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AN 2 8721

Les violons du monde

Date de sortie 15 octobre 2002
Numéro de l'album AN 2 8721
Periodes Hors période
Genres Musique de chambre

Informations sur l'album

En un fascinant voyage à travers l’espace et le temps, c’est à faire la rencontre de douze de ces musiciens que nous convient ici l’ensemble pour cordes et pianoAngèle Dubeau et La Pietà. Histoire de célébrer ensemble la richesse, la diversité et surtout l’immense beauté de ce monde qui est le nôtre.

Srul Irving Glick : The Old Toronto Klezmer Suite

Composée en 1998 par le Canadien Srul Irving Glick et dédiée à sa mère, The Old Toronto Klezmer Suite se veut non seulement un hommage à la Ville Reine — où Glick est né en 1934 et où il est mort en avril 2002 — mais encore un voyage dans le monde de ses souvenirs d’enfant. La suite se présente comme un voyage en quatre étapes où nous passons de l’intense animation régnant au  » Kensington Market «  à l’émotion profonde suscitée chez le jeune Glick par la découverte de la tombe d’un de ses frères mort avant sa naissance au  » Roselawn Cemetery « . Viennent ensuite les réminiscences de la joie des rencontres faites au « United Baker’s Dairy Restaurant «  tandis que  » The Rabbi’s Wedding at the Palmerston Street Shul « , après un moment consacré à la solennité du service lui-même, célèbre la joie qui s’empare des nouveaux époux puis de toute l’assemblée réunie pour un mariage dans cette synagogue.

Ennio Morricone : The Mission

Après des études à l’Académie Sainte-Cécile de Rome, ville où il est né en 1928, Ennio Morricone connaît la célébrité au milieu des années 1960 par le biais de sa collaboration avec le cinéaste Sergio Leone pour lequel il écrit notamment la musique des films Pour une poignée de dollars et Il était une fois dans l’ouest. Le talent particulier que possède Morricone pour créer des ambiances évocatrices se perçoit également dans la musique qu’il a écrite pour le film The Mission de Roland Joffé en 1986, à travers laquelle il traduit à merveille la grandiose beauté de la nature encore sauvage de l’Amérique du Sud au XVIIIe siècle.

Frédéric Chopin : Concerto pour piano no 1 en mi mineur,  » Larghetto « 

« Il s’agit (…) d’une romance calme et mélancolique. Elle devrait donner l’impression d’un doux regard plongé en un lieu évoquant mille souvenirs charmants, comme une rêverie par un beau temps printanier, mais au clair de lune. » Voilà comment Frédéric Chopin (1810-1849) s’exprime au sujet du mouvement lent de son Concerto en mi mineur. Des propos qui prennent un relief particulier quand on sait que non seulement cette œuvre sera la dernière que Chopin donnera en concert dans sa Pologne natale le 11 octobre 1830, mais qu’ayant quitté Varsovie peu après pour un voyage de perfectionnement, il ne devait jamais revenir chez lui.

Gustav Holst : Seven Scottish Airs

De santé fragile, c’est pour soulager son asthme que Gustav Holst (1874-1934) aurait choisi une carrière de tromboniste après ses études au Royal College of Music de Londres. Engagé au sein de la Carl Rosa Opera Company puis du Scottish Orchestra de Glasgow, Holst délaissera assez rapidement la carrière de musicien d’orchestre pour se consacrer plutôt à la composition et à l’enseignement. Il composa ses Seven Scottish Airs, une pièce où Holst a très bien su rendre toute la vitalité mais également toute la mélancolie qui se dégagent de la musique ancestrale d’un peuple confronté à un paysage de lochs et de landes, paysage magnifique certes, mais qui sait également se faire d’une impitoyable cruauté.

David Popper (1843-1913) : Rhapsodie hongroise

Brillant violoncelliste et un temps membre de l’orchestre du Hofoper de Vienne, David Popper (1843-1913) fut surtout un pédagogue de tout premier plan. Un talent qui sera reconnu à sa juste mesure lorsque Franz Liszt le chargera de mettre sur pied les sections de musique de chambre et de violoncelle à l’Académie royale de musique de Budapest. Auteur de près de 75 pièces, on ne peut toutefois s’empêcher de reconnaître dans la Rhapsodie hongroise de Popper une volonté de rendre hommage et à son pays d’adoption et à Franz Liszt.

