fbpx
AN 2 9863

Live au Club Soda

Date de sortie 27 février 2007
Numéro de l'album AN 2 9863
Periodes Hors période
Genres Jazz (Big Bands, Blues, R&B)

Informations sur l'album

Ce disque n’est pas un disque ordinaire…. C’est un moment exceptionnel… Spectacle retrouvaille avec Tiger Okoshi, puis la venue sur scène de Michel Cusson comme invité spécial le temps de quelques pièces… rencontre mémorable de cinq musiciens issus de différents mondes musicaux réunis pour la première fois ensemble…. Il y a plusieurs années, j’avais eu le bonheur de partager ma musique avec Tiger Okoshi lors d’une tournée des festivals de Jazz Canadiens. De son côté, Michel Cusson alors membre d’Uzeb avait également vécu des instants musicaux de haute voltige avec Tiger…

Il y avait de la magie dans l’air… Une formidable complicité et un enthousiasme débordant faisaient littéralement lever le public…C’est avec plein d’émotion que je vous offre ce concert exceptionnel et J’espère de tout cœur qu’en écoutant ce disque,
vous pourrez vivre des moments uniques et inoubliables…

Kagome Kagome : Cette pièce est une chanson japonaise traditionnelle qui nous transporte au cœur de l’Orient… Magnifique jeu de couleurs et de textures servis à souhaits par une interprétation très originale de Tiger et du trio.

Légendaire St-Louis Blues joué dans un ‘’mood » soul à souhait où la guitare de Michel Cusson nous fait vibrer de toute son intensité… un solo de piano qui ‘’lève » et ce blues très swingué de Tiger qui émerge d’un duo naissant avec la contrebasse…

Yesterdays… Élégant duo de Lorraine et Tiger où une complicité extraordinaire met en valeur leurs talents de virtuoses…

Eldorado… On respire !…. la musique parle d’elle-même … le piano fort expressif débute une histoire…. Suivi d’un solo de trompette éloquent… puis voilà la contrebasse
Qui se fait très mélodique….

Wings, We All Have… Pièce à la fois intense et audacieuse… le solo de Tiger vient de façon dramatique développer le thème principal alors que la contrebasse agrémente magnifiquement bien ce discours… puis, voilà un duo de piano et de batterie… et ici, le jeu de Camil est puissant, rythmique à souhait et fort créatif….

Bluesy Busy Lovers…. Tout doucement, un solo de piano nous amène graduellement vers une des pièces favorites du trio…. Et cette version ‘’live » de ce blues endiablé reflète le jeu évolutif des interprètes comblés par une maturité hors du commun….

Omerta… Composition de Michel Cusson qui est le thème d’une série télévisée pour laquelle ce dernier avait composé la musique….. et cette version jazz rend vraiment justice à tous… solo de piano moderne, jeu de trompette intriguant et solo de guitare tout à fait ‘’cool »…

Merci Tiger, Michel, Frédéric et Camil…
Lorraine Desmarais

LORRAINE DESMARAIS RENCONTRE TIGER OKOSHI AU CLUB SODA

Une soirée en compagnie de Lorraine Desmarais est toujours une expérience musicale des plus intéressantes, grâce à l’amalgame de son jeu et de ses dons de compositrice. La première fois que j’ai rencontré cet éclatant talent, elle était au piano du Biddles de George Durst et avait ébranlé le pianiste du club Oliver Jones qui avait  » menacé  » de lui briser les doigts. Un autre souvenir qui date de quelque 20 ans me revient : le dix-huitième anniversaire de ma fille Nina alors que Lorraine et le regretté Stan Patrick avait joué du blues à quatre mains puis avaient été rejoints par Art Roberts et Cisco Norman dans un boogie-woogie à huit mains.

J’ai d’abord eu vent du talent du trompettiste Toru  » Tiger  » Okoshi à la fin des années 1970, grâce au microsillon Times Square du Gary Burton Quartet, alors que Tiger se joignait à Steve Swallow et Roy Haynes, impression qui s’est renforcée quand le même quatuor avait donné un concert au El Casino à Montréal et que j’ai rencontré Tiger pour la première fois.

