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Informations sur l'album

Dégustez les plus exquises pièces baroques servies par l’un des meilleurs ensembles baroques au monde, le Tafelmusik Baroque Orchestra. À travers son festin à saveur universelle, retrouvez en plat, les solistes de l’orchestre. Cet album est assurément un plat de résistance pour tout auditeur.

Handel: L’arrivée de la reine de Saba, tirée de Solomon

Parmi la vaste production de George Frideric Handel (1685-1759), on compte plusieurs « grands succès »: la Water Music, le Messie, quelques airs d’opéra célèbres ainsi que l’entraînante sinfonia orchestrale qui annonce l’arrivée de la reine de Saba dans l’oratorio Solomon. Handel a emprunté le thème de la sinfonia à un air de l’opéra Numitore de Giovanni Porta. C’est cependant l’exubérance toute handélienne avec laquelle il présente le matériau qui rend cette sinfonia de loin plus mémorable que son modèle.

Handel: Concerto pour harpe en si bémol majeur

Le Concerto pour harpe en si bémol majeur faisait partie de la première, en février 1736, du Alexander’s Feast de Handel, d’après l’Ode à sainte Cécile de Dryden.

L’histoire qui entoure le concerto est curieuse: la partition autographe de Handel porte l’inscription « Concerto per la Harpa »; une partie de continuo d’orgue manuscrite est marquée « Concerto per il Liuto et l’Harpa »; et un livret d’époque en parle comme d’un concerto pour « the Harp, Lute, Lyricord, and other Instruments », le lyricord ayant été un instrument à clavier avec de grandes roues giratoires qui frottaient sur les cordes, telle une vièle à roue. L’éditeur londonien John Walsh a inclus l’œuvre dans sa publication de 1738 des Six Concertos d’orgue, op.4, désignant l’orgue pour la partie soliste, sans que celle-ci diffère autrement de l’autographe pour la harpe. S’il y avait eu à l’origine des parties solistes pour le luth et/ou le lyrichord dans le concerto, elles n’ont pas survécu. L’œuvre, néanmoins, demeure parfaitement charmante, peu importe l’instrument qui puisse la jouer.

Purcell: Suite tirée d’Abdelazar

Les Anglais se sont rués sur les théâtres londoniens lorsqu’ils ont réouverts après la Restauration. D’anciennes pièces de Shakespeare, Beaumont et Fletcher ont été « rafraîchies » et le répertoire a fini par être augmenté d’œuvres de nouveaux auteurs. On a graduellement agrémenté les pièces avec de la musique, de la danse et des divertissements.

Henry Purcell (1659-1695) a fourni de la musique à foison pour des pièces de théâtre. Dans bien des cas, comme dans Abdelazar, sa musique de scène était presque à ranger parmi les accessoires: musiques pour le lever du rideau ou pour les changements de décor, et à l’occasion, des danses et de la musique d’ambiance. La musique de Purcell pour le théâtre était immensément populaire, comme le montre un recueil posthume de ses « Ayres for the Theatre » arrangé pour les instruments, publié en 1697. La suite tirée d’Abdelazar provient de ce recueil; elle avait été écrite par Purcell en 1695 pour la reprise d’une tragédie de Mrs. Aphra Behn sous-titrée « La vengeance du Maur ».

Vivaldi: Concerto pour deux violoncelles en sol mineur, RV 531

Antonio Vivaldi (1678-1741) a été pendant presque quarante ans professeur de violon et directeur d’orchestre à l’Ospedale della Pietà à Venise, un orphelinat pour filles où les élèves recevaient une instruction musicale approfondie.

L’une des principales obligations de Vivaldi était de fournir à chaque mois plusieurs concertos qu’interpréterait le célèbre orchestre de la Pietà. Bien que la plupart de ses 400 concertos qui nous soient parvenus mettent à l’honneur le violon, la demande constante pour des concertos nouveaux et originaux a inspiré à Vivaldi d’écrire pour des instruments qui n’avaient pas d’habitude un rôle de soliste au sein de l’orchestre.

