Intégrale des Concertos pour violon de Saint-Saëns

Camille Saint-Saëns
Né à Paris, le 9 octobre 1835
Mort à Alger, le 16 décembre 1921



Camille Saint-Saëns incarne parfaitement la musique française du 19e siècle. Polyvalent et prolifique, il a abondamment visité tous les genres de la littérature musicale française et joué un rôle déterminant dans la vie musicale en France en tant que compositeur, professeur, pianiste, organiste, chef d’orchestre, critique, chroniqueur, poète et dramaturge. Son étudiant et ami dévoué Gabriel Fauré considérait Saint-Saëns le musicien le plus « complet » de son époque. D’une stupéfiante portée, son oeuvre créatrice se révèle une source esthétique et historique d’une indéniable richesse, essentielle à une compréhension de la musique et de la culture de cette époque. Il a été honoré et acclamé si souvent, tant chez lui qu’à l’étranger, qu’il est devenu une légende de son vivant.

Camille Saint-Saëns est le premier compositeur français à émerger en tant que maître du concerto. Il a écrit dix oeuvres pour instrument soliste et orchestre qu’il a nommées « concerto » : trois pour violon, cinq pour piano et deux pour violoncelle. De plus, il a composé 18 autres pièces dans lesquelles soit le cor, la flûte, la clarinette, la harpe, l’orgue, le violon ou le piano est associé à l’orchestre, aux titres évocateurs tels Cyprès et lauriers, La muse et le poète, Havanaise et Africa.

La composition de concertos a permis à Saint- Saëns de mettre en lumière la virtuosité technique et d’exprimer des idées musicales. Il explique : « C’est la virtuosité elle-même que je prétendrai défendre. Elle est la source du pittoresque en musique, elle donne à l’artiste des ailes, à l’aide desquelles il échappe au terre-à-terre et à la platitude. La difficulté vaincue est elle-même une beauté. » Il croyait que la virtuosité avait triomphé dans tous les arts, en littérature et en poésie, et que cette virtuosité, en pénétrant l’orchestre, avait rendu possible les passionnants effets de l’instrumentation moderne. Il ajoute : « Le solo de concerto est un rôle qui doit être conçu et rendu comme un personnage dramatique. »

Saint-Saëns portait une affection particulière au violon. Il écrirait pour Pablo de Sarasate (1844-1908), un de ses interprètes préférés, avec lequel il a souvent joué, ses plus grandes pages pour violon et orchestre : Introduction et Rondo capriccioso, le Premier concerto pour violon op. 20, le Troisième concerto op. 61 et un arrangement de la « Sarabande » extraite de la Suite anglaise no 3 de Bach. Il paraît évident que Saint-Saëns portait le talent de Sarasate en haute estime. Il admettra : « Si ma musique pour violon a eu tant de succès, c’est bien à lui que je le dois! Car il a été un moment le violoniste le plus en vue du monde entier et il jouait partout mes oeuvres, inconnues encore. »

Pour Saint-Saëns, l’art s’articule d’abord autour de la forme. Il soutient : « L’artiste qui ne se sent pas pleinement satisfait par des lignes élégantes, des couleurs harmonieuses, une belle série d’accords, ne comprend pas l’Art. » Il expérimenta avec la forme dans ses trois concertos pour violon.

Concerto pour violon no 1 en la majeur, op. 20
Saint-Saëns a écrit son Concerto pour violon op. 20, souvent appelé Concertstück parce qu’en un seul mouvement, en 1859. Même si l’oeuvre est nommée premier concerto pour violon, elle est en fait le deuxième, puisque le Concerto pour violon op. 58 a été composé un an auparavant, en 1858. Saint-Saëns a dédié l’oeuvre à son ami Pablo de Sarasate, qui la créa le 4 avril 1867 à la Salle Pleyel, sous la direction du compositeur lui-même. Ce concerto est constitué d’un seul mouvement subdivisé en trois sections principales : Allegro, Andante espressivo et Tempo I (Allegro). La traditionnelle forme en trois mouvements est concentrée en un seul, dans lequel du nouveau matériau musical de la section lente remplace le développement. La pièce s’ouvre sur un énergique passage présentant une série d’accords massifs en noires interagissant avec l’orchestre et le violon soliste. Une charmante phrase aux couleurs pastorales suit, se muant ensuite en un cantabile d’une exquise inspiration. Le violon se livre à une cadence permettant la transition vers la section centrale expressive plus lente. La dernière, qui revient avec les deux thèmes d’ouverture en ordre inversé, commence sereinement et nous mène vers un finale des plus évocateurs. À travers des échanges passionnants entre violon et orchestre, l’oeuvre déborde d’exubérance juvénile.

