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AN 2 8921 Flute Passion Bach

Flûte Passion : Bach

Date de sortie 14 février 2020
Numéro de l'album AN 2 8921
Periodes Baroque

Ils en ont parlé

Informations sur l'album

Nadia Labrie nous revient avec un deuxième album dans la série Flûte Passion. Ce second opus est dédié à quatre pièces phares de l’œuvre pour flûte de Johann Sebastian Bach, qu’elle interprète en compagnie de Luc Beauséjour au piano et de Camille Paquette-Roy au violoncelle.

La Sonate pour flûte en mi mineur, BWV 1034

Les deux premières sonates, avec leurs quatre mouvements s’alternant selon l’enchaînement lent-vif-lent-vif, correspondent au modèle de la sonata da chiesa (destinée à l’église). La Sonate en mi mineur, BWV 1034, a été écrite pour flûte traversière et continuo : la flûte y est accompagnée par un groupe d’instruments – ici constitué d’un piano et d’un violoncelle – qui improvisent à partir de la notation d’une ligne de basse chiffrée. Très lyrique, le premier mouvement de cette sonate écrite vers 1724 est caractérisé par une éloquence sérieuse, avec laquelle contraste la joie de l’Allegro fugué qui lui succède. Le troisième mouvement est un Andante au caractère méditatif, où de longues lignes mélodiques de flûte planent au-dessus d’un tranquille accompagnement de croches. Dans le finale, flûte et continuo se répondent en un jeu d’imitations instauré dès le premier thème et poursuivi tout au long du mouvement.

La Sonate en trio en sol majeur, BWV 1039, pour deux flûtes et clavecin

La Sonate en trio en sol majeur, BWV 1039, pour deux flûtes et clavecin, a été écrite quelque douze ans plus tard. Dans la version ici proposée, l’une des deux parties de flûte est jouée au piano, tandis que la ligne de basse est confiée au violoncelle. Le premier mouvement débute dans une atmosphère sereine, colorée de retards expressifs annonçant un second thème auquel des harmonies audacieuses confèrent un caractère plus angoissé. L’Allegro ma non presto qui le suit est une pièce fuguée à la fois noble et enjouée. Dans le troisième mouvement, en mineur, de nombreuses pédales créent un effet lancinant de temps suspendu, avec lequel contraste l’énergie rythmique du Presto final.

La Sonate pour flûte en si mineur, BWV 1030

Terminée vers 1736, la Sonate en si mineur, BWV 1030, est souvent considérée comme le chef-d’œuvre des compositions pour flûte de Bach. Contrairement à l’accompagnement des sonates BWV 1034 et BWV 1039, celui de cette sonate est entièrement écrit, ce qui fait du clavier un véritable partenaire de la flûte. Cette écriture concertante est mise en valeur dans l’Andante initial, où se noue un étroit dialogue contrapuntique entre la flûte et le piano. Le Largo e dolce qui lui succède se conçoit plutôt comme une mélodie de flûte que le piano accompagne ou commente. Le dernier mouvement comporte deux parties : une courte fugue, marquée Presto, à laquelle s’enchaîne une gigue virtuose.

La Partita pour flûte traversière seule en la mineur, BWV 1013

Unique œuvre que Bach consacre à la flûte seule, la Partita en la mineur, BWV 1013, est une suite en quatre mouvements. En raison de la prépondérance des motifs d’arpèges, l’Allemande initiale se rapproche d’un prélude. La vive Corrente qui lui succède met plutôt en valeur des motifs de gammes, entrecoupés, dans le premier thème, par de larges sauts de croches. Elle s’achève par un mouvement perpétuel. Le troisième mouvement est une Sarabande sombre et introspective, avec laquelle contraste l’enjouement de la Bourrée anglaise qui termine l’œuvre.

© Florence Brassard

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À propos

Nadia Labrie
Luc Beauséjour
AN 2 9817

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