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Marie-Claire Séguin

Marie-Claire Séguin

Née en 1952 à Montréal, dans un quartier ouvrier de Pointe-aux-trembles, Marie-Claire Séguin vit son enfance en compagnie de ses deux sœurs et son frère jumeau. Ses premières rencontres avec la musique se font autour d’un piano dont elle fera son univers.

Près de 40 ans de métier maintenant, au début, de 1967 à 1971, elle chante avec son frère jumeau Richard. En duo puis dans un groupe éclair et avant-gardiste, La Nouvelle Frontière, le temps de 2 microsillons et de quelques spectacles. Les Séguin sont venus ensuite pendant 4 ans et 4 microsillons. Ils ont marqué l’industrie artistique du Québec; leurs voix splendides, leurs textes percutants, leur anticonformisme non-violent, contestataire et complètement déroutant. Ils sont devenus les chefs de file de toute une génération québécoise. En 1975, leur 3e album Récolte de rêves, s’inscrit comme un classique du disque au Québec. Les Séguin donnent leur dernier récital au Cinéma Outremont en 1976 et débutent ensuite leurs carrières solos.

En 1978, elle sort un premier album éponyme qui précède un spectacle acclamé unanimement par la critique et le public. Dans la même année, elle enregistre une émission de télévision avec l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction de Neil Chotem. En 1979, paraît un 2e album, une tournée de spectacles au Québec dont le Théâtre St- Denis à Montréal et une tournée avec Catherine Lara en France. Elle a promené son spectacle avec un seul musicien et donné plus de 400 spectacles en 5 ans.

En 1983 et 1984, elle chante au Festival des femmes de Winnipeg, participe aux grands spectacles pour La Journée Internationale des Femmes. En 1984, elle crée le spectacle Du gramophone au laser avec Jean-Pierre Ferland, Louise Portal et Nanette Workman, ensuite repris au Théâtre Arlequin à Montréal, en tournée au Québec et diffusé à Radio-Québec. En janvier 85, elle enregistre un hommage à Félix Leclerc, Rêves à vendre pour les télévisions québécoise et française. On souligne la grande qualité de son interprétation et, à nouveau, on la découvre comme si c’était la première fois. Marie-Claire Séguin est, d’ores et déjà, une des plus belles voix du Québec; on sait maintenant qu’elle est aussi une des plus grandes chanteuses de la Francophonie.

À l’automne 86, son 3e album, Minuit et quart, est chaudement accueilli par la critique et revient ensuite sur scène à Montréal et en tournée. Elle sera aussi sur scène, en septembre 1987, au 1e Festival de la chanson québécoise de St-Malo en France et au Théâtre de la Ville à Paris en février 1988. Au printemps 90, elle nous présente son album, Une femme, une planète, réalisé avec la complicité d’Alain Sauvageau et de Louis Valois. Encore une fois, elle nous livre une oeuvre d’une grande maturité.

Marie-Claire Séguin parcourt le Québec entre 1993-1994 avec son nouveau spectacle Présence qui s’avère une rencontre entre l’artiste, son public, ses musiques, ses mots et ceux des autres qu’elle choisit parce qu’ils lui tombent dans l’oreille ou dans le cœur. Ces prête-mots ont pour noms Félix Leclerc, Anne Sylvestre, Richard Desjardins, Gilles Vigneault… Dans l’intimité, à travers une douce complicité avec le pianiste Paul Klosptock et la violoncelliste Marie-Claude Simard, elle installe entre le public et elle, un dialogue de regards, de tendresse et d’échange. Présenté à Montréal au Théâtre La Licorne, ce spectacle connaît un vif succès; 8 représentations à guichet fermé, 2 séries de supplémentaires au Gesù à guichet fermé, le tout suivi de la sortie de son 5e album, live, enregistré à La Licorne et d’une longue tournée à travers le Québec, les Maritimes, les États-Unis (Boston, Manchester) et en France. Présence prendra l’affiche, pour 170 représentations, dans les salles les plus intimistes aux grandes salles en région. En 1995, elle est nommée Artiste pour la paix 1995, hommage rendu à un artiste qui, par son travail ou son action, contribue à la tolérance et à la paix dans le monde.

Elle amorce, en 1998, une nouvelle période d’écriture qui donnera naissance en février 1999 à un spectacle magnifique …Et Butterfly. Elle y propose, avec brio, un voyage fascinant à travers différents univers féminins. Les commentaires sont unanimes : Marie- Claire Séguin touche droit au cœur et réaffirme son immense talent en tant qu’auteure, compositeure et interprète. L’album et le spectacle …Et Butterfly sont lancés en 1999 et on salue cette œuvre audacieuse et originale. Elle s’installe pendant 13 soirs à Montréal, à la Cinquième salle de la Place des Arts et au Théâtre Espace Go. Elle parcourt ensuite le Québec avec ce spectacle et le présentera deux semaines à Paris, en novembre 2000. En 2003, Marie-Claire Séguin nous revient avec un nouvel album et le spectacle Mille Traversées à Montréal et en tournée au Québec de janvier 2004 à l’été 2005.

Par la suite, pendant une période d’arrêt, propice au changement et au renouveau, elle se retrouve à explorer l’univers de Gilles Vigneault, ces chansons tellement présentes dans sa vie depuis son adolescence. Ce répertoire s’est doucement imposé. En compagnie de son collaborateur, ami et complice Jean-François Martel, ils se sont pris au jeu d’Une Villanelle du temps perdu…pour le plaisir.

De cette aventure émerge, en mars 2008, son nouvel album, J’ai pour toi… Marie-Claire Séguin chante Vigneault. Quatorze titres soigneusement sélectionnés à travers l’immense répertoire, récent et plus ancien, de Gilles Vigneault; Complainte du lendemain, Maintenant, Si les bateaux, Chanson démodée, J’ai pour toi un lac, …

Marie-Claire Séguin nous revient tout en douceur, tout en finesse et tout en beauté, avec les mots de Vigneault. On redécouvre la force de l’auteur et on redécouvre cette grande interprète. Des duos « surprises » nous sont aussi offerts sur ce cd. À l’écoute de l’album, Gilles Vigneault a dit « … Et voici mes chansons chantées par l’une des plus grandes voix de mon pays. Écoutez ça! »

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