Lorraine est née à Montréal et parmi ceux qui ont permis l’éclosion de son talent naturel, il faut mentionner Armas (Art) Maiste, un pianiste merveilleux (que j’ai rencontré quelques jours à peine après son arrivée au Canada dans les années 1950) ainsi que Kenny Baron. On pouvait l’entendre, dès 1983, avec ses propres trios et elle devint une invitée régulière d’événements tels que le Festival international de jazz de Montréal, celui de Zurich, le Jacksonville Piano Competition (qu’elle a de nouveau remporté en 1986). Deux ans plus tard, elle donnait un concert avec Tiger et Paquito D’Rivera à Rimouski. Les portes du monde se sont alors ouvertes et on a pu l’entendre en Indonésie, aux Philippines, en France et aux États-Unis, notamment au Blue Note et comme invitée de l’émission radio de Marian McPartland, Piano Jazz. Il ne faut pas oublier deux rencontres mémorables avec Joanne Brackeen – Mimi Blais s’était jointe à la deuxième. Plus récemment, elle a été l’invitée de Chick Corea. Le regretté doyen des auteurs jazz américains, Leonard Feather, avait affirmé que,  » selon toute vraisemblance, elle transcendera plusieurs frontières nationales. C’est la première fois depuis que nous avons été renversés par Oscar Peterson au Carnegie Hall en 1949 qu’une artiste originaire du nord de la frontière m’a fait une telle impression « . Alain Brunet du journal La Presse de Montréal l’a comparée à un  » volcan en activité « . En plus d’avoir réalisé une impressionnante collection d’enregistrements ici au Canada, elle a également joué et enregistré avec le band féminin de Sherrie Maricle, Diva ainsi qu’avec Five Play, un quintette issu de ce groupe. Récemment, Lorraine a mis en lumière ses compositions entourée de son propre big band.

Tiger est né au Japon et a commencé à être entendu, en spectacle et sur disque, à la fin des années 1970, alors qu’il étudiait au Berklee College à Boston et jouait avec des artistes tels que Paul Moen et le guitariste Baird Lancaster avant de joindre à Gary Burton. Ses enregistrements comprennent des séances avec Larry Gelb et Kim Parker, Dave Grusin, Bobby Moses, Lew Tabackin, Gunther Schuller et Jerry Bergonzi de même qu’avec ses propres groupes, dont Baky dès 1980. Il partage maintenant son temps entre l’interprétation et l’enseignement à Berklee, en plus de travailler avec des enfants autistes à la Boston Higashi School. Lorraine et lui ont développé une relation musicale très forte et cet enregistrement est le deuxième qu’ils signent ensemble. Il est devenu l’un de mes trompettistes préférés.

Appelés en renfort, on retrouve ici les deux complices en trio de Lorraine, le bassiste Frédéric Alarie et le batteur Camil Belisle. J’ai été impressionné par le jeune Alarie pour la première fois alors qu’il participait à un jam session chez T.C.s avec la chanteuse Jackie Johnson, Danny Turner (partenaire de Count Basie) et B.T. Lundy. Il est devenu l’un des meilleurs bassistes de la scène locale avec Sheila Jordan. On a pu l’entendre sur disque avec Yannick Rieu, Bernard Primeau (et Ray Anderson), de même qu’en duo avec Dan Noseworthy et en tant que membre du groupe Effendi Jazz Lab. En plus d’avoir participé à d’autres séances d’enregistrement avec Lorraine, on peut l’entendre sur Vision, Contact, Motion, Live at Vienne, Moon Bass et Tap Bass en tant que chef de section.

Belisle, un des batteurs montréalais les plus raffinés, joue régulièrement avec Lorraine et dans le groupe de la chanteuse Dorothée Berryman. On a pu le retrouver sur disque dès 1982 quand il avait réalisé une merveilleuse séance d’enregistrement avec le pianiste Steve Holt en compagnie de Bob Mover, Steve Hall, Charles Ellison et Michel Donato dans diverses formations, de même que lors de sessions d’enregistrement avec le chanteur Johnny Scott ainsi qu’avec Alarie et Mme Berryman.

Le guitariste Michel Cusson, un invité ici, est mieux connu pour son travail avec le groupe UZEB et pour ses dons de compositeur. Il a enregistré Omerta et avec UZEB, on a pu l’entendre avec Michael Brecker, Didier Lockwood et Don Alias. On le retrouve aussi sur Vision, enregistrement de Lorraine datant de 1991.

La musique entendue ce soir-là au Club Soda comprenait un merveilleux duo sur Yesterdays de Jerome Kern, Omerta de Cusson, Wings We All Have de Tiger de même que ses arrangements de St. Louis Blues et de la pièce traditionnelle japonaise Kagome Kagome. Deux œuvres de Lorraine complètent le tout : Eldorado et une reprise de Bluesy Busy Lovers, tiré d’un enregistrement précédent, Love.

Lorraine, merci pour toute cette musique au fil des ans et pour m’avoir permis, encore une fois, d’écrire les notes d’un enregistrement important, une autre plume à ton chapeau. Je tiens aussi à remercier sincèrement Bill W.

© Len Dobbin, 2006
Traduction: Lucie Renaud

Lire la suite

À propos

AN 2 8798 Ravel Debussy Sonates
AN 2 8798 Ravel Debussy Sonates
AN 2 8798 Ravel Debussy Sonates
AN 2 8798 Ravel Debussy Sonates

Start typing and press Enter to search