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Pierre Mercure

Pierre Mercure

Le 29 janvier 1966, le Canada perd un de ses compositeurs les plus prometteurs lorsque Pierre Mercure, alors âgé de seulement 38 ans, décède dans un accident de la route près d’Avallon, une ville située entre Paris et Dijon. Durant sa brève carrière, il atteindra les échelons supérieurs de la hiérarchie des compositeurs de musique contemporaine au Canada, faisant preuve d’un remarquable potentiel de croissance sans toutefois sacrifier son intégrité artistique. La Cantate pour une joie (1955) pour soprano, choeur et orchestre, demeure une des oeuvres les plus fréquemment jouées de Pierre Mercure. L’Orchestre symphonique de Montréal, la Philharmonie de Calgary et l’Orchestre du Centre national des Arts, entre autres formations, l’ont mise à leurs programmes. Alexander Brott a dirigé l’oeuvre en présence de la reine Elizabeth II lors des Jeux olympiques de Montréal en 1976. En 2015, Boris Brott a judicieusement jumelé la Cantate pour une joie avec la Symphonie no.9 de Beethoven à l’occasion d’un concert de l’Orchestre de chambre McGill.

Une des quatre composantes de la cantate, Dissidence, est composée de trois brèves mélodies sur des poèmes de Gabriel Charpentier ; ce mouvement a été écrit en 1955, alors que le compositeur n’avait que 28 ans. En plus d’être un poète, Charpentier (né en 1925) était un compositeur important et un producteur de théâtre, travaillant aux côtés de Mercure à titre de coordonnateur et de consultant à la programmation musicale de Radio-Canada. La mise en musique des poèmes de Charpentier touche à l’essence de chacun de ces textes, en vertu d’une musique tantôt assurée et impérieuse, tantôt apaisante et rassurante, tantôt exubérante et joyeuse. Considérant son arrangement de Dissidence pour le NEM, le compositeur Jonathan Monro a dit : « Mon objectif était d’honorer les intentions vocales et instrumentales de Mercure, tout en conjurant les couleurs précises et intimes que cet ensemble exceptionnel peut produire. De la fougue contrôlée de Les lions jaunes à la solitude de Psaume en passant par l’extase de Le cri de joie, chacune de ces compositions est un voyage personnel ; je ne peux qu’espérer que chaque détail de mes orchestrations soit tout aussi personnel. »

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