Concerto pour violon no 2 en do majeur, op. 58
Saint-Saëns a dédié son premier essai de concerto (op. 58) à Achille Dien (1826-1904), violoniste et peintre avec lequel il avait joué de la musique de chambre au début de sa carrière. Même si complété dès le 3 mars 1858, le concerto ne serait publié qu’en 1879 par son éditeur et ami Auguste Durand. Il a été créé le 9 avril 1860 à la Salle Érard par le violoniste Achille Dien dans le cadre d’un concert d’oeuvres de Saint-Saëns de la Société Armingaud. L’oeuvre est négligée aujourd’hui, mais possède néanmoins des qualités irréfutables. Comme le Quatrième concerto pour piano, il ne comprend que deux mouvements avec quatre sections, trois de celles-ci faisant partie du deuxième mouvement. Le premier comprend un animé Allegro moderato e maestoso alors que le deuxième commence lentement avec un envoûtant Andante espressivo qui met l’accent sur la harpe et l’accompagnement des bois. Il mène à un vif scherzo, Allegro scherzando quasi allegretto et ensuite à un exaltant finale Allegro vivace. Émile Baumann (ami de Saint-Saëns) l’a judicieusement décrit en ces termes : « L’Allegro maestoso déborde de bravoure juvénile, avec son emphase brillante, son animation toute en dehors ; l’Andante s’ouvre avec une cantilène ingénument simple, et le finale est d’une diablerie funambulesque. »

Concerto pour violon no 3 en si mineur, op. 61
Depuis sa composition en mars 1880, le Troisième concerto pour violon est demeuré un monument du répertoire pour violon. Après que Sarasate eut parcouru la partition, il écrivit à l’éditeur de Saint-Saëns, Auguste Durand, le 31 mai 1880 : « Le Concerto de Saint-Saëns est un bijou, je t’en prie, dis-lui de ne le faire jouer par personne avant moi. Tu verras que je ferai de cette oeuvre de premier ordre un véritable prince des cieux. » Il créa l’oeuvre le 2 janvier 1881, Édouard Colonne dirigeant l’orchestre. Saint-Saëns reconnaîtrait plus tard la valeur des recommandations de Sarasate, lui attribuant l’intérêt considérable porté par les violonistes à l’oeuvre. Le théâtral concerto s’ouvre sur un thème fervent, en contraste avec le mélodieux deuxième thème. Le développement et l’alternance de ceux-ci servent de cadre à ce premier mouvement de forme sonate. Une gracieuse et langoureuse barcarolle, Andantino quasi allegretto, en 6/8, est au coeur du mouvement central en trois sections, qui exploite les arpèges d’harmoniques au violon, doublées par les clarinettes dans le registre grave. Le finale commence par une cadence du violon, s’élevant au-dessus du murmure de l’orchestre. À l’audacieux thème en triolets, Allegro non troppo, succède un thème brillant et affi rmatif, repris par l’orchestre comme un choral. Les astucieux changements de couleur ajoutent richesse et subtilité à cette page mémorable. Saint-Saëns lui-même résumerait à merveille sa contribution à l’histoire de la musique dans une lettre à Durand écrite à Bône en Algérie le 23 février 1901 : « J’ai réalisé le rêve insensé de ma jeunesse, j’ai atteint mon but ; j’ai assez vécu pour laisser des oeuvres qui ont la chance de vivre, on ne pourra pas écrire l’histoire de la musique de ce temps sans les mentionner au moins ! » Il a perpétué les valeurs traditionnelles françaises – modération, logique, clarté, équilibre, précision – à une époque où les infl uences étrangères se faisaient particulièrement sentir en France. Sa maîtrise parfaite du métier, son approche libre des formes traditionnelles et sa déclinaison gauloise des genres romantiques ont fourni à la nouvelle école française fondations autant qu’inspiration.

© Sabina Teller Ratner
Traduction : Lucie Renaud
Date de sortie:
23 octobre 2015
Numéro d'album:
AN 2 8770
Périodes:
Genres:
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Intégrale des Concertos pour violon de Saint-Saëns

Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 1 en la majeur opus 20
1
I. Allegro
0,99 $
4:52
2
II. Andante Espressivo
0,99 $
2:05
3
III. Tempo 1
0,99 $
6:11
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 2 en do majeur opus 58
4
I. Allegro moderato e maestoso - a tempo piu allegro
0,99 $
14:23
5
II. Andante espressivo
0,99 $
8:42
6
III. Allegro scherzando quasi allegretto
0,99 $
7:25
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 3 en si mineur opus 61
7
I. Allegro non troppo
0,99 $
9:34
8
II. Andantino quasi allegretto
0,99 $
8:38
9
III. Molto moderato e maestoso
0,99 $
12:14
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Intégrale des Concertos pour violon de Saint-Saëns

