroque fragmenté, écrit pour deux violons solistes, cordes et piano préparé (des vis insérées entre les cordes du piano permettent à celles-ci de vibrer comme si elles devenaient des cloches), qui devait laisser les interprètes de sa création perplexes: «Mais où est la musique?» Pourtant, ses pages épurées ont beaucoup à révéler. «Mon nouveau style est simple, expliquait le compositeur à la chanteuse Björk. Une ligne est celle de mes péchés et l’autre celle du pardon; une voix est plus complexe et subjective, l’autre claire, simple et objective.» Ce ne sont donc pas tant les notes jouées qui importent ici que la combinaison de celles-ci. L’accord omniprésent contribue à la profondeur de l’œuvre, les harmoniques se superposant de la même façon que les tintements des cloches continuent de résonner indéfiniment, l’oreille ne pouvant déceler le moment précis où elles cessent de vibrer.

Spiegel im spiegel a été complété en 1978, juste avant que Arvo Pärt ne quitte définitivement l’Estonie, où il subissait la censure. «Dans ma première période, j’écrivais de la musique dans laquelle plusieurs notes étaient lancées sur la page. Je ne les gardais pas comme des trésors. Je ne les tenais pas, l’une après l’autre, entre mes mains. Chaque note est déterminante, révélatrice.» Le titre de l’œuvre, qui peut aussi bien se lire «miroir dans le miroir» que «miroirs dans le miroir», se veut une référence à la multitude d’images que pourraient produire, en se réfléchissant les uns dans les autres, des miroirs disposés en plan parallèle.

L’œuvre de Pärt reste profondément inspirée par la liturgie de l’église orthodoxe orientale qu’il a embrassée. «Si quelqu’un cherche à me comprendre, il doit écouter ma musique. S’il cherche à connaître ma philosophie, il devra alors lire n’importe lequel des pères de l’Église. S’il souhaite connaître ma vie, il y a des choses que je tiens à garder secrètes.» Cette réserve, il la pratique également dans un silence mystique, qui tente de vaincre le chaos ambiant afin d’en extraire la quintessence: «Le chant grégorien m’a enseigné qu’un secret cosmique se cachait dans l’art d’allier deux ou trois notes.» Quand il écrit Summa en 1977, il se laisse inspirer par un texte catholique et met en musique le Credo in unum deum («je crois en un seul Dieu»). En 1991, il choisit de dépouiller l’œuvre de son texte sacré, tout en cherchant à lui conserver son caractère liturgique. Fluide, brouillant les relations harmoniques, même si le compositeur continue de privilégier l’utilisation des notes d’un même arpège, les transformant par le rythme et trois combinaisons d’instruments (les deux sections de violons, les violoncelles et altos, puis tutti des cordes), Summa semble un écho distant des réussites d’Ockeghem.

Wallfahrtslied (Pilgrim's Song), d'après le Psaume 121, a été retravaillé pour chœur d’hommes et orchestre à cordes en 2001, la voix humaine s’avérant «le plus parfait des instruments.» «Ce sont les mots qui offrent l’élan créateur de la musique, comme Dieu est le Verbe, le pouvoir procréatif qui constamment mène le cosmos à l’être. Pour un initié religieux, les mots d’un rituel ne sont pas des symboles d’une réalité plus grande, mais possèdent et sont possédés par la chose qu’ils nomment.»

Dès ses premiers essais compositionnels, Pärt s’était inspiré d’œuvres du passé, en utilisant la technique du collage avec certaines citations de Bach. Après avoir appris le décès de son ami, le violoniste Oleg Kagan (en juillet 1990), renommé pour ses interprétations des concertos de Mozart, Pärt s’est tourné vers le mouvement lent de la Sonate K. 280 du compositeur autrichien et l’a arrangé pour violon, violoncelle et piano dans son Mozart-Adagio (écrite en 1992 et révisée en 2005), y magnifiant certaines dissonances afin de faire ressortir le côté tragique de cette élégie en fa mineur.

Qu’il relise un grand maître, qu’il signe une œuvre liturgique, qu’il transmette l’essence de la musique à quelques cordes, Arvo Pärt reste une voix unique de la scène contemporaine et c’est pourquoi Angèle Dubeau a jugé essentiel de tracer un portrait de ce compositeur à nul autre pareil. «J’ai besoin de me retirer et de décrire quelque chose d’objectif. Plus nous sommes projetés dans le chaos, plus nous avons besoin de nous accrocher à l’ordre», soutient le compositeur. Mélodies flottantes, sonorités admirables, spiritualité sans fard ne peuvent qu’inspirer un monde trop souvent en déséquilibre.

© Lucie Renaud
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Pärt, Arvo (1935 - )
Summa
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