fbpx
FL 2 3045

Sibelius, Glazunov: Concertos pour violon

Date de sortie 01 novembre 1991
Numéro de l'album FL 2 3045

Informations sur l'album

Sibelius : Concerto en ré mineur, op. 47

Comme Beethoven, Brahms et Tchaïkovski, Jean Sibelius (1865-1957) n’a composé qu’un seul concerto pour le violon. Bien que terminé en 1903, le concerto fut largement remanié et ne fut vraiment achevé qu’en 1905, année durant laquelle il fut publié. Déjà, à 38 ans, Sibelius avait composé ses deux premières symphonies ainsi que plusieurs œuvres symphoniques.

Dans sa version revisée, le Concerto fut joué pour la première fois le 19 octobre 1905 à Berlin, sous la direction de Richard Strauss, avec le violoniste tchèque Karel Halir comme soliste. Quant à la critique, elle trouva la version revisée de beaucoup supérieure à la version originale. Le 30 novembre de l’année sui-vante, la violoniste américaine Maud Powell créa le concerto aux États-Unis, lors d’un concert de la Philharmonique de New York au Carnegie Hall, exécution suivie de celles de Chicago et de Boston quelques semaines plus tard. En dépit de sa facture éminemment moderne et de sa forme sonate modifiée, le concerto appartient à la tradition romantique du XIXe siècle.

La rivalité du violon et de l’orchestre est assez unique dans ses contrastes. Le caractère rhapsodique de son premier mouvement s’intègre rapidement à l’envolée mélodique du premier thème, joué par le violon solo sur un fond sonore plutôt sombre. Le se-cond thème est aussi confié au violon. Le deuxième mouvement offre l’aspect d’une romanza. Le finale est un rondo impétueux à deux thèmes. La base rythmique du mouvement est rapidement établie par les timbales et les basses de l’orchestre. Le violon solo intervient rapidement dans une sorte de danse macabre qui a aussi été ironiquement décrite comme une « polonaise pour ours polaires ».

Glazounov : Concerto pour violon en la mineur, op. 82

Enfant prodige issu d’une famille d’éditeurs russes, Alexandre Glazounov (1865-1936) étudia les matières théoriques et la composition avec Rimsky-Korsakov qui suivit ses progrès d’heure en heure: il composait dès l’âge de onze ans et termina sa première symphonie à seize. Il commença en 1904 la composition de son unique concerto pour violon qu’il termina au début de l’année suivante. « J’ai vu moi-même l’œuvre prendre forme », écrivit Léopold Auer, le célèbre violoniste et professeur d’origine hongroise, à qui l’œuvre est dédiée et qui la fit entendre pour la première fois à un concert de la Société impériale russe de musique à Saint-Pétersbourg, le 4 mars 1905, avec le compositeur au pupitre.

À cette époque, Léopold Auer avait plu-sieurs élèves exceptionnels, l’un d’eux étant Mischa Elman, alors âgé de dix ans. En visite chez le professeur alors qu’il donnait une leçon à Elman, le compositeur fut impressionné au point qu’il demanda à Auer s’il accorderait à Elman la faveur de jouer pour la première fois son concerto hors de Russie, une demande à laquelle le distingué violoniste accéda avec empressement. Cette exécution prit place au Queen’s Hall de Londres, le 17 octobre suivant avec Henry Wood au pupitre. L’Amérique du Nord entendit le concerto pour la première fois en 1910 lors d’un concert de l’Orchestre symphonique russe de New York sous la direction de Modest Altschuler.

Ce concerto, dont les trois mouvements s’enchaînent sans interruption, révèle un métier sûr. Dans le premier mouvement, un thème lyrique confié au violon solo se présente au début, accompagné par les clarinettes et les bassons. Ce thème reviendra à quelques repri-ses au cours de l’œuvre. Un second thème lyrique est aussi présenté par le soliste. Le deuxième mouvement débute dans le style d’un aria sur la corde de sol que propose le soliste. Le climat change pour faire place à un agitato qui s’associe à l’instrument soliste dans des traits complexes. Après un retour du motif principal, la musique revient à l’important motif du mouvement précédent. Le troisième mouvement, débute par une cadence très ornée confiée au soliste. Il s’ensuit un dialogue avec la trompette inspiré du thème principal. Ce matériau est ensuite traité dans des passages fortissimo pour tout l’orchestre.

© Gilles Potvin

Lire la suite

À propos

Angèle Dubeau
AN 2 8728
AN 2 8728
AN 2 8728

Start typing and press Enter to search