Numéro d'album: AN 2 8770
Date de sortie: 23 octobre 2015

Période(s): XXe siècle

Genre(s): ConcertoViolon

Compositeurs:
Saint-Saëns, Camille

Interprètes:
Wan, Andrew | Orchestre symphonique de Montréal (OSM), | Nagano, Kent



Camille Saint-Saëns
Né à Paris, le 9 octobre 1835
Mort à Alger, le 16 décembre 1921



Camille Saint-Saëns incarne parfaitement la musique française du 19e siècle. Polyvalent et prolifique, il a abondamment visité tous les genres de la littérature musicale française et joué un rôle déterminant dans la vie musicale en France en tant que compositeur, professeur, pianiste, organiste, chef d’orchestre, critique, chroniqueur, poète et dramaturge. Son étudiant et ami dévoué Gabriel Fauré considérait Saint-Saëns le musicien le plus « complet » de son époque. D’une stupéfiante portée, son oeuvre créatrice se révèle une source esthétique et historique d’une indéniable richesse, essentielle à une compréhension de la musique et de la culture de cette époque. Il a été honoré et acclamé si souvent, tant chez lui qu’à l’étranger, qu’il est devenu une légende de son vivant.

Camille Saint-Saëns est le premier compositeur français à émerger en tant que maître du concerto. Il a écrit dix oeuvres pour instrument soliste et orchestre qu’il a nommées « concerto » : trois pour violon, cinq pour piano et deux pour violoncelle. De plus, il a composé 18 autres pièces dans lesquelles soit le cor, la flûte, la clarinette, la harpe, l’orgue, le violon ou le piano est associé à l’orchestre, aux titres évocateurs tels Cyprès et lauriers, La muse et le poète, Havanaise et Africa.

La composition de concertos a permis à Saint- Saëns de mettre en lumière la virtuosité technique et d’exprimer des idées musicales. Il explique : « C’est la virtuosité elle-même que je prétendrai défendre. Elle est la source du pittoresque en musique, elle donne à l’artiste des ailes, à l’aide desquelles il échappe au terre-à-terre et à la platitude. La difficulté vaincue est elle-même une beauté. » Il croyait que la virtuosité avait triomphé dans tous les arts, en littérature et en poésie, et que cette virtuosité, en pénétrant l’orchestre, avait rendu possible les passionnants effets de l’instrumentation moderne. Il ajoute : « Le solo de concerto est un rôle qui doit être conçu et rendu comme un personnage dramatique. »

Saint-Saëns portait une affection particulière au violon. Il écrirait pour Pablo de Sarasate (1844-1908), un de ses interprètes préférés, avec lequel il a souvent joué, ses plus grandes pages pour violon et orchestre : Introduction et Rondo capriccioso, le Premier concerto pour violon op. 20, le Troisième concerto op. 61 et un arrangement de la « Sarabande » extraite de la Suite anglaise no 3 de Bach. Il paraît évident que Saint-Saëns portait le talent de Sarasate en haute estime. Il admettra : « Si ma musique pour violon a eu tant de succès, c’est bien à lui que je le dois! Car il a été un moment le violoniste le plus en vue du monde entier et il jouait partout mes oeuvres, inconnues encore. »

Pour Saint-Saëns, l’art s’articule d’abord autour de la forme. Il soutient : « L’artiste qui ne se sent pas pleinement satisfait par des lignes élégantes, des couleurs harmonieuses, une belle série d’accords, ne comprend pas l’Art. » Il expérimenta avec la forme dans ses trois concertos pour violon.

Concerto pour violon no 1 en la majeur, op. 20
Saint-Saëns a écrit son Concerto pour violon op. 20, souvent appelé Concertstück parce qu’en un seul mouvement, en 1859. Même si l’oeuvre est nommée premier concerto pour violon, elle est en fait le deuxième, puisque le Concerto pour violon op. 58 a été composé un an auparavant, en 1858. Saint-Saëns a dédié l’oeuvre à son ami Pablo de Sarasate, qui la créa le 4 avril 1867 à la Salle Pleyel, sous la direction du compositeur lui-même. Ce concerto est constitué d’un seul mouvement subdivisé en trois sections principales : Allegro, Andante espressivo et Tempo I (Allegro). La traditionnelle forme en trois mouvements est concentrée en un seul, dans lequel du nouveau matériau musical de la section lente remplace le développement. La pièce s’ouvre sur un énergique passage présentant une série d’accords massifs en noires interagissant avec l’orchestre et le violon soliste. Une charmante phrase aux couleurs pastorales suit, se muant ensuite en un cantabile d’une exquise inspiration. Le violon se livre à une cadence permettant la transition vers la section centrale expressive plus lente. La dernière, qui revient avec les deux thèmes d’ouverture en ordre inversé, commence sereinement et nous mène vers un finale des plus évocateurs. À travers des échanges passionnants entre violon et orchestre, l’oeuvre déborde d’exubérance juvénile.

