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AN 2 9279

Jardin d'Images

Compositeurs
Interprètes
Date de sortie 03 novembre 2009
Numéro de l'album AN 2 9279

Informations sur l'album

L’univers du pianiste Alain Lefèvre ne saurait être complet sans évoquer toute la dimension du compositeur qu’il est devenu au fil des ans. Son quatrième disque de compositions, Jardin d’Images, se veut une suite tant attendue après Fidèles insomnies.  » Lettres intimes au piano  » (La Presse), ses compositions, tels des tableaux de vie, sont d’une écriture pianistique tonale et romantique,  » absolument magnifiques et musicalement sophistiquées  » (Times Argus). Avec la participation du contrebassiste Michel Donato, du batteur Paul Brochu et de l’auteure Chrystine Brouillet… dans une  » sifflante  » interprétation!

C’est toujours avec la même émotion que je signe un nouvel opus de mes compositions, fébrile de vous en révéler toutes les tonalités. Ce Jardin d’Images cultive toutes les empreintes et mémoires qui habitent mon univers. Celles des voyages, des rencontres, des souvenirs, des coups de foudre et des états d’âme tout simplement. À l’écoute, vous y verrez sans doute votre jardin et vos images défiler devant vos yeux ou dans votre tête et c’est là, je crois, toute la magie de la musique…
? Alain Lefèvre

Jour de pluie

À chacun son jour de pluie…
Le mien a l’accent anglais, fuit le soleil, est excentrique, joue de la contrebasse, dessine comme un dieu et porte un foulard de laine même l’été, pourvu qu’il soit bleu! Notre amitié a plus de vingt ans et il ne m’a jamais laissé tomber… Comme nous aimons la pluie et ses humeurs.

Pour mon fidèle ami, Michael McConnell.

Sous le ciel de Cap-Santé

C’est sous le ciel de Cap-Santé, niché le long des rives du St-Laurent non loin de Québec, que j’ai découvert un village bouleversant de beauté, à la fois pittoresque et coloré, où j’ai eu le bonheur d’inaugurer le piano à queue de l’Église, un soir de vent et de froidure. Quoique sous un ciel automnal, ce magnifique paysage m’a soudainement rappelé les cartes de Noël de mon enfance avec ses scènes d’hiver et de patineurs et je n’ai pu quitter Cap-Santé sans capturer par ma musique, toute l’empreinte nostalgique qu’il m’a laissée.

Pour mes amis Joëlle Tremblay et Claude Morin.

Ville-Émard la belle

Mes parents se sont installés rue Jogue en 1967, lors de notre arrivée au Québec. Malgré une enfance difficile dans le quartier, je demeure marqué par Ville-Émard où une partie de mon cœur y gardera toujours sa place, fort de tous les souvenirs qui s’imposent encore à moi, ceux qu’on souhaite effacer, mais aussi tous les autres, inoubliables, comme mes belles promenades au parc Angrignon, mes tours de vélo rouge dans le dédale de ruelles et mes visites chez le dépanneur du coin, rue Jolicœur…

Pour mes chums, Paul Brochu et Michel Donato, géants du jazz au Québec.

Tendresse

La tendresse d’une mère n’aura de cesse de m’émouvoir, si puissante dans sa vulnérabilité, si touchante de par sa protection, ne serait-ce que la première fois où elle pose la main sur son ventre rond pour sentir le petit être qu’elle aime déjà sans même le connaître. Force fragile, sa tendresse est intégrale et gratuite, dans ce premier rôle où elle passe le plus souvent au second plan, maintes fois seule à comprendre, maintes fois seule à pardonner…

Pour mon amie France Chrétien-Desmarais.

Promenade italienne

Milan, 1980, sur la scène de la Piccola Scala.

