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AN 2 9140

Carl Orff - Carmina Burana

Compositeurs
Date de sortie 30 octobre 2012
Numéro de l'album AN 2 9140

Informations sur l'album

CARL ORFF
CARMINA BURANA

Carl Orff décrit son Carmina Burana, l’un des chefs-d’œuvre les plus puissants du 20e siècle, comme une « cantate scénique ». Carmina Burana signifie « Chants de Benediktbeuren », une abbaye bénédictine dans les Alpes bavaroises. Le manuscrit de 250 poèmes et chansons en latin, en moyen-haut allemand et ancien français du treizième siècle furent découverts en 1803. Cette collection contient des poèmes monastiques, des chants d’amour, de jeux d’argent et de théâtre religieux, écrits par des poètes anonymes ou « goliards » comme on les a nommés. Ces poètes écrivaient des satires et parodies pour le carnaval et les festivals dans lesquelles on se moquait des papes, des cardinaux et de la vie religieuse. Une sélection de 24 poèmes tirés du manuscrit a été faite par Orff, symbolisant la soumission de l’être humain à la « Fortuna ». Orff était aidé par Michel Hofman, interprète des chants médiévaux, trouvés dans le manuscrit et écrits en neumes. Le symbole de la roue de fortune date de la civilisation romaine et décore la couverture du manuscrit.

Bien que Carmina Burana ait été conçue comme une oeuvre scénique et devait connaître une première réussie à Francfort-sur-Main le 8 juin 1937, avec décors et costumes élaborés, ce n’est qu’après la Deuxième Guerre mondiale qu’elle serait présentée en concert. Il en existe deux versions. La première est pour trois solistes, choeurs, choeurs d’enfants et grand orchestre. En 1956, le compositeur en tira une version de chambre, réduisant les forces orchestrales à deux pianos, tout en gardant solistes, choeurs et tous les instruments à percussion de la première version. Celle-ci était destinée aux salles de concert ainsi qu’aux écoles, les instruments de percussion privilégiés étant ceux utilisés dans le Orff Schulwerk, son programme pédagogique pour enfants d’âge scolaire, développé pour travailler le rythme, la mélodie, la gestuelle de danse et le lien instinctif de ses éléments chez les enfants. (Sa méthode a changé radicalement l’enseignement de la musique en Europe
et partout au monde.)

Avec Carmina Burana, le compositeur rejette le chromatisme et la polyphonie pour des rythmes primitifs, des phrases courtes appuyées par des blocs d’harmonies. La fraicheur et l’exubérance écrite dans un langage accessible contribuent à l’immense popularité de cette oeuvre.

Carmina Burana s’ouvre et se termine avec l’ode « O Fortuna », un hymne magique attribué à la déesse Fortune, qui fait tourner la roue de la vie, « changeante comme la lune ». À l’intérieur de ce cadre, Orff a créé trois sections, dont les textes sont tirés de différentes pages du manuscrit.

1) « Le printemps » célèbre la force radieuse du printemps, le renouvellement de la vie et le réveil de l’amour.

2) « À la taverne », pour voix d’hommes seulement, décrit l’atmosphère d’une taverne médiévale avec des chants à boire incluant la plainte de l’oie grillée et le chant de l’abbé ivrogne de Cocagne, une parodie du chant monastique. Cette section clôture avec une entrainante ode aux plaisirs charnels.

3) On adopte un changement de ton avec « Amour de cour ». Le baryton solo, déguisé en trouvère, chante le désir de l’amoureuse absente. La soprano solo, en un geste vocal saisissant, évoque la possibilité de succomber à l’amour. La troisième partie se conclut par le mouvement choral « Blanziflor et Helene », un hymne à la beauté d’Hélène et Vénus, après lequel Fortuna, impératrice du monde, réapparait et fait à nouveau tourner la roue de la vie éphémère, en une conclusion d’une puissance captivante.

© Agnès Grossmann

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