Concerto pour violon no 2 en do majeur, op. 58
Saint-Saëns a dédié son premier essai de concerto (op. 58) à Achille Dien (1826-1904), violoniste et peintre avec lequel il avait joué de la musique de chambre au début de sa carrière. Même si complété dès le 3 mars 1858, le concerto ne serait publié qu’en 1879 par son éditeur et ami Auguste Durand. Il a été créé le 9 avril 1860 à la Salle Érard par le violoniste Achille Dien dans le cadre d’un concert d’oeuvres de Saint-Saëns de la Société Armingaud. L’oeuvre est négligée aujourd’hui, mais possède néanmoins des qualités irréfutables. Comme le Quatrième concerto pour piano, il ne comprend que deux mouvements avec quatre sections, trois de celles-ci faisant partie du deuxième mouvement. Le premier comprend un animé Allegro moderato e maestoso alors que le deuxième commence lentement avec un envoûtant Andante espressivo qui met l’accent sur la harpe et l’accompagnement des bois. Il mène à un vif scherzo, Allegro scherzando quasi allegretto et ensuite à un exaltant finale Allegro vivace. Émile Baumann (ami de Saint-Saëns) l’a judicieusement décrit en ces termes : « L’Allegro maestoso déborde de bravoure juvénile, avec son emphase brillante, son animation toute en dehors ; l’Andante s’ouvre avec une cantilène ingénument simple, et le finale est d’une diablerie funambulesque. »

Concerto pour violon no 3 en si mineur, op. 61
Depuis sa composition en mars 1880, le Troisième concerto pour violon est demeuré un monument du répertoire pour violon. Après que Sarasate eut parcouru la partition, il écrivit à l’éditeur de Saint-Saëns, Auguste Durand, le 31 mai 1880 : « Le Concerto de Saint-Saëns est un bijou, je t’en prie, dis-lui de ne le faire jouer par personne avant moi. Tu verras que je ferai de cette oeuvre de premier ordre un véritable prince des cieux. » Il créa l’oeuvre le 2 janvier 1881, Édouard Colonne dirigeant l’orchestre. Saint-Saëns reconnaîtrait plus tard la valeur des recommandations de Sarasate, lui attribuant l’intérêt considérable porté par les violonistes à l’oeuvre. Le théâtral concerto s’ouvre sur un thème fervent, en contraste avec le mélodieux deuxième thème. Le développement et l’alternance de ceux-ci servent de cadre à ce premier mouvement de forme sonate. Une gracieuse et langoureuse barcarolle, Andantino quasi allegretto, en 6/8, est au coeur du mouvement central en trois sections, qui exploite les arpèges d’harmoniques au violon, doublées par les clarinettes dans le registre grave. Le finale commence par une cadence du violon, s’élevant au-dessus du murmure de l’orchestre. À l’audacieux thème en triolets, Allegro non troppo, succède un thème brillant et affi rmatif, repris par l’orchestre comme un choral. Les astucieux changements de couleur ajoutent richesse et subtilité à cette page mémorable. Saint-Saëns lui-même résumerait à merveille sa contribution à l’histoire de la musique dans une lettre à Durand écrite à Bône en Algérie le 23 février 1901 : « J’ai réalisé le rêve insensé de ma jeunesse, j’ai atteint mon but ; j’ai assez vécu pour laisser des oeuvres qui ont la chance de vivre, on ne pourra pas écrire l’histoire de la musique de ce temps sans les mentionner au moins ! » Il a perpétué les valeurs traditionnelles françaises – modération, logique, clarté, équilibre, précision – à une époque où les infl uences étrangères se faisaient particulièrement sentir en France. Sa maîtrise parfaite du métier, son approche libre des formes traditionnelles et sa déclinaison gauloise des genres romantiques ont fourni à la nouvelle école française fondations autant qu’inspiration.

© Sabina Teller Ratner
Traduction : Lucie Renaud
1
Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 1 en la majeur opus 20
4:52
2
Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 1 en la majeur opus 20
2:05
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Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 1 en la majeur opus 20
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Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 3 en si mineur opus 61
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Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 3 en si mineur opus 61
8:38
6
Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 3 en si mineur opus 61
12:14
7
Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 2 en do majeur opus 58
14:23
8
Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 2 en do majeur opus 58
8:42
9
Saint-Saëns, Camille
Saint-Saëns, Camille (1835 - 1921)
Concerto pour violon n° 2 en do majeur opus 58
7:25