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André Mathieu

André Mathieu

Né à Montréal le 18 février 1929, André Mathieu a reçu ses premières leçons de son père Rodolphe Mathieu et composait dès l’âge de quatre ans. Noël Strauss du New York Times écrivit que « même Mozart, le plus grand prodige musical de tous les temps, ne composa qu’à l’âge de cinq ans, et les premières œuvres de ce dernier étaient d’une nature beaucoup plus simple que celles du jeune Canadien. » André Mathieu émerveillait des publics de partout avec ses prouesses au piano dès l’âge le plus tendre: à l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal à six ans; aux salles Pleyel et Gaveau à Paris à sept ans; puis au Carnegie Hall de New York à dix ans. Rachmaninov le déclare pour sa part «un génie, à plus juste titre que moi». Il avait entrepris des études en composition à Paris, les a poursuivies à New York, puis les continua à Paris après la Seconde Guerre mondiale.

La plupart des œuvres d’André Mathieu sont des courtes pièces pour piano, mais seulement environ le quart de ses plus de deux cents compositions connues ont été retrouvées jusqu’à présent, et les recherches sont loin d’avoir abouti. Ses œuvres n’ont toujours pas été cataloguées convenablement (il y en aurait plus de 200). Parmi ses œuvres majeures, mentionnons le Concerto de Québec, Concerto no 4 pour piano et orchestre) et la Rhapsodie romantique pour piano et orchestre.

La gloire d’André Mathieu atteint son apogée autour des années 1950. Dès lors, sa carrière décline. Il continue de composer, mais dans l’indifférence générale. Il participe à des « pianothons » interminables, est rongé par un chagrin d’amour, se réfugie dans l’alcool et meurt dans une grande pauvreté, le 18 avril 1969 à l’âge de 39 ans. Bien des éléments de la vie d’André Mathieu demeurent encore inconnus, tout comme la cause exacte de sa mort prématurée.

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