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AN 2 9540 J.S. Bach – Cantata BWV 21

J. S. Bach : Cantate BWV 21

Informations sur l'album

Cet enregistrement présente la Cantate de Bach avec deux splendides arias.

L’aria pour soprano « Heil und Segen » de la cantate Gott, man lobet dich in der Stille (BWV 120)

Premièrement, un aria pour soprano Heil und Segen (bénédiction), tiré du quatrième mouvement de la cantate Gott, man lobet dich in der Stille (BWV 120), composé pour l’élection du conseil municipal autour de 1728-1729, puis joué de nouveau en 1742. Par contre, l’aria fut composée beaucoup plus tôt pour une oeuvre inconnue, alors que Bach vivait à Köthen (1717-1723). Le concertato du violon et de la soprano qui s’entrelacent en font un des plus beaux arias écrit par Bach; deux lignes mélodiques qui illustrent bien la fin du libretto : « Que le droit et la foi puissent, l’une l’autre vraiment s’unir. »

La cantate Ich hatte viel Bekümmernis (BWV 21)

La Cantate 21, Ich hatte viel Bekümmernis, a été composée entre 1713 et 1714 pour plusieurs occasions, et un mouvement a été ajouté presque à chaque performance. La Sinfonia, un mouvement en trio pour hautbois, violon et continuo, est suivie par un choeur robuste, divisé en deux parties (2e mouv.). La première partie est construite sur un thème fugué basé sur le Concerto en ré mineur de Vivaldi (op. 3, no. 11) que Bach a transcrit pour orgue (BWV 596), et qui a aussi inspiré sa Fugue pour orgue en sol majeur (BWV 541). Tout le mouvement gravite autour de la suite d’accords Adagio de la mesure 38 et du mot aber (mais) : « Mon cœur était plein d’affliction… mais tes consolations délectent mon âme. » (Psaume 94:19). Ici, comme à plusieurs occasions dans la cantate, la Loi qui condamne fait contraste avec l’Évangile qui pardonne. Le 3e mouvement est constitué d’un magnifique et émouvant aria pour soprano, interprété en trio avec hautbois et violoncelle, qui, par une dissonance figurative, met l’emphase sur le mot schmerz (douleur). Le récitatif pour ténor non accompagné (4e mouv.) conduit à un aria également pour ténor (5e mouv.) qui par sa forme da capo exprime d’abord la confidence intime, mais éclate ensuite dans une fanfare énergique et assurée. Le choeur qui met fin à la première partie est, comme le premier chœur, en deux parties : d’abord, un quasi-motet de style homophonique, suivi par une fugue aux permutations strictes – la réponse « Espère en Dieu » à la question « Qu’as-tu à t’affliger, mon âme » (Psaume 42:11).

La deuxième partie de la cantate était jouée pendant la communion, comme musica sub communionen. Cette partie a donc une connotation eucharistique tout à fait appropriée – par exemple, les paroles « Heil durch diesen Saft der Reben » (La guérison par la sève de la vigne) dans le 8e mouvement et le jeu de mots « Weinen – Wein » (pleurs – vin) dans le 10e mouvement. Dans les duos des deux premiers mouvements de la 2e partie (7e et 8e mouv.), la soprano représente la voix de l’âme d’un individu tandis que la basse exprime la voix du Christ. Le 9e mouvement présente un choeur mature et obsédé; un motet sur la mélodie Wer nur den lieben Gott lässt walten : dans la première strophe, la mélodie est aux ténors avec un contrepoint imitatif aux autres voix, alors qu’à la deuxième strophe, la mélodie est aux sopranos – un coup de maître! Après un Aria da capo au ténor (10e mouv.), un 3/8 joyeux et confiant avec un accompagnement réservé au continuo, la cantate se termine par un chœur joyeux et lumineux qui contraste manifestement avec le premier chœur. Pour la première fois de la cantate, on entend les trompettes et les timbales (la partition originale des timbales ayant été perdue, elle a dû être réécrite). Comme les 2e et 6e mouvements, ce chœur est en deux parties : le premier, un Grave, une section homophonique avec un obbligato à l’orchestre; le deuxième, un Allegro, une fugue avec permutations qui laisse présager le style tardif de Haendel.

L’aria d’alto « Liebt, ihr Christen, in der Tat! » extraite de la cantate Die Himmel erzählen die Ehre Gottes (BWV 76)

L’enregistrement se termine avec un aria d’alto, Liebt, ihr Christen, in der Tat (Témoignez votre amour, ô chrétiens, en vérité!) – le 12e mouvement de la deuxième cantate de Bach – qu’il a composé à Leipzig pour le deuxième dimanche après la Trinité, en 1723. Cette cantate à deux voix, qui comprend quatorze mouvements, commence avec un mouvement de célébration Die Himmel erzählen die Ehre Gottes, BWV 76, (Les cieux racontent la gloire de Dieu – Psaume 19:2), une expression pétillante de louange, embellie par l’obbligato de la trompette. La cantate semble d’ailleurs avoir impressionné les Lipsiens qui entendaient la musique de leur nouveau maître de chapelle pour la deuxième fois seulement depuis sa nomination. Mais Bach pouvait aussi être contemplatif, comme dans cet aria pour alto, qui est présenté à la fin de la cantate, avant un récitatif et un choeur final. Dans un 6/8 enjoué, sous un trio de hautbois d’amour, de viole de gambe et de continuo, la voix chante une chanson d’amour.

© Robin A. Leaver 2018

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