J’y donnai mon premier récital en Italie, suite au Grand Prix remporté au Concours International de Piano Alfred Cortot. J’avais joué malgré une blessure au pied qui m’était douloureuse et m’incommodait dans ma démarche. Ce fut là le début de ma promenade italienne, découvrant d’un pas lent la cathédrale de Milan, les cafés, la mode, les nouveaux parfums et l’irrésistible charme des italiens. Cette pièce s’inspire non seulement de ce premier voyage, mais se veut aussi un hommage au cinéma italien.

Pour mes amis, Rosi, Claudia, Julia et Gaspare Colletti.

Québec, terre promise

C’est par la voie maritime du St-Laurent qu’en 1967, après une longue traversée de l’Atlantique à bord d’un paquebot géant, je foulai le sol québécois pour la première fois. J’avais cinq ans, un accent français et le rêve de mes parents en poche, celui d’un  » Québec, terre promise « , né de leurs nombreuses lectures de l’époque, les incitant à découvrir cette terre d’accueil que je ne veux plus quitter aujourd’hui et duquel j’ai tout reçu. Merci mes sœurs de la Congrégation Notre-Dame pour toutes ces heures de piano offertes sans compter. Merci mes aimés, mes amis, pour votre fidèle soutien. Merci cher public de votre confiance.

Pour ma Jojo, le plus beau cadeau que le Québec m’ait donné.

Dis-moi tout

Elle est la pièce de tous les non-dits, de tous les secrets, de la peur d’aimer, de le dire, de le proclamer, de le vivre. Elle est aussi la pièce des regrets et des pardons qui ne viendront jamais. Elle est l’orgueil qui tue l’amour et l’amitié, le silence qui noie les attentes, qui mine le bonheur.

Pour tous ceux qui vivent les non-dits et que la peur des mots paralyse.

Le Panda magique

Née d’une fantaisie d’écrire une pièce uniquement sur les touches noires, Le Panda Magique aux couleurs d’Orient, est rapidement devenue l’une des pièces maîtresses qui compose mon folklore du monde. Je l’ai jouée en rappel pour la première fois à Beijing, en Septembre 2006, alors que je venais d’interpréter le Concerto No. 2 de Rachmaninov avec le China Philharmonic Orchestra sous la direction de son chef, Long Yu.

Pour mon ami André Desmarais.

La Danse des petits lapins

Pour ceux qui connaissent déjà l’anecdote entourant Lylatov, cette pièce dédiée à ce merveilleux couple, Kito Barouch et Ginette Lévy, qui m’a sauvé de ce Paris indifférent et insensible à ma lutte de jeune étudiant au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où je vivais dans une étroite chambre de bonne, seul et sans le sou, La Danse des Petits Lapins s’inscrit comme une fête, une fenêtre sur la douceur de vivre et le bonheur permis. Elle fut ma première ode à la joie de retrouver un cocon douillet et familial. Cette pièce est à l’image de Ginette, vive, spirituelle, enjouée, toute en finesse, profondeur et bienveillance.

Pour Ginette, de son  » Petit Lapin « .

 » Fafoune « 

Elle est ravissante, énigmatique, prétentieuse, intrépide, irrésistible. Loin d’être indépendante, Fafoune me mène par le bout du nez, mais j’accepte avec plaisir ce doux esclavage et lui pardonne tout, même les pots cassés! Tout ça parce qu’elle ronronne et me fait craquer… Elle aussi voulait  » sa pièce « , après toutes ces heures complices passées sur mon piano…  » Fafoune  » est l’un des plus magnifiques Main Coon qu’il soit et pour la célébrer ici, Chrystine Brouillet, grande romancière et amie qui partage aussi la passion des chats, apporte sa participation exceptionnelle ponctuant la mélodie de ses sifflements, accompagnée à la contrebasse de Michel Donato et de Paul Brochu à la batterie. Clin d’œil aux amoureux des félins!

Pour Danièle et Jean Lacroix de Lacocoon, extraordinaires et dévoués éleveurs à qui je dois Fafoune.

© Alain Lefèvre
Collaboration aux textes : Johanne Martineau

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À propos

Alain Lefèvre
Alain Lefèvre

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