François Dompierre : A Fairy Tale ( » Un conte de fées « )

Écrite pour l’Odyssée d’Alice Tremblay, le tout dernier film de Denise Filiatrault, A Fairy Tale est l’une des plus récentes compositions de François Dompierre, un musicien dont le nom est intimement lié depuis près de 40 ans à l’aventure du cinéma québécois. Dompierre a créé quelques-unes des musiques les plus marquantes de notre cinématographie. Et de même que dans les partitions de Mario (1984), du Matou (1985) et des Portes tournantes (1988), on retrouve dans A Fairy Tale cette inimitable touche de sensibilité qui a fait la renommée de ce compositeur né à Ottawa en 1943.

Weiss/Thiele: What a Wonderful World

What a Wonderful World est un titre que Louis Armstrong (1901-1971) a enregistré en 1968 et pour lequel il avouait avoir une affection toute particulière. Un aveu touchant pour qui connaît la vie d’Armstrong, marquée par une enfance plutôt sordide dans les bas quartiers de la Nouvelle-Orléans, une adolescence vécue en partie dans une maison de correction et un parcours qui fut loin d’être facile par la suite. Une preuve de plus qu’au-delà du fait d’avoir été un extraordinaire musicien, celui que l’on a surnommé « The King of Jazz » a d’abord et avant tout été un être humain dans le sens noble du terme, de ceux en fait qui contribuent à rendre notre monde un peu meilleur.

Dave Brubeck : Regret (Première discographique)

Même s’il a composé des musiques de ballet, des cantates et des oratorios, c’est surtout comme fondateur d’un quartet de jazz qui a été le premier dans les années 1950, avec Take Five et Blue Rondo a la Turk, à franchir le cap du million de copies vendues que l’on connaît Dave Brubeck. Et c’est à la suite d’une rencontre avec Angèle Dubeau dans le cadre du Festival International de jazz de Montréal qu’est né l’intérêt du compositeur et pianiste américain né en 1920 d’écrire une pièce pour la violoniste québécoise. Trop de temps s’étant écoulé selon lui entre l’idée de départ et son exécution, c’est ce qui explique le titre que Brubeck a voulu donner à cette pièce qui s’intitule tout simplement Regret.

Dag Wirén : Sérénade pour cordes op. 11, « Preludium” et « Marcia”

Pendant qu’il étudiait la composition et l’orchestration à Paris, le Suédois Dag Wirén (1905-1986) se convertit au néo-classicisme au contact des musiques de Prokofiev et de Stravinsky. De retour chez lui, c’est tout naturellement dans cet esprit qu’il composera en 1937 ce qui reste encore aujourd’hui son œuvre la plus célèbre et l’œuvre musicale d’origine suédoise la plus jouée dans le monde, sa fameuse Sérénade pour cordes op. 11, une œuvre bondissante et enjouée, écrite vraisemblablement pour faire contrepoids à l’humeur plutôt sombre dans laquelle sombrait le monde à cette époque.

Fritz Kreisler (1875-1962): Tambourin Chinois

Né à Vienne, c’est à l’âge de sept ans que le jeune Fritz Kreisler (1875-1962) fut reçu au Musikverein Konservatorium de sa ville natale, devenant ainsi le plus jeune violoniste jamais admis dans cette institution. Après des études à Paris, c’est tambour battant que Kreisler mènera par la suite une brillante carrière de virtuose où il sera acclamé comme « le plus grand violoniste de son temps ». Devenu citoyen américain en 1943, c’est pour élargir son répertoire que Fritz Kreisler commencera à composer de petites pièces pour violon. Des pièces comme Tambourin chinois, où l’on retrouve, uni à la très grande virtuosité qui fut celle de l’artiste, tout le charme qui était, dit-on, celui de l’homme.

Pablo de Sarasate : Zigeunerweisen

Dédicataire de nombreuses œuvres de la part de compositeurs aussi éminents qu’Édouard Lalo — qui écrira pour lui sa Symphonie espagnole — le violoniste prodige Pablo de Sarasate (1844-1908) composera une cinquantaine de pièces dont les Zigeunerweisen en 1853, ces fameux Airs bohémiens qui lui furent probablement inspirés par la musique de ce peuple sans pays que sont les Tziganes.

© Daniel Turcotte, juin 2002

Mot d’Angèle Dubeau

Quelle plus belle façon de voyager qu’en musique! Faisant appel à votre imaginaire et à vos émotions, c’est donc un voyage à travers les époques et les styles musicaux que je vous propose ici: du klezmer aux couleurs nordiques de la Scandinavie, en passant par l’Écosse, aux airs tziganes, aux grandioses chutes d’Iguaçu… Tout un monde! Ce pouvoir d’évocation fera surgir en vous, je le souhaite, des souvenirs, des images, des rêves.

Bon voyage!
Angèle Dubeau

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À propos

Angèle Dubeau & La Pietà
Angèle Dubeau
AN 2 9725-7
AN 2 9725-7

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