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Informations sur l'album

Quand vient le temps d’enregistrer un premier album, certains opteront pour un programme reprenant des pièces interprétées lors d’un concours international, alors que d’autres préfèreront se démarquer en enregistrant des oeuvres rarement jouées. Kerson Leong a choisi une autre voie : une sélection de rappels chéris des violonistes d’hier et d’aujourd’hui. « Je trouve que, parfois, vous pouvez dire beaucoup avec très peu, souligne le jeune violoniste. J’ai pensé qu’une sélection de rappels, qui permet d’établir un lien avec l’auditeur, se révèlerait idéal comme carte de visite ».

Il a choisi ces joyaux avec grand soin. « J’ai fait le tour des transcriptions d’Heifetz et de Kreisler, explique-t-il, et souhaitais aussi intégrer des pièces que les gens ne connaissaient pas nécessairement, par exemple les Contes de fées de Medtner, originellement pour piano. J’ai découvert tout récemment les merveilleuses pages de ce compositeur. » Hebrew Melody de Joseph Yulyevich Achron (un ami d’Arnold Schoenberg), que Jascha Heifetz affectionnait particulièrement, ou les Contes de fées de Medtner, oeuvre que son complice le pianiste Philip Chiu connaissait dans sa version originale pour piano. « En juxtaposant des pièces moins connues avec d’autres que le public affectionne, cela me permet d’équilibrer le programme d’une certaine façon », résume-t-il.

Quand on lui demande d’identifier ses préférées, il éclate de rire et évite soigneusement la question. « En tant qu’artiste défendant ces pièces, vous devez leur accorder égale importance. Bien sûr, vous préférez peut-être certaines d’entre elles, mais vous glissez dans chacune d’entre elles et faites de votre mieux pour en extraire l’essence. » Au cours des dernières années, l’ascension de Kerson Leong a été presque météorique. Depuis sa victoire au Concours Menuhin junior en 2010 alors qu’il n’avait que 13 ans, il a aussi cumulé des premiers prix au Concours de la bourse de l’Orchestre du Centre national des arts et du Concours OSM Standard Life en 2013, au Tremplin international du Concours de musique du Canada en 2014 et le Concours des jeunes solistes des Radios francophones publiques en 2015. On l’a également nommé Révélation Radio-Canada 2014-2015 en musique classique. « Ma vie a assurément changé depuis le Concours Menuhin, admet-il. J’ai reçu de plus en plus d’invitations pour me produire et j’ai pu me rendre en Europe pour la première fois. Cela a changé ma vie et m’a permis de voir le monde de façon plus globale. » C’est en Belgique, en tant qu’étudiant d’Augustin Dumay à la Chapelle musicale Reine Élisabeth qu’il passe la majeure partie de son année 2015-2016.

« En Europe, il y a une telle vénération pour la musique classique. Par exemple, quand je joue Bach, Mozart ou Beethoven en Allemagne, des compositeurs nés là-bas, vous pouvez sentir le profond respect du public, alors qu’en Amérique du Nord, ce dernier est plus enthousiaste. » Il a passé d’innombrables heures avec son violon au fil des ans, mais reste convaincu qu’il ne s’en lassera jamais. « Je pourrais bien sûr évoquer que le son du violon se rapproche de la voix humaine, mais je pense plutôt qu’en tant que musicien en constante recherche, l’instrument vous donne une impression qu’il est sans limites, il offre tant à découvrir que vous n’en ferez jamais le tour, que vous ne pourrez cesser de vous améliorer. Vous avez tant à apprendre, mais cela rend le processus des plus satisfaisants. C’est un défi, mais tellement gratifiant. »

Même si cet album est consacré à des pages plus intimes, pour violon et piano, Kerson Leong porte un amour sans limite à la musique de chambre et au concerto. « Tous les répertoires me permettent d’exprimer quelque chose de différent. J’aime particulièrement la musique de chambre, quand vous avez la chance de jouer avec des partenaires, comme ici avec Philip Chiu, vous établissez avec eux une communion particulière. »

Il voue une affection singulière à l’oeuvre de Brahms. « J’aime tous les compositeurs, mais si je devais n’en choisir qu’un seul, ce serait Brahms. [Deux Danses hongroises font partie de cet album.] Tout son corpus, mais particulièrement sa musique de chambre, me parle énormément. » En 2016, il est l’invité du Concours Menuhin, alors qu’est célébré le centenaire de naissance du légendaire artiste. La même année, il donne des récitals en plus de créer une oeuvre pour violon, orchestre à cordes et choeur. « La musique contemporaine requiert une imagination et un courage immenses, croit-il. Je m’en réjouis, parce qu’elle offre une telle liberté d’expression et de créativité. » Deux atouts qu’il possède assurément…

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AN 2 9136 Bach Oeuvres Celebres
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