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AN 2 9521 Jordan Pal Into The Wonder

Jordan Pal: Into the Wonder

Compositeurs
Date de sortie 03 novembre 2017
Numéro de l'album AN 2 9521
Periodes Contemporaine

Ils en ont parlé

Informations sur l'album

Starling

Triple concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre

Les vidéos présentant des volées d’étourneaux qui effectuent des tournoiements aériens à couper le souffle – alors qu’ils se préparent à s’installer pour l’hiver, sont devenues très populaires. Connu sous le nom de « murmure », ce phénomène représente la beauté éphémère et la synchronicité instinctive de la nature, et démontre un équilibre statique dans un moment de changements, où soudainement tout est presque entièrement transformé. Comme les membres d’un orchestre qui respirent inconsciemment ensemble comme un tout, la congrégation d’étourneaux célestes et d’autres phénomènes sont le témoignage de la capacité de la nature à « ré-inspirer ».

À l’ère d’une crise environnementale émergente, on pourrait constater que très peu d’énergie est mise sur la démonstration de la beauté intime de la nature en évolution et en constant renouvellement. En utilisant les pouvoirs de la musique pour évoquer les possibilités inspirantes et grandioses de la nature – sans description du programme, j’espère pouvoir insuffler une plus grande appréciation des milieux naturels canadiens tout en sensibilisant à l’importance de protéger notre environnement. La nature n’est pas un thème nouveau ; pensons par exemple aux subtilités de La Mer de Debussy, à l’adoration des paysages finlandais par Sibelius qui incarnent les humeurs de la nature et le changement des saisons dans sa musique et à l’éternel hommage que fait Messiaen à la créativité, à l’ingéniosité et à la vitalité du monde naturel. La musique est peut-être la seule activité humaine qui s’approche de la splendeur évanescente de notre monde naturel.

Starling cherche à capter, par sa forme musicale, les qualités éphémères, viscérales, illimitées et extraordinaires de la nature. Les couleurs évocatrices et étonnantes, le caractère et les textures de la nature inspirent l’œuvre qui par sa sonorité dévoile une relation mystique et profondément intuitive avec celle-ci. Des techniques musicales, telles que des processus aléatoires, des figures spontanées et l’interaction dynamique des solistes entre eux et avec l’orchestre, suggèrent les processus non linéaires et en constant changement de la nature.

Into the Wonder

pour orchestre

À la lueur du crépuscule, sous le faible scintillement d’étoiles lointaines, un enfant est né. Le cœur de sa mère se gonfle, sa respiration suspendue, la joie se fond à la douleur. À 7000 années-lumière, une vaste pouponnière d’étoiles – les reliques de merveilleux géants célestes – crée un tourbillon de gaz et de particules pour un nouveau commencement. À l’aube, un arbre creux s’effondre sous son poids, et retourne à la terre. Un homme âgé rend son dernier souffle. Autour de lui, le monde expire.

Déployant trois mouvements, Into the Wonder célèbre le pouvoir créateur de notre univers. De la naissance à la mort, de la création à la destruction, du lien absolu à l’univers et de l’extase de l’amour, cette œuvre cherche à capter le mystère, le grandiose et les merveilles de la vie. La magnifique oeuvre d’art qu’est la nature nous rappelle que nous faisons partie de ces merveilleuses possibilités, de quelque chose de beaucoup plus grand. L’art possède le pouvoir de nous faire voir la grandeur et la beauté de la nature qui nous entoure. Cette symphonie célèbre la beauté.

Unis par le tissu conjonctif d’une seule idée fixe, les trois mouvements de Into the Wonder mettent en lumière le caractère ineffable de l’univers en exposant un mystérieux monde sonore, de couleurs et de textures – appuyé par l’ajout du synthétiseur. Le premier mouvement engage une réflexion sur la complexité déconcertante de la vie et de l’univers, et de leurs possibilités infinies. Le mouvement central, d’un lyrisme fluide et épris, dépeint la naissance et la mort, la joie et la douleur, et les liens inextricables qu’il y a entre elles. Alors qu’on se réjouit de toute cette beauté – la fécondité de mère nature, la créativité de l’univers, l’extase de l’amour et la volonté insatiable qui nous mènent jusqu’à l’émerveillement – le dernier mouvement nous entraîne ardemment vers la fin de l’oeuvre, retournant sur les pas de la mystérieuse musique du premier mouvement.

© Jordan Pal

Un mot d’Arthur Post

Quelle expérience exaltante que celle d’interpréter et d’enregistrer la musique de Jordan Pal. Dès la première approche, j’ai été séduit par l’intégrité de ses compositions musicales. De la musique contemporaine animée par des progressions logiques et fluides qui épouse une tonalité, une pulsation et un mode d’expression traditionnels, tout en explorant une sonorité brillante et distinctive du 21e siècle. Son langage est accessible et son intention enivrante – des qualités observables par l’immédiate réponse enthousiaste de notre audience. Le processus de commander et de créer de nouvelles œuvres a exalté les musiciens et le personnel de l’Orchestre symphonique de Thunder Bay (TBSO), et les efforts nécessaires pour faire face aux défi s considérables de cette musique ont été grandement récompensés par les révélations et les prouesses de la vision musicale novatrice de Jordan Pal. Mes remerciements vont à nos partenaires dynamiques d’immense talent, le Gryphon Trio, au remarquable producteur Carl Talbot ainsi qu’aux musiciens et aux mécènes de TBSO.

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À propos

Gryphon Trio
Thunder Bay Symphony Orchestra
Jordan Pal

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