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Informations sur l'album

L’ensemble A.V. Alexandrov de l’armée soviétique, décoré à deux reprises de l’ordre de la bannière rouge et de l’étoile rouge, est un des principaux groupes artistiques de l’ex-URSS. Il porte le nom de son fondateur et premier directeur, Alexander V. Alexandrov, professeur au conservatoire de Moscou, compositeur et chef d’orchestre talentueux, reconnu à juste raison comme artiste du peuple de l’URSS.

Le premier ensemble s’est exécuté sur scène le 12 octobre 1928 dans le palais central de l’armée soviétique. Il était composé de 12 personnes, soit de huit chanteurs, deux danseurs et deux musiciens. Mais avant le milieu des années 1930, il était devenu un ensemble de taille, se transformant en chœur important de voix masculines avec orchestre et troupe de danse.

Dans ses premières œuvres, l’ensemble racontait par son art les exploits des régiments et divisions de l’armée rouge au front, durant la guerre civile. Son premier programme, un montage musico-littéraire intitulé « la 22e division Krasnodar en chanson » a suscité beaucoup d’intérêt, attiré l’attention de la presse et mérité à l’ensemble des éloges généralisées. « Une prestation claire, intéressante et nécessaire », disait la Pravda.

Les activités du chœur répondaient à un besoin croissant qui se faisait sentir dans l’âme des auditeurs et ont favorisé la croissance d’une forme nouvelle d’expression musicale soviétique — l’ensemble de chant et de danse à caractère militaire. Le chœur a tenté de réagir agréablement et concrètement aux événements marquants du pays.

En 1929, il a accompagné les troupes qui travaillaient à l’établissement du chemin de fer près de la frontière orientale de l’ancienne Union soviétique. Pour rejoindre son auditoire, il a emprunté toutes sortes de moyens de transport, camions, charettes, quand il n’était pas tout simplement obligé de se déplacer à pied. Même dans les pires conditions, le chœur a donné plusieurs concerts par jour.

Dans les années 1930, l’ensemble était constamment en tournée dans les districts militaires, où il s’exécutait devant les matelots, et il entreprenait des tournées des grands chantiers de construction. En 1937, il est allé à l’étranger pour la première fois, en tant que représentant pour l’art soviétique à l’exposition de Paris. Ses spectacles en France ont été couronnés d’un succès exceptionnel. Le jury de l’exposition a même accordé au groupe soviétique sa décoration la plus prisée, c’est-à-dire le grand prix. Cela fut suivi d’une tournée tout aussi fructueuse en Tchécoslovaquie. En 1938, le groupe est retourné en Extrême-Orient, où, en l’espace de cinq mois, il s’est présenté dans des villages, des garnisons et des navires de guerre de la flotte du Pacifique. Il a ensuite été envoyé au lac Khasan, où il a donné une série de concerts pour les troupes qui y luttaient contre les Japonais.

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le Chœur de l’armée rouge a donné plus de 1500 concerts sur le front et à l’arrière-garde. Les artistes se sont produits devant les hommes qui étaient sur le point d’aller au combat, dans les emplacements de fusils, sur des terrains d’aviation et dans des hôpitaux. Jusqu’en 1989, le chœur a visité une quarantaine de pays en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique. Beaucoup de cercles culturels d’influence, dans ces pays, assistent à ses spectacles, débordants d’enthousiasme et d’attention. Beaucoup de coupures de journaux étrangers font état du succès de ses spectacles. À propos de la tournée canadienne de 1987, le journal La Presse de Montréal disait: « le chœur, sous la direction de B. Alexandrov, est sans conteste le meilleur au monde en son genre. Le concert n’était rien de moins qu’un étalage de virtuosités pyrotechniques. »

Pendant quarante ans (de 1946 à 1987) le compositeur et chef d’orchestre talentueux Boris Alexandrov a pris en charge l’ensemble. Non seulement a-t-il conservé ce que les œuvres de son père avaient à offrir de mieux, mais il a amené le groupe encore plus loin sur la route de la perfection. Pour services rendus à l’art soviétique, il a mérité les titres de héros des travailleurs socialistes, artiste du peuple de l’URSS, major général, lauréat du prix Lénine et lauréat du prix RSFSR. En 1989, lors de sa dernière tournée en Amérique du Nord, l’ensemble comprenait un chœur d’hommes, une troupe de danse mixte et un orchestre: environ 200 interprètes. La plupart des artistes soldats ont fait des études spécialisées en musique ou en chorégraphie.

Nous vous offrons aujourd’hui les meilleurs moments de ces deux tournées mémorables. La fonction de chef d’orchestre est assurée par le colonel Anatoly Maltsev et Igor Agafonnikov. Parmi les solistes les plus populaires du chœur, signalons Ivan Bukreev, Edward Dabkovski, Leonid Pshenichni, Vasily Shtefutsa et Boris Zhaivoronok.

Les instruments de musique russes

La balalaïka: cet instrument populaire à cordes pincées fait partie de la famille des guitares et est un descendant du dombra qui a vu le jour au 18e siècle. La balalaïka est caractérisée par une caisse triangulaire qui vient en 6 tailles différentes. Le fond est plat, la table d’harmonie est légèrement arquée et le manche étroit porte 4 frettes amovibles et 3 cordes.

La dombra: cet ancêtre de la balalaïka ressemble à un luth; il a une caisse ronde, un long manche et 3 cordes de métal. Elle vient en 3 tailles différentes.

Le bayan: C’est l’accordéon chromatique de Russie.

Le basson russe: Ce basson tire son origine du modèle serpentin droit de Regibo de 1789. Il est en bois et compte 3 ou 4 parties détachables et il se termine par une cloche ou tête droite peinte ou en laiton. Le cor russe: ce cor de chasse droit ou légèrement courbé de grand calibre vient dans différentes tailles, de 20 à 210 cm, et il peut être en cuivre ou en laiton.

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AN 2 8798 Ravel Debussy Sonates
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