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AN 2 8907 Back to Bach

Back to Bach

Informations sur l'album

Cet album propose certains des grands classiques baroques au violoncelle tels que l’« Air » tiré de la Suite orchestrale nº 3 de Bach, « Bist Du Bei Mir » ainsi que d’autres joyaux moins connus de Allegri et Corelli, interprétés par Ofra Harnoy avec la pro- fonde musicalité et la passion qu’on lui connaît.

Dans ses premiers enregistrements baroques, plusieurs œuvres étaient accompagnées par un orgue, un orchestre de chambre ou un clavecin. Sur cet album, au lieu de revisiter les arrangements conventionnels de ces œuvres, Mme Harnoy a choisi un accompagnement aux cuivres dans certaines œuvres, tandis que pour les œuvres de Telemann et Allegri, elle a créé un ensemble en utilisant des techniques de superposition sonore et d’enregistrement multipiste.

Bien que ce soit un réel plaisir de l’entendre jouer cette musique en solo, le bonheur est décuplé lorsqu’elle interprète chacune des neuf voix du Miserere d’Allegri. En utilisant la technologie moderne, cet enregistre- ment permet à Ofra Harnoy d’explorer autrement cette musique séculaire et de la présenter aux auditeurs exactement comme elle l’entend.

© Mike Herriott, producteur

Back to Bach : une célébration de la musique baroque au violoncelle

Jean-Sébastien Bach (1685–1750) est si souvent reconnu pour son génie associé à la structure de ses œuvres – harmonie, contrepoint et forme – que nous oublions parfois le talent qu’il avait pour l’écriture de belles mélodies simples, avec cette structure remarquable toujours présente sous la surface. Trois de ses joyaux – des mouvements lents tirés d’œuvres d’envergure – sont présentés ici. Le deuxième mouvement de la Suite orchestrale nº 3 en ré majeur de Bach est l’une des mélodies les plus connues. On la nomme parfois « Air sur la corde de sol » en raison de l’arrangement pour violon solo réalisé au 19e siècle. La magnifique mélodie est accompagnée avec finesse par des contre-chants aux voix médianes, avec une simple, mais parfaitement construite, ligne de basse qui progresse presque uniquement en alternant des octaves ascendantes et descendantes. Ce même mouvement de « pulsation » à la basse crée un effet similaire dans le mouvement central de la Toccata, Adagio et Fugue en do majeur, écrite à l’origine pour l’orgue. Un autre 2e mouvement (Adagio) tout aussi beau se trouve dans le Concerto pour violon en mi majeur, qui a plus tard été retravaillé par Bach pour en faire un concerto pour clavier. Son caractère distinctif se trouve dans son ostinato à la basse ; un patron répété tout au long de la pièce qui sert de fondation aux passages ornementés de la voix solo.

Malgré la reconnaissance universelle qu’on attribue aujourd’hui au génie de Bach, ce dernier n’était pas aussi reconnu de son vivant ; le poste qu’il détenait à la fin de sa carrière, Kantor à la Thomaskirche de Leipzig, lui revint de justesse, suite au refus de deux autres candidats. Le premier en liste était Georg Philipp Telemann (1681–1767), un contemporain et un ami de Bach. Telemann nous a laissé une impressionnante quantité de musique de tous genres, incluant des pièces destinées à l’enseignement – les 18 Canons Mélodieux, ou 6 Sonates en Duo, publiés en 1738, en font partie. Elles sont regroupées en six sonates de trois mouvements et elles sont constituées d’une seule ligne musicale – un joueur commence, puis le deuxième commence lorsque la première mesure a été jouée. Ces petits joyaux de contrepoint ont été écrits pour deux fûtes, mais Telemann spécifie au début de la pièce qu’ils peuvent être joués par deux violons ou violes de basse, et ils ont depuis été joués par presque tous les duos d’instruments de même registre.

L’éditeur anglais John Walsh avait le monopole sur les œuvres de George Frederic Haendel (1685–1759) et a publié un recueil de 12 sonates pour divers instruments en 1732, dont la Sonate pour violon et clavier en fa majeur. Plus tard, cette œuvre a fait partie du catalogue des œuvres de Haendel, même si les érudits ne s’entendent pas pour dire que Haendel l’a réellement écrite. Néanmoins, son étendue fait en sorte qu’elle peut être bien adaptée pour le violoncelle.

Arcangelo Corelli (1653–1713) n’était pas un compositeur très prolifique ; il a laissé seulement six recueils publiés de 12 sonates chacun, et tous sauf un sont écrits pour violon solo ou deux violons et continuo. Toutefois, Corelli a eu une grande influence dans l’histoire et le développement de la forme sonate et du violon – qui a pris la forme qu’on lui connaît aujourd’hui seulement un siècle avant la naissance de Corelli. Bach et Haendel ont tous deux étudié ses œuvres et en ont retravaillé certaines pour les inclure dans leurs propres compositions. Ofra Harnoy nous interprète un mouvement de la cinquième sonate, tirée de 12 Sonate a violino e violone o cimbalo.

Miserere mei Deus est la composition la plus connue de Gregorio Allegri (1582–1652). Une envoûtante et magnifique présentation du Psaume 51 pour deux chœurs polychoraux, gardée sous clé à la chapelle Sistine (où Allegri était choriste) et jouée seulement deux fois par année durant la Semaine Sainte. Dans une célébration où l’on chante plutôt du plain-chant, ses accords pleins ont un effet impressionnant sur l’auditeur, tout comme ses versets célestes où la voix de soprano flotte sur un do aigu, au-dessus de la portée de sol. Cette œuvre était si précieuse pour la papauté qu’elle était bannie de publication (sous peine d’excommunication !) – jusqu’à ce qu’un jeune de 14 ans nommé Wolfgang Amadeus Mozart l’entende pendant ses voyages et la transcrive rapidement après le service religieux.

© Robert Fraser
Traduction : Sonia Lussier

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À propos

Ofra Harnoy
Mike Herriott
AN 2 8799 Octuor Schubert Solistes OSM
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