Parmi ce répertoire, on compte par exemple vingt-sept concertos pour le violoncelle, un instrument auquel on assignait jusqu’alors un rôle principalement de soutien dans l’orchestre. Le Concerto pour deux violoncelles en sol mineur est unique dans la production de Vivaldi, ainsi que dans tout le répertoire baroque.

Bach: Sinfonia en ré majeur de la Cantate 42

La Sinfonia de la Cantate 42 de Jean-Sébastien Bach (1685-1750), « Am Abend aber desselbigen Sabbats » requiert deux hautbois, basson et cordes. La cantate a été jouée pour la première fois le 8 avril 1725, à Leipzig. La sinfonia est écrite à la manière d’un concerto grosso, les vents assumant les rôles de solistes. Bien que Bach ait souvent fait appel au matériau de ses sinfonias de cantates pour la composition de ses concertos, et réciproquement, il n’y a aucune autre version de cette sinfonia qui subsiste.

Locatelli: Concerto grosso en fa mineur, op.1, no 8

Pietro Antonio Locatelli (1695-1764) est né à Bergame et a étudié à Rome, probablement avec Arcangelo Corelli. Le premier ouvrage de Locatelli à être publié, les Concertos grossos, op.1, est paru à Rome en 1721, sept ans après la parution des célèbres Concertos grossos, op.6 de Corelli. Bien que la dédicace officielle ait été adressée au mécène de Locatelli, Camillo Cybo, il est clair par la musique que ces œuvres constituent un hommage à Corelli. Le format en est identique: huit concertos da chiesa suivis de quatre concertos da camera.

Le style et le choix des mouvements aussi sont similaires, bien qu’il soit évident que la musique de Locatelli appartienne à la génération suivant celle de Corelli. L’hommage à Corelli apparaît nettement dans le huitième concerto. Comme l’avait fait Corelli dans son opus 6, no 8, Locatelli ajoute une pastorale de Noël optionnelle. Le début du concerto est riche et grave, avec ses parties d’alto divisées et sa tonalité sombre de fa mineur. Le soleil paraît dans la mélodieuse pastorale en fa majeur. Bach possédait une copie de l’opus 1 de Locatelli, et l’on sait qu’il fit jouer le huitième concerto lors d’un concert du Collegium Musicum de Leipzig en décembre 1734.

Marcello: Concerto pour hautbois en ré mineur

Alessandro Marcello (1684-1750)était un des nobile dilettante privilégiés de Venise. Le fils d’un sénateur vénitien, il était un musicien qualifié qui avait reçu une solide formation, mais il n’avait pas eu à faire de la musique son gagne-pain. Outre la composition, il jouait du violon et chantait, peignait, écrivait de la poésie et s’adonnait aux mathématiques et à la philosophie, le tout avec grande distinction. Membre de l’Accademia di Arcadia, Marcello offrait des concerts hebdomadaires à son domicile. Sa composition la plus connue est le Concerto pour hautbois en ré mineur, qui s’était fait remarquer d’abord dans la transcription pour clavier seul qu’en avait réalisé Jean-Sébastien Bach.

Vivaldi: Concerto en la mineur pour deux violons, op.3, no 8

Le Concerto en la mineur pour deux violons de Vivaldi est tiré de son premier ouvrage de concertos instrumentaux, L’Estro armonico (qui se traduit à peu près par « Fantaisie harmonique »), publié par Roger d’Amsterdam en 1711. Il s’agit là d’un des premiers recueils de concertos italiens à avoir été publiés en Europe du nord et ce fut un succès énorme. Les douze concertos pour un, deux et quatre violons étaient à l’époque de leur parution des œuvres remarquablement innovatrices, et leur influence a été fort répandue. Ils ont tôt fait d’être réédités par Walsh à Londres et Leclerc à Paris, connaissant ainsi une très large diffusion. Bach était au nombre de leurs admirateurs et a transcrit pour le clavier six des douze concertos.

© Charlotte Nediger
Traduction: Jacques-André Houle

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À propos

Tafelmusik Baroque Orchestra
AN 6 1032
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