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AN 2 2004

Handel: Airs et danses, Extraits de Agrippina et Alcina

Date de sortie 16 septembre 2008
Numéro de l'album AN 2 2004
Periodes Baroque
Genres Musique vocale

Informations sur l'album

Handel était avant tout un compositeur d’opéras. C’est d’ailleurs sa passion pour l’opéra qui l’amena d’abord à quitter sa patrie pour l’Italie. Handel y devint rapidement la coqueluche des amateurs d’opéra, et termina son séjour de trois ans avec une production triomphale de son opéra Agrippina à Venise en 1709. Cette production a tenu l’affiche pendant 27 soirées, un succès sans précédent.

L’intrigue tourne autour d’Agrippine, épouse de l’empereur Claude, et de sa détermination à faire monter son fils Néron sur le trône. L’autre personnage féminin de l’opéra est Poppée, une jeune coquette qui est au centre de plusieurs intrigues amoureuses. Le premier des airs sur ce disque, ‘Non hò cor che per amarti’, est chanté par Agrippine à Poppée. Celle-ci est amenée à croire par la rusée Agrippine que son amant Othon l’a abandonnée. L’ironie du texte est soulignée par l’accompagnement exceptionnellement anguleux. L’air d’Agrippine ‘Ogni vento’ termine le deuxième acte: après maintes péripéties, Agrippine croit avoir enfin accompli son dessein. ‘Vaghe perle’ est le premier air de Poppée dans l’opéra, chanté alors qu’elle se mire dans une glace: elle est désirée par Othon, Claude et Néron, et resplendit de confiance et de liesse. L’air ‘Se giunge un dispetto’ est chanté par Poppée alors qu’Agrippine vient de la convaincre que son véritable amour, Othon, l’a délaissée pour le trône. Nous avons ajouté à ce choix d’airs des danses tirées d’un ballet qui aurait été présenté à la fin d’Agrippina.

Suite au triomphe d’Agrippina, Handel quitta l’Italie pour se faire un nom à Londres. Pendant plus de vingt ans, Handel a régalé le public anglais d’une suite ininterrompue d’opéras présentés au King’s Theatre dans le Haymarket. Au cours des années 1730, cependant, la passion pour l’opéra se mit à péricliter. L’oratorio anglais naissant avait éveillé la curiosité du public, et Handel fut confronté à un autre écueil formidable lorsqu’on institua en 1734 une seconde compagnie d’opéra, le Nobility Opera, qui le remplaça au théâtre du Haymarket. L’impresario John Rich est venu à la rescousse du compositeur en lui offrant, deux soirs par semaine, le théâtre du Covent Garden, flambant neuf. Ce théâtre jouissait d’installations splendides, avec sa vaste scène et ses imposantes machineries. Handel fut inspiré à y créer cinq opéras dont le dernier, Alcina, créé le 16 avril 1735 au Covent Garden, demeura à l’affiche avec beaucoup de succès jusqu’au 2 juillet.

Alcina est un opéra  » magique « , resplendissant d’effets surnaturels. Alcina est elle-même une ensorceleuse qui leurre les gens vers son île enchantée pour les transformer soit en arbre, en animal ou en pierre. Son captif le plus récent est Ruggiero, qui jusqu’à maintenant a été épargné le sort de ses prédécesseurs parce qu’Alcina a jeté sur lui son dévolu. Bradamante, la fiancée de Ruggiero, sous le déguisement de son propre frère Ricciardo, fait naufrage sur l’île puis devient l’objet de l’affection de Morgana, sœur d’Alcina. Plusieurs incidents viennent émailler l’intrigue, mais c’est le malheur d’Alcina qui est au cœur de l’histoire. Dans son premier air, ‘Di, cor mio’, Alcina respire la confiance alors qu’elle dépeint à Ricciardo les délices de son île et de son amour pour Ruggiero. Le ravissant air ‘Tornami’ est chanté par Morgana à Ricciardo. Le court air de bravoure ‘Barbara’ est chanté par le jeune Oberto, venu sur l’île à la recherche de son père, prisonnier d’Alcina. Les deux derniers airs sont chantés par Alcina alors que ses pouvoirs magiques commencent à l’abandonner. À ces airs est ajouté un choix de ballets composés pour mettre en valeur le talent de Marie Sallé, la plus illustre danseuse de son temps.

© Charlotte Nediger
Traduction : Jacques-André Houle

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AN 6 1044
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