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AN 2 9303

Pax Caelestis: Chant choral sacré

Date de sortie 27 octobre 2009
Numéro de l'album AN 2 9303

Informations sur l'album

Saint-Augustin écrivait :  » Si nous chantons en chœur, nous chantons pour le cœur.  » Voilà une belle manière de présenter les Petits Chanteurs du Mont-Royal et leur directeur musical Gilbert Patenaude. Pour ce nouvel opus, ils interprètent une sélection des plus beaux chants sacrés : Panis angelicus de Franck, l’Ave Maria de Busto ainsi que des œuvres de Saint-Saëns, Verdi et Brahms. Un album qui amènera la paix intérieure, une paix céleste.

« Chorus est consensio cantantium« , écrivait Saint Augustin dans son Psaume 149 au IVe siècle, locution latine qu’on pourrait traduire par  » Le chœur est un groupe de personnes chantant ensemble  » mais aussi  » Le chœur est un accord de chanteurs « . Il va plus loin :  » Si nous chantons en chœur, nous chantons pour le cœur.  » Selon les sources, le mot chœur serait dérivé du latin corona (couronne, position des choristes quand ils chantent) ou concordia (pour psalmodier ensemble, il reste essentiel d’unir ses forces) ou encore du grec ????, joie ou allégresse. Une chose reste assurée : le chœur unit les âmes en un geste d’une portée universelle. Après tout,  » ceux qui s’assemblent pour chanter mettent en commun ce qu’ils ont de meilleur « , soutenait l’essayiste Pierre Lasserre.

Le chant choral s’est vraisemblablement organisé de manière spontanée dès la nuit des temps et peut être considéré comme l’une des premières institutions sociales. Déjà, 3000 ans avant notre ère, la musique chorale jouait un rôle important dans les cérémonies religieuses et, chez les Perses, les enfants apprenaient par le chant les exploits des dieux et des hommes illustres. Saint Paul exhortait les fidèles à laisser leurs cœurs s’épancher vers Dieu par des psaumes, des hymnes et ces cantiques et les jeunes voix se sont très tôt greffées à ces démonstrations de foi, comme en témoignent des écrits datant du milieu du VIe siècle. Charlemagne insistera d’ailleurs en 789 sur la nécessité d’enseigner  » les notes, le chant, le calcul et la grammaire « .

On entendra ici une pièce du XVIe siècle, Victimae paschali laudes de Tomás Luis de Victoria, qui célèbre la glorieuse résurrection du Christ. À l’époque baroque, nul peut-être mieux que le compositeur vénitien Antonio Lotti, organiste et maître de chapelle à la basilique Saint-Marc, n’a su maîtriser l’art de traiter les voix de façon aussi naturelle.

Le XIXe siècle reste marquant pour la musique chorale, qui prend progressivement une place de plus en plus importante. Il n’est donc pas surprenant que des compositeurs comme César Franck (et son célèbre Panis angelicus), Camille Saint-Saëns, Johannes Brahms ou Guiseppe Verdi aient consacré certaines de leurs pages les plus inspirées aux chœurs.

Particulièrement critique par rapport à ses compositions, Maurice Duruflé n’a laissé à l’opposé qu’une trentaine d’œuvres, dont son remarquable Requiem et ces Quatre motets, basés sur des motifs de chant grégorien, qu’il transforme en y juxtaposant des harmonies modales complexes.

Saint Basile parlait du pouvoir du chant  » à unir les peuples dans la symphonie d’un seul chœur « . Le geste n’a rien perdu de sa pertinence aujourd’hui, comme en témoigne l’Ave Maria de Javier Busto. Demain comme hier, les grands compositeurs continueront de dédier aux chœurs des œuvres tour à tour intimes, majestueuses, bouleversantes, mais surtout profondément humaines.

© Lucie Renaud

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AN 6 1005-6
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