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AN 2 9182 Schubert Intégrale Sonates Piano Vol. 2

Schubert : Intégrale des sonates et œuvres majeures pour piano, Vol. 2 - Dernières inspirations

Compositeurs
Interprètes
Date de sortie 27 mars 2020
Numéro de l'album AN 2 9182
Periodes Romantique
Genres Piano

Informations sur l'album

Sonate n° 3 en mi majeur, D. 459 (1816)

Franz Schubert (1797-1828) compose sa Sonate n° 3 en mi majeur, D. 459 en 1816, mais elle n’est publiée qu’en 1843 sous le titre Fünf Clavierstücke (sic) (Cinq pièces pour piano) à une époque où le marché pour les petites pièces de genre est beaucoup plus lucratif que celui des grandes sonates. Cohérente, optimiste et lumineuse, elle constitue la première grande oeuvre pour piano achevée du jeune compositeur de 19 ans, les deux premières sonates étant incomplètes.

Le mouvement initial est marqué « Allegro moderato », indication typique de Schubert qui pointe vers une recherche de lyrisme intime, de richesse harmonique et de détail contrapuntique. Le premier « Scherzo » communique une joie radieuse grâce à ses octaves brisées à la main droite et ses harmonies rassurantes. L’« Adagio » central est un chef-d’oeuvre expressif qui met en contraste une ouverture homophonique de type choral et un deuxième thème chantant d’inspiration italienne. Le second « Scherzo & trio » puise sa grâce dans le folklore viennois. Enfin, dans le dernier mouvement, marqué « Allegro patetico » (de l’allemand pathetisch, qui signifie « noble, solennel, rhétorique »), Schubert utilise une alternance d’arpèges roulés, de silences et de gammes brisées pour évoquer un monde légendaire, tout à fait représentatif du jeune 19e siècle.

Ungarische Melodie (Mélodie hongroise) en si mineur, D. 817 (1824)

La Ungarische Melodie (Mélodie hongroise) en si mineur, D. 817 est bâtie comme une marche au rythme pointé, évoquant la musique paysanne de l’époque. Sa concision, ses harmonies touchantes et sa coda aux vocalises tziganes éloquentes en font un petit bijou qui étonne et ravit. Schubert l’a reprise presque intégralement comme troisième volet de son magnifique Divertimento à la hongroise, D. 818, pour piano quatre mains.

Drei Klavierstücke, D. 946 (Trois pièces pour piano, 1828)

Les Drei Klavierstücke, D. 946 (Trois pièces pour piano), comme les trois dernières sonates, font partie du testament pianistique que Schubert compose pendant l’été 1828. Ils sont considérés comme un troisième cycle d’impromptus, des compositions de forme simple qui calquent leur structure sur les lieder (ABA ou ABACA), et dont l’impact émotionnel est immédiat. Le premier stück, un « Allegro assai » écrit dans la tonalité rare de mi bémol mineur, regorge de longues mélodies fuyant vers l’avant, un parfait exemple de musique romantique qui ouvre la voie à Robert Schumann. La deuxième pièce, « Andante », hybride entre un nocturne et une barcarolle, atteint des sommets d’expressivité et de douleur, particulièrement dans ses deux épisodes centraux. Enfin, le dernier volet de ce triptyque, « Allegro », conclut le cycle avec virtuosité et brillance. Sans filtre, sans complication, sans même grande ambition, Schubert aspire avec ces morceaux à saisir la profondeur et la complexité de la condition humaine à travers l’amour, la souffrance et le cheminement vers l’absolu.

© Mathieu Gaudet

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À propos

Mathieu Gaudet
AN 2 8921 Flute Passion Bach

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