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AN 2 8795 Beethoven: Sonates pour violon et piano 1, 2, 3 et 5

Beethoven : Sonates pour violon et piano nº 1, 2, 3 et 5

Date de sortie 16 octobre 2020
Numéro de l'album AN 2 8795
Periodes Romantique
Genres Piano | Violon

Informations sur l'album

Dans ce second volume de l’intégrale des sonates pour violon et piano de Ludwig van Beethoven (1770- 1827), Andrew Wan et Charles Richard-Hamelin présentent les trois sonates de l’opus 12 de même que la Sonate nº 5 en fa majeur, op. 24, surnommée « Le printemps », qui est sans doute une des oeuvres de musique de chambre les plus célèbres de ce compositeur.

Écrites en 1797 et 1798, les trois sonates de l’opus 12 ont été publiées en 1799. Elles sont dédicacées à Antonio Salieri, auprès de qui Beethoven étudia à Vienne au tournant du XIXe siècle. Plutôt conventionnelles du point de vue de la forme, ces trois premières sonates que le compositeur consacre au duo violon-piano brillent par l’inventivité et l’innovation de leurs textures instrumentales. En effet, alors que les sonates pour violon et piano écrites plus tôt dans la période classique mettaient surtout le clavier en valeur (ce qui explique qu’elles étaient intitulées Sonates pour piano et violon et non Sonates pour violon et piano), celles de l’opus 12 de Beethoven confèrent aux deux instruments une importance égale. Toutes trois respirent la vitalité et la joie de vivre : hormis le mouvement central de la Sonate nº 2 en la majeur, tous les mouvements de ces sonates sont écrits dans le mode majeur. Tandis qu’un enthousiasme juvénile habite la Sonate nº 1 en ré majeur, c’est l’humour qui caractérise la Sonate nº 2 en la majeur, dont le premier mouvement comporte un premier thème insaisissable et sautillant, davantage rhétorique que mélodique. Plus étoffée que les deux précédentes, la Sonate nº 3 en mi bémol majeur, où l’écriture instrumentale se fait presque concertante, est la plus virtuose de l’opus 12. Le premier mouvement de celle-ci annonce plusieurs thèmes que Beethoven réutilisera dans le Concerto pour piano nº 3 en do mineur, op. 37.

La Sonate nº 5 en fa majeur, op. 24, dite « Le printemps », a été composée en 1800 et en 1801, lors d’une période particulièrement productive pour Beethoven. Cette oeuvre, publiée en 1801 et dédicacée au comte Moritz von Fries qui en était probablement le commanditaire, ne portait pas à l’origine le titre qu’on lui connaît aujourd’hui, celui-ci ne lui ayant été attribué que plus tard dans le siècle. Si le thème pastoral qui ouvre le premier mouvement peut avoir inspiré l’association entre cette sonate et le printemps, cet Allegro con spirito comporte néanmoins plusieurs épisodes contrastants et dramatiques. Méditatif, le deuxième mouvement donne un aperçu des talents d’improvisateur de Beethoven : au-dessus d’un accompagnement au rythme harmonique très lent se déploie une mélodie de plus en plus ornementée. Le très bref Scherzo (il s’agit du mouvement le plus court de toutes les sonates pour violon et piano écrites par Beethoven) amuse de par le décalage instauré entre le piano et le violon, lequel semble toujours en retard sur son partenaire. Le Rondo final, dont le thème principal est développé et transformé de façon de plus en plus ingénieuse et originale à chacune de ses itérations, renoue avec le caractère pastoral du premier mouvement.

© Florence Brassard

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À propos

Andrew Wan
Charles Richard-Hamelin
AN 2 9137 Vivaldi: Luce